REPUBLIQUE DU NIGER
MINISTERE DES RESSOURCES EN
PROGRAMME DES NATIONS UNIES
EAUX
POUR LE DEVELOPPEMENT
FONDS POUR L'ENVIRONNEMENT MONDIAL
PROJET FEM PDF6B - RAF99G41/A/1G/50 :
« Renversement de la Tendance à la Dégradation des Terres et
des Eaux dans le Bassin du Fleuve Niger »
ANALYSE DIAGNOSTIQUE DU BASSIN DU FLEUVE NIGER
BILAN ET ANALYSE DES ASPECTS HYDRO ­ ENVIRONNEMENTAUX, ECOLOGIQUES
ET SOCIO-ECONOMIQUES DU BASSIN DU FLEUVE NIGER AU NIGER
RAPPORT PROVISOIRE
Ahmed Oumarou
Hydro- Environnementaliste
Juin 2001
Rouscoua B
Socio-économiste
SOMMAIRE
Préambule
Liste des acronymes

Liste des tableaux
Liste des cartes
PARTIE I - DESCRIPTION DE LA SITUATION ACTUELLE
INTRODUCTION
A-
GENERALITES SUR LE NIGER
I-
ASPECTS CLIMATIQUES
II-
RESSOURCES
III-
ASPECTS SOCIO- ÉCONOMIQUES
B- CARACTERISTIQUES DU BASSIN DU FLEUVE NIGER
IV - CARACTÉRISTIQUES CLIMATIQUES
V - DIVERSITÉ BIOLOGIQUE DU BASSIN DU FLEUVE NIGER
5.1 - Ecosystèmes du bassin du fleuve Niger
5.1.1- Ecosystèmes terrestres
5.1.2 - Ecosystèmes quatiques et semi aquatiques
5.1.3 ­ Description des principaux écosystèmes
5.2 ­ Flore du bassin du fleuve
5.3 ­ Faune du bassin du fleuve
VI - HYDROLOGIE ET RESSOURCES EN EAUX DE SURFACE
6.1 ­ Le fleuve Niger
6.2 ­ Les principales ressources en eaux continentales
6.3 ­ les retenues
VII- MORPHOLOGIE ET SEDIMENTATION DU FLEUVE
VIII- RESSOURCES EN EAUX SOUTERRAINES
IX- QUALITE DE L'EAU ET POLLUTION DE L'EAU
C- ASPECTS INSTITUTIONNELS ET JURIDIQUES
X- ASPECTS INSTITUTIONNELS
XI- ASPECTS JURIDIQUES
D- ASPECTS SOCIO-ECONOMIQUES DETAILLES
XII- ASPECTS SOCIAUX
XIII- ASPECTS ECONOMIQUES
PARTIE II - ANALYSE DES DIFFERENTS SECTEURS ECONOMIQUES
XIV- ENERGIE
XV- AGRICULTURE
XVI- ELEVAGE
2

XVII- PECHE ET PISCICULTURE
XVIII- FORESTERIE
XIX- INDUSTRIE MANUFACTURE
XX- TRANSPORT ET COMMUNICATION
XXI- PARCS ET TOURISME
XXII- MINE ET EXPLOITATION
ANNEXES
1. TDR
2. Liste des institutions et personnes interviewés ou repondu aux questionnaires et leurs
structures
3. Liste des cartes et plans
4. Pluviométries et températures des principales stations et ville du bassin du fleuve Niger
5. Indicateurs démographiques du Niger
6. Liste des stations climatiques dans le bassin du fleuve
7. Tableaux des pluviométries, température et hygrométries de quelques stations du bassin
8. Principaux groupes de sols du bassin du Niger
9. Etudes et projets de l'ABN (ABN info, du 01/12/00, file:///C/ABN-INFO)
10. Flore du bassin
3

PREAMBULE
Le projet FEM " Renversement de la Tendance à la Dégradation des Terres et des Eaux dans
le Bassin du Fleuve Niger vise à soutenir les pays membres de l'Autorité du Bassin du Niger
(ABN) dans leurs efforts d'oeuvrer ensemble pour assurer le développement et la gestion
durables des terres et des ressources en eaux du bassin, y compris la protection de son
unique environnement de terres sèches et sa biodiversité.
La première phase (phase 1) du projet est centrée autour de l' Analyse Diagnostique
Transfrontalière (ADT) et l'identification des sites de projets pilotes de démonstration. Ce
travail sera organisé au niveau des cinq pays riverains qui se partagent le cours principal du
fleuve Niger (Niger, Nigeria, Mali, Bénin, Guinée).
Le travail de l'ADT sera basé sur les documents et informations existants, compilés par les
consultants, enrichis par les résultats des discussions entre partenaires et décideurs.
Au Niger, le travail de collecte et analyse des informations a été confié à deux consultants
nationaux de profils socio ­économiste et hydro ­ environnementaliste (TDR, annexe 1).
Conformément aux TDR leur principal travail consiste à faire une description générale et une
analyse de la situation du bassin du fleuve Niger sur la base des informations et documents
existants.
Sur cette base les consultants ont effectué un travail de collecte de données en se basant
d'une part sur la documentation disponible et d'autre part sur les résultats des entretiens. La
démarche adoptée a été la suivante :
· revue bibliographique au sein des centres de documentation existants. Ceci a permis de
compiler les informations et documents nécessaires ;
· des rencontres avec les points focaux, les personnes ressources, les projets
intervenants dans la zone, les acteurs impliqués et intéressés par le développement de la
zone ( voir liste des personnes rencontrées en annexe 2 ) ont été consultés ;
· une visite de terrain a permis de rencontrer les partenaires de terrain, voir de visu
certaines réalités et affiner certains éléments d'analyse.
Tout ceci a permis de donner un caractère participatif au travail.
Les consultants remercient très sincèrement les personnes rencontrées pour leur contribution
aux travaux de la mission qui leur est confiée.
Le présent rapport1 de consultation comprend deux parties principales :
· La première partie tente de faire ressortir une description de la situation actuelle : Cette
partie décrit l'environnement biophysique existant, les aspects juridiques et institutionnels
ainsi que les aspects socio-économiques. Tous ces points ont été décrits sur la base des
données et informations tirées des documentations existantes ou recueillies lors des
visites sur le terrain et/ou lors des discussions et entretiens avec les différents
responsables rencontrés ;

1 Nous notons qu'une importante documentation existe, constituée, entre autres, lors des
travaux dans le cadre des études relatives à l'élaboration de la SNPA/DB, à la Première

Communication sur les Changements Climatiques, au Barrage de Kandadji, au Schéma
Directeur de mise en valeur des ressources en Eaux, aux études Régionales dans le cadre
du PDES, au SIGNER, JALDA et beaucoup d'études thématiques. Tous ces documents sont
une base précieuse et un support pour compléter ce travail et les propositions à venir.
Ces documents seront collectées et mis à la disposition de la coordination du projet
FEM/ABN.
4

· La seconde partie fait une analyse des différents secteurs économiques : Cette partie
concerne l'analyse des activités économiques de la zone d'étude telles qu'elles sont
décrites.
Ces deux parties sont bien entendues complétées par l'introduction et la conclusion qui est
tirée pour l'ensemble du travail.
5

LISTE DES ACRONYMES
ABN : Autorité du Bassin du Fleuve Niger
ADT : Analyse Diagnostique Transfrontalière
CN/PRE :
EX Commission Nationale de Mise en OEuvre du Programme de Relance
Economique
CNEDD :
Conseil National de l'Environnement pour un Développement Durable
CHD :
Centre Hôpitalier Départemental
DSCN :
Direction de la Statistique et des Comptes Nationaux
CSI :
Centre de Santé Intégré
EP :
Effectif de la Population
ENGREF : Ecole Nationale de Génie Rural et des Eaux et Forêts
FEM : Fonds pour l'Environnement Mondial
GES : Gaz à Effet de Serre
HBK : Haut Barrage de Kandadji
HD :
Hôpital de District
MAT/REF : Maternité de Référence
MDSPP/PE : EX Ministère du Développement Social, de la Population, de la Promotion de la
Femme et de la Protection de l'Enfant
MAG/EL :
EX Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage
MP :
Ministère du Plan
MMEI/A :
EX Ministère des Mines de l'Energie, de l'Industrie et de l'Artisanat
MSP :
Ministère de la Santé Publique
MRE : Ministère des Ressources en Eau
MDR : Ministère du Développement
PADER : Projet d'Appui au Développement Rural
PGRN : Programme de Gestion des Ressources Naturelles
PNW : Pac National du W
PNB : Produit National Brut
PURNKO : Projet Utilisation des Ressources Naturelles de Kouré
PUSF : Projet Utilisation des Sols Forestières
RM :
Rapport de Masculinité
RP :
Répartition de la Population
TC :
Taux d'Accroissement Naturel
SIGNER : Système Information Géographique
SNPA/DB : Stratégie Nationale et Plan d'Action/ Diversité Biologique
UICN : Union Mondiale pour la Nature
UNESCO : Organisation des Nations Unies pour la Science et la Culture
Rural
ME/T :
Ministère de l'Equipement et des Transports
ME/LCD
Ministère de l'Environnement et de Lutte Contre la Désertification
MHE :
EX Ministère de l'Hydraulique et de l'Environnement
MRA : Ministère des Ressources Animales
HCBK :
Haut Commissariat au Barrage de Kandadji
HN :
Hôpital National
6

PM :
Premier Ministre
PRN :
Présidence de la République du Niger
Liste des tableaux
Tableau n°1 : Pays concernés par le bassin du fleuve Niger
Tableau n°2 : Populations estimées des zones du bassin du fleuve
Tableau n°3 : Description des zones climatiques du Niger et Bassin
Tableau n°4 : Description sommaire des compartiments
Tableau n°5 :Localisation géographique des compartiments dans le bassin du Niger
Tableau n°6 : Hydrologie moyenne mensuelle du débit journalier du fleuve Niger à Niamey
Tableau n°7 : Localisation géographique des différents écosystèmes de la région de Tillaberi
Tableau n°8 : Localisation géographique des différents écosystèmes de la région de Niamey
Tableau n°9 : Localisation géographique des différents écosystèmes de la région de Dosso
Tableau n°10 : Localisation géographique des différents écosystèmes de la région de Maradi
Tableau n°11 : Localisation géographique des différents écosystèmes de la région de
Tahoua
Tableau n°12 : Localisation géographique des différents écosystèmes de la région d' Agadez
Tableau n°13: Liste des plans d'eau dans la région de Tillaberi
Tableau n°14: Liste des plans d'eau dans la région de Niamey
Tableau n°15: Liste des plans d'eau dans la région de Dosso
Tableau n°16: Liste des plans d'eau dans la région de Maradi
Tableau n°17: Liste des plans d'eau dans la région de Tahoua
Tableau n°18: Liste des plans d'eau dans la région d'Agadez
7

Tableau n°19: Composition floristique des différents compartiments du Bassin
Tableau n°20: Principales espèces de mammifères rencontrées
Tableau n°21: Principales zones d'intérêt cynégétique
Tableau n°22: Principales zones humides
Tableau n°23: Principales ressources en eau continentale
Tableau n°24: retenues d'eau réalisées et sites potentiels du barrage
Tableau n°25: Principales caractéristiques du fleuve Niger et ses affluents
Tableau n°26 : détail du bassin hydrologique du système fluvial régional
8

PARTIE I - DESCRIPTION DE LA SITUATION ACTUELLE
INTRODUCTION
Le fleuve Niger, avec sa longueur de 4.200 km, est le troisième grand fleuve d'Afrique, après
le Nil et le Congo.
Son bassin actif de drainage d'une superficie de 2.000.000 km2 s'étend sur les territoires de
dix (10) pays dont neuf (9) sont regroupés au sein d'une organisation dénommée " Autorité du
Bassin du fleuve Niger " (ABN). L'Algérie n'est pas membre de l'ABN (Tableau n°1).
Plus de 84 millions d'habitants (estimation de 1995) y vivent dans ce bassin, qui reçoit des
précipitations variant de moins de 100 mm à son extrême nord à plus de 1.200 mm au sud.
Ces populations exercent dans leur majorité des activités économiques autour de l'agriculture,
de l'élevage, la pêche et le transport fluvial.
Tableau n°1 : Pays concernés par le bassin du fleuve Niger :
Pays
Guinée
Mali
Côte
Niger
Burkina
Bénin
Nigeria
Cameroun
Tchad
Algérie
d'ivoire
Faso
Superficie en milliers
130
490
20
430
75
45
650
90
10
60
de km2 du bassin
Partie du Bassin
6
25
1
22
4
2
32
4
1
3
dans le pays%
Dans le territoire nigérien, le bassin du fleuve Niger couvre principalement l'ensemble des
régions de Tillabéri (comprenant la Communauté Urbaine de Niamey), soit 9007200 ha, de
Dosso (3100000 ha), de Tahoua (10667700ha) et une partie des régions de Maradi et
Agadez. Cette zone est composée d'une partie active, notamment la vallée du fleuve et ses
principaux affluents et une partie non active.
Dans son ensemble, le bassin du fleuve Niger est fortement tributaire des aléas climatiques et
a été sérieusement touché par les grandes sécheresses notamment celles de 1968 ­ 1973 ;
1982 ­1985 ; 1990-1991 au cours desquelles l'ensemble des Etats membres ont connu de
graves famines. Chaque sécheresse aggrave la désertification. L'accroissement incontrôlé de
la population, les pratiques agricoles inadaptées, le surpâturage, l'érosion des sols et le
déboisement sont au nombre des autres causes de la dégradation de ses terres.
Ainsi donc il est clairement établi que la cause de la dégradation de ses terres relève certes
des conditions climatiques défavorables, mais aussi et surtout d'une cause profonde liée à
l'exploitation irrationnelle des ressources qu'offre l'écologie du bassin.
Les conséquences de cette dégradation de l'environnement du bassin du fleuve se traduisent
par la faiblesse des crues et la sévèreté des étiages, l'ensablement du lit du fleuve et de ses
affluents, la pollution de ses eaux proliférant des maladies d'origine hydrique (malaria,
bilharziose, onchocercose, vers de guinée, choléra, entéro-gastrites...), infestation des cours
d'eau par des végétaux flottants (jacinthe d'eau et laitue), réduction des terres arables et des
espaces pastoraux...
Il est enfin conclu, que ce phénomène de désertification qui menace les ressources du bassin
est né d'un déséquilibre conjoncturel dont on peut inverser les tendances persistantes et
pernicieuses. Le projet FEM, « Renversement de la Tendance à la Dégradation des Terres et
des Eaux dans le Bassin du Fleuve Niger » s'inscrit dans cette dynamique.
Carte du bassin du fleuve Niger au Niger
A. ­ GENERALITES SUR LE NIGER
9

Le Niger est l'un des pays les plus pauvres au monde. Plus de 85% de ses 10 millions
d'habitants vivent dans des zones rurales et ont un très bas niveau de subsistance. Selon les
études réalisées dans le cadre du Rapport National sur le Développement Humain 1999 le
niveau extrêmement bas du développement économique et social est perceptible à travers un
PNB per capita d'environ 90.000 FCFA par an, une espérance de vie inférieure à 48 ans, un
taux d'alphabétisation des adultes de 17% et une mortalité infantile de 123 pour mille.
I.- ASPECTS CLIMATIQUES :
Pays enclavé, le point le plus proche de la mer se trouve à 600 Km. Le territoire couvre une
superficie de 1.267.000 Km2 et s'inscrit entre les longitudes 0° 16' et 16° Est, et les latitudes
11°1' et 23°17' Nord. Les limites septentrionales du pays confinent au tropique nord. Les 3/4
du pays sont désertiques.
Le Niger partage plus de 5.000 Km de frontières communes avec l'Algérie et la Libye au nord,
le Mali et le Burkina-Faso à l'ouest et au Sud-Ouest, le Bénin et le Nigeria au Sud, le Tchad à
l'Est.
Le Niger présente des reliefs généralement peu contrastés sauf au nord du 7 ème parallèle où
le massif de l'Aïr atteint 2020 mètres en son point culminant. Dans l'ensemble, les altitudes
croissent insensiblement du Sud-Ouest au Nord-Est.
Le climat du Niger est du type tropical aride et semi aride. Il se caractérise par deux saisons
principales soit une saison sèche qui dure huit (8) mois et une saison de pluies qui dure
quatre (4 mois). Le pays appartient en effet à l'une des zones les plus chaudes du globe.
On distingue du Sud au Nord du pays trois zones climatiques2 dont :
ÿ une zone soudanienne limitée au Nord par une ligne allant du 15ème degré de latitude à
l'Ouest à un peu moins du 14ème degré à l'Est. C'est la partie du pays la plus arrosée avec
plus de 600 mm d'eau par an;
ÿ une zone sahélienne qui reçoit de 250 à 500 mm par an ; l'humidité diminue vers l'Est et la
végétation est marquée par une steppe à épineux et acacia. C'est une zone favorable à
l'agro-pastoralisme et ;
ÿ enfin une zone saharienne : Elle reçoit de 0 mm à moins de 150 mm par an. C'est une zone
immense à végétation épineuse. C'est une zone à vocation pastorale.
La pluviométrie est caractérisée par une forte variation dans l'espace et dans le temps. Elle
varie de 100 mm en 1 à 2 mois au nord, à 800 mm sur 3 ou 4 mois au sud3.
Depuis plus d'une décennie on relève, une diminution des pluviosités annuelles moyennes se
traduisant par un glissement des isohyètes vers le sud. Ainsi de manière générale, les
précipitations enregistrées sur le territoire national sont caractérisées par une forte
irrégularité à la fois spatiale et temporelle. Cette irrégularité est clairement ressortie de
l'analyse des différents tableaux annexés à ce document.
D'une manière générale les valeurs des températures normales et fluctuent entre 25° et 30°C.
Toutefois, on distingue des maxima supérieurs à 40 degré.
Pendant la saison sèche, la durée d'insolation, la vitesse moyenne du vent et
l'évapotranspiration potentielle sont généralement faibles tandis que l'humidité et la tension de

2 Les détails des caractéristiques de chaque zone sont définit plus loin dans le sous chapitre biodiversité.
3 Les Pluviométries et températures des principales stations du bassin du fleuve sont reportées en annexe
du document.
10

vapeur de l'air, demeurent assez élevées, notamment pendant les mois de juillet et août où les
maxima sont atteints.
Les sols : Les sols sont en général pauvres en éléments nutritifs et en teneur en matières
organiques. La superficie potentiellement cultivable est estimée à 15 millions d'hectares,
représentant moins de 12% de la superficie totale du pays. 80 à 85% des sols cultivables
sont dunaires et seulement 15 à 20% sont des hydromorphes moyennement argileux. Ces
sols peu productifs et fragiles sont très sensibles à l'érosion hydrique et éolienne. La plupart
des sols exploités souffrent d'une carence sévère en phosphates. Le potentiel en terre
irrigable, est estimé à 270 000 hectares, soit 4% de la superficie totale, dont 140 000 hectares
sont situés dans la vallée du fleuve Niger.
II - RESSOURCES :
Au plan des ressources minières, l'espace nigérien recèle plusieurs types de formations
sédimentaires renfermant diverses substances minérales dont le fer, le cuivre, l'argent, le
gypse, les phosphates, le pétrole et aussi des substances énergétiques comme l'uranium et le
charbon que l'on trouve dans les séries de carbonifère.
L'uranium et le charbon font l'objet d'une exploitation et constituent les principales
ressources minières du pays. Leur importance dans l'économie nationale est grande, surtout
en ce qui concerne l'uranium. La production d'uranium, qui fait du Niger le quatrième
producteur mondial, s'était fortement accrue dans la période de 1975 à 1981 où elle a atteint
son niveau le plus élevé. Ces ressources sont localisées dans l'extrême nord du pays.
D'importants indices de pétrole ont été mis en évidence dans le bassin d'Agadem et dans le
Djado. Trois permis de recherche en cours (Bilma, Ténéré et Kafra) permettent de fonder de
sérieux espoirs quant à la découverte éventuelle de nappes susceptibles de déboucher sur
une exploitation rentable. Toutes les recherches sont actuellement menées dans le nord du
pays où les potentialités existent.
Un programme systématique d'exploration de l'or4 a été mis en oeuvre dans le cadre de
concessions à travers l'ensemble du Liptako5 et auquel de nombreuses compagnies
internationales ont participé. Cependant, aucune exploitation minière de grande envergure
commerciale n'est en cours actuellement et même s'il semble clair que des réserves sensibles
existent dans la région du bassin du fleuve, il y a des préoccupations quant au coût
d'extraction et à la relative surabondance sur le marché mondial actuel qui maintient les prix à
de très bas niveaux.
D'après le rapport d'évaluation environnementale réalisée dans le cadre du Barrage de
Kandadji, les pratiques de l'extraction minière et du raffinage dans la région de la Sirba sont
similaires à celles existantes dans d'autres sites dans le monde : non contrôlées, non
ouvragées et généralement peu sûres. Les taux de recouvrement de l'or extrait ont
tendance à être faibles, à raison de 50 % ou moins.
Ceci se fait moyennant dans la plupart des cas des pratiques destructives qui sont
communes à de telles opérations, notamment l'utilisation des produits chimiques toxiques,
particulièrement le mercure et le cyanure et l'utilisation répandue des explosifs.
Toujours d'après l'étude réalisée dans le même cadre, les réserves de Phosphates6 sont
situées à 190 km au Sud-Est de Niamey, entre le Parc National du W et la Réserve de Tamou,
et sont potentiellement les plus importantes en Afrique de l'Ouest. Près de 1 254 millions
tonnes de réserves de phosphate sont identifiées, dont environ 200 millions de tonnes sont
reconnues contenir 23 % de P205. Ces réserves ont fait l'objet de nombreuses études de

4 Les principales réserves en Or sont toutes localisées dans la zone du bassin du fleuve Niger
5 Le Liptako fait partie du bassin du fleuve Niger.
6 Les réserves en Phosphates sont également localisées dans le bassin du fleuve.
11

faisabilité et autres au cours des 70 dernières années, mais leur exploitation a été entravée
par une demande locale négligeable et un accès limité aux marchés de l'exportation.
L'exploitation est aujourd'hui encore plus problématique en raison de l'emplacement
délicat de ces ressources et leur impact potentiellement sévère sur les réserves
naturelles, en particulier le Parc National du W. Des études détaillées de l'impact sur
l'environnement seront nécessaires. Mais dans tous les cas cette exploitation est
préjudiciable à l'existence du Parc et à l'ensemble des ressources naturelles de la zone.
Près de 1 215 tonnes de réserves de Fer7 ont été identifiées à Say, Kollo et Kirtachi. Ces
réserves sont sous forme de concrétions de fer (bouletage) qui peuvent être directement
réduites de manière à générer du fer à 52-54 %. La présence de P205 à une fourchette se
situant entre 1,1 et 1,7 % réduit cependant la qualité du métal produit et rend l'exploitation de la
ressource moins attrayante.
Ressources de la diversité biologique:
Au Niger, l'inventaire des éléments constitutifs de la diversité biologique, lors de l'élaboration
de la SNPA-DB a fait ressortir une grande richesse floristique et faunistique et une grande
variété d'écosystèmes. Mais, il a été constaté une faiblesse notoire de la documentation
disponible en la matière et des insuffisances au niveau même des connaissances et des
ressources humaines qualifiées (SNPA- DB, Evaluation de la DB, 1998).
L'inventaire des ressources naturelles effectué lors de l'élaboration de la SNPA/DB, a fait
ressortir la présence de 3 200 espèces animales parmi lesquelles les insectes occupent la
première place au plan numérique avec 2 021 espèces soit 63 % des espèces ; parmi les
insectes, l'ordre des coléoptères comprend à lui seul 1 112 espèces soit 55 % des espèces,
2 124 espèces végétales, le groupe des Angiospermes qui est le mieux exploré comporte 1
460 espèces, dont 444 de la classe des monocotylédones et 1 016 de la classe des
dicotylédonés. On connaît également 536 espèces d'Algues, ce groupe est dominé par les
cyanophycées, les diatomiphycés et les euchlorophycés (Source : SNPA/DB).
En ce qui concerne les formations forestières il n'existe pas d'inventaire exhaustif. Néanmoins
plusieurs estimations en ont été faites, et on estime que les superficies des forêts naturelles
ont évolué de 16.096.400 en 1970 à 8.000.000 ha en 1999.
Ressources piscicoles:
Le Niger dispose d'un important potentiel piscicole comprenant le fleuve du Niger, ses
affluents et de nombreuses mares permanentes et semi permanentes, soit environ 600.00 ha
(Source, PAN/LCD/GRN, 2000). Ces eaux renferment une grande diversité biologique dont la
plus exploitée est l'ichtyofaune, représentée par 112 espèces. La production piscicole
annuelle est de l'ordre de plusieurs milliers de tonnes de poisson par an.
Tableau n°2 : Evolution de la production piscicole au Niger
Années
1990 1991
1992 1993
1994
1995
1996
1997
1998
Production
3200 3150
2044 2162
2516
3616
4156
6341
7013
(tonne)
Source : Ministère de l'Hydraulique et de l'Environnement ; Direction de la Faune, de la Pêche
et de la Pisciculture.

7 Réserves localisées dans le bassin du fleuve
12

Ressources en eau
Malgré l'aridité de son climat, le Niger recèle d'importantes ressources en eau qui se
subdivisent en eaux de surface et souterraine. Les eaux de surface sont réparties dans deux
grands bassins :
. Le bassin occidental dont les plus importants systèmes hydrographiques sont constitués
du fleuve Niger (seul cours d'eau permanent du pays), des affluents de la rive droite du
fleuve, des Goulbis, du système Ader Doutchi Maggia et des vallées de l'Aïr. Ce système
draine environ 30 milliards de m3 d'eau;
. Le bassin oriental représenté par les cours d'eau à écoulements épisodiques. Il s'agit du
système du lac Tchad dont le principal cours d'eau, la komadougou Yobé, draine en
moyenne 500 106 m3 d'eau.
. les vallées du versant Ouest de l'Aïr (le Telwa) ;
. les vallées de l'Ader-Doutchi (vallée de Keïta, Badaguichiri, Maggia) ;
. le Goulbi N'Maradi.
6
3
A cela, il faut ajouter une vingtaine de barrages totalisant près de 100.10 m d'eau, ainsi que
près de 1000 mares dont 175 permanentes (source: Schéma Directeur de Mise en Valeur et
de Gestion des Ressources en Eau, Octobre. 1997).
Les eaux souterraines, quant à elles, sont de loin les plus importantes. Les principaux
aquifères sont contenus dans les formations sédimentaires du bassin des Iullemendens et du
Niger oriental. A ces aquifères, il faut ajouter ceux du socle cristallin (Damagaram Mounio,
Sud-Maradi, Aïr et Liptako), dont les réserves sont très limitées et l'extension très localisée.
Ainsi, on estime à 2,5 milliards de m3 les ressources en eau souterraines renouvelables,
tandis que les ressources fossiles des aquifères profonds sont évaluées à plus de 2.000
milliards de m3. De ce potentiel, moins de 1% des écoulements de surface est exploité à cause
de son coût de mobilisation très élevé, alors que les eaux souterraines renouvelables sont
exploitées à environ 20% en raison des profondeurs excessives des nappes.
Ressources animales
Le potentiel en élevage comprend outre un important espace pastoral, plus 2.500.000 têtes de
bovins, 3.788.000 ovins, 5.924.000 caprins, 800.000 camelins, 496.000 asens, 91.000 équins
(Source RNDH,1999).
En 1991, l'élevage représentait 12% du PIB. Il se plaçait au deuxième rang ( après l'uranium),
avec un apport estimé à 15 milliards de FCFA. Il était fondé sur un important cheptel de
bovins(2 millions de têtes), de petits ruminants(9,4millions de têtes) et de camelins ( 0,37
millions de têtes). Cependant, la sécheresse de 1984-1985 s'est traduite par une hécatombe
du cheptel national. Si les petits ruminants se sont reconstitués, le cheptel bovin n'est pas
revenu à son niveau initial.
Tableau n°3 : Evolution des effectifs du cheptel 1991à 1998
Espèces
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
Bovins
1801.800 1892500
1909300
1968100
2007300
2047430
2088564
2130335
Ovins
3264.031 3437400
3517700
3678400
3788700
3900990
4019487
4140073
Caprins
5222.292 5492700
5606200
5779600
6074000
6073700
6223998
6411889
13

Camelins
356423
363100
368300
374000
379600
385300
391083
396948
Asins
448.702
466600
475800
485900
506500
515425
516605
526386
Source : DEP/MAG/EL Annuaire statistique de l'agriculture
III - ASPECTS SOCIO-ECONOMIQUES
La population du Niger comporte les caractéristiques suivantes8 :
· une croissance démographique accélérée ;
· un niveau de fécondité élevé ( 7,4 enfant par femme)
· un niveau de mortalité élevé ( taux de mortalité infantile de 123 % et le taux de mortalité
maternel de 6,5%
· une structure assez jeune (49% de la population qui a moins de 15 ans)
· une répartition spatiale inégale (75% de la population vit sur moins de 25% du territoire
national
· une urbanisation rapide de la population (15% de la population vit en milieu urbain en 1988
contre 13% en 1977).
Les principales activités socio ­économiques sont l'agriculture, l'élevage la foresterie et le
commerce et l'artisanat.
· L'agriculture est essentiellement pluviale, à laquelle sont affectées 99% des superficies
cultivées. Selon la FAO(1993), d'importantes superficies de nouvelles terres ( 70.000 à
80.000 ha ) ont été annuellement consacrées aux activités agricoles au détriment de
l'élevage ;
· L'élevage constitue la seconde activité après l'agriculture. Au Niger, l'élevage est la
"seconde mamelle" de l'économie rurale (représentant 35 % du PIB agricole). Cet élevage
est en par ailleurs confronté au problèmes de l'accès aux ressources en eau et aux
pâturages. Plusieurs réflexions ont eu lieu pour promouvoir le développement du secteur.
C'est surtout avec le Plan d'action de Tahoua que les stratégies en matière d'élevage ont
formellement pris en compte les aspects environnementaux et la capacité de charge du
milieu ;
· La foresterie : Les politiques ont évolué vers une stratégie de lutte contre la désertification
et la gestion intégrée des ressources naturelles . C'est dans ce cadre qu'un Plan national
de lutte contre la désertification a été élaboré. Entre 1982 et 1989 , un inventaire des
ressources forestières (à l'exception d'Agadez) a permis d'estimer de manière globale, le
potentiel productif à 16 millions d'hectares (dont 11.600.000 ha de terres forestières
marginales et 440.000 ha de terres forestières aménageables).
B- CARACTERISTIQUES DU BASSIN DU FLEUVE NIGER AU NIGER
Au Niger, la partie active du bassin du fleuve, couvre une superficie de 430.000 km_. La
population du bassin est estimée en l'an 2000 à plus de 2.087.816 habitants (source : HBK).
Dans l'ensemble le taux de croissance est de 3,7%, supérieur à celui du pays tout entier qui
est de 3,3%.
Tableau n°4 : Populations estimées des zones du bassin du fleuve
Régions géographiques
Population
Population
Taux de Croissance
1988
1999
Annuel (%)

8 Se reporter en annexe pour plus de détails sur les indicateurs démographiques.
14

Filingué
285 977
395 523
3,00
Kollo
232 179
412 979
5,40
Ouallam
190 162
254 741
2,70
Say
163 376
275 912
4,90
Téra
295 696
417 738
3,20
Tillabéri
158 202
182 324
1,30
Communauté Urbaine de Niamey
391 569
627 431
4,38
Boboyé
205 923
303 485
3,60
Dogon Doutchi
314 607
468 578
3,70
Dosso
246 472
378 871
4,00
Gaya
164 305
244 717
3,70
Loga
87 588
134 638
4,00
Maradi
-
1900925
0.035
Dakoro
256.992
-
-
Tahoua
239.048
-
0.026
Keita
159.418
-
-
Konni
-
-
-
Illéla
174.821
-
-
Bouza
180.714
-
-
Madaoua
213.686
-
-
Agadez
-
319.191
0.0485
Tchirozérine
128.372
-
-
Source : Annuaire des statistiques, 2000
IV - CARACTERISTIQUES CLIMATIQUES
Le climat de la zone est identique à celui de l'ensemble du pays. Il se caractérise par deux
saisons principales soit une saison sèche qui dure huit (8) mois et une saison de pluies qui
dure quatre (4 mois).
Le bassin du Niger est soumis à l'influence des climats subdésertique, sahélien et tropical.
Ces climats sont caractérisés par une saison de pluies et une saison sèche.

Dans la zone du bassin, les stations climatologiques et les postes pluviométriques sont
relativement bien représentés particulièrement dans la vallée du fleuve et de ses affluents de
la rive droite.
La Liste des stations climatologiques est jointe en annexe 6.
Pluviométrie : La moyenne annuelle des précipitations varie d'environ 100 mm à 600mm et
se caractérise également par une mauvaise répartition dans le temps et dans l'espace.
Les tableaux ci-dessous portant sur la pluviométrie moyenne annuelle au niveau de
quelques stations dans le bassin du fleuve sont joins en annexe n°4 à ce document.
Pluviométrie, températures et hygrométrie à Gaya
Pluviométrie, températures et hygrométrie à Maradi
Pluviométrie, températures et hygrométrie à Niamey
Pluviométrie, températures et hygrométrie à Tahoua
Pluviométrie, températures et hygrométrie à Tillabery
Pluviométrie, températures et hygrométrie à Agadez
Source : Annuaire des Statistiques du Niger
L'analyse des tableaux ci ­ dessus permet de constater que les précipitations se présentent
sous la forme de tornades pouvant avoir des intensités fortes dépassant les 100mm/h.
15

Le nombre de jours de pluies croît du Nord au sud avec le cumul des pluies.
La pluviométrie est également caractérisée par une grande variabilité dans l'espace et dans le
temps, avec une tendance de persistance d'années sèches depuis plus de deux décennies.
Les valeurs moyennes de l'humidité relative varient entre 5 % au nord et 80% à l'extrême sud
de la zone (Gaya).
L'évaporation moyenne annuelle quant à elle varie de 2500 à 4000 mm.
Température :
Les températures moyennes varient entre 16 °C et 43 °C entre les mois le plus froid et le plus
chaud. L'évaporation est très forte et est estimée à 2560 mm par an (source : HBK, 2000).
Zones agro - écologiques et compartiments biogéographiques du bassin:
Les études réalisées dans le cadre de la SNPA/DB, et beaucoup d'autres travaux antérieurs
ont retenu la classification des zones biogéographiques présentes au Niger, en définissant
les trois composantes principales à savoir la composante saharienne, sahélienne et
soudanienne.
Tableau n°5 : Description des zones climatiques du Niger et du bassin du fleuve :
Caractéristiques Niger
% par rapport au % par rapport au
Zones climatiques
pays
bassin du fleuve
Niger au Niger
Elle couvre le sud ouest du pays,
3%
A peu près
notamment les régions de Dosso et de
30% du bassin
Zone soudanienne Tillaberi. C'est la partie la plus arrosée du
du fleuve Niger
pays avec une pluviométrie > 600 mm. Elle
se trouve dans
comporte une végétation composée de
la
savane boisée et de forêt claire à
soudanienne.
prédominance de combrétacées. C'est l'une
Cette partie
des zones les plus habitées du pays.
représente
L'agriculture est convenable pour tous les
cependant la
types de cultures.
partie active.
Elle est située entre les isohyètes 300 - 600
mm. La végétation est composée de steppe
30%
50%
Zone sahélienne
boisée Les activités humaines sont liées à la
production agricole, qui est par ailleurs très
aléatoire, de céréales mil, sorgho, niébé, etc
Elle correspond à la partie nord du pays. La
Zone saharienne
pluviométrie n'est pas garantie et reste
ou désertique
toujours < 200 mm. Le couvert végétal est
67%
20%
presque nul dans l'extrême nord et composé
de brousse éparpillée dans sa partie
australe et composé essentiellement tapis
herbacé. Il n'y a pratiquement pas
d'activités humaines, à l'exception des
éleveurs nomades qui pratiquent la
transhumance.
Source : Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage
L'observation de cette zonation fait ressortir que la plus grande partie de l'espace nigérien est
sans ressources naturelles et la majeure partie est pratiquement inoccupé. La zone
16

soudanienne qui renferment l'essentielle des ressources biologiques connaît par contre une
grande occupation humaine avec la densité la plus élevée du pays. Cette zone comprend par
ailleurs la plus grande partie du bassin actif du fleuve Niger au Niger et qui subit une forte
pression humaine.
Sur la base de la zonation, SAADOU. M9, dans « Eléments constitutifs de la diversité
biologique végétale, SNPA/DB », a retenu 10 compartiments biogéographiques pour l'ensemble
du pays dont 5 compartiments seulement sont caractéristiques de la zone du bassin du fleuve
Niger (carte n°2 des compartiments). Ces compartiments sont ci-dessous décrits.
Tableau n°6 : Description sommaire des compartiments10 :
Zones climatiques
Compartiments
Caractéristiques
A1
La végétation est composée de forêts sèches basses sur
Zone soudanienne
les plateaux latéritiques, de forêt galerie sur les berges des
Dallols, des savanes dans les vallées sèches. La flore est
surtout caractérisée par des combrétacées. Les activités
humaines sont surtout dominées par l'agriculture.
A2
La végétation est également composée de forêt sèche
basse sur les plateaux, de forêts galeries sur les berges
des cours d'eau. La flore est également composée de
combrétacées...
Zone sahélienne
B1
La végétation est composée de fourrés à combretum sur
les plateaux latéritiques latéritiques, de steppes sur
terrasses sablonneuses. La flore est composée des
combrétacées et des acacias. Les activités humaines sont
dominées par l'agriculture.
B2
La végétation est composée de fourré à combretum sur les
plateaux latéritiques et de savnes sur les terrasses
sableuses. Les activités humaines sont caractérisées par
l'agriculture et l'élevage.
C1
La végétation est composée de steppes armées dans les
zones basses, de steppes arbustives sur substrat sableux.
La flore est composée surtout des acacia et du leptadenia.
Les activités humaines sont dominées également par
l'agriculture et l'élevage.
C211
La végétation est composée de steppes armées dans les
Zone saharienne
dépressions et sur les plateaux et de steppes à cenchrus
et aristida. La flore est composée de comnifora africana ;
Polygala irregularis..
C3
La végétation est composée de steppes et la flore
comprend des espèces telles que le Salvadora, le
Comniphora afrina...
D1
La végétation est caractérisée par des steppes. La
composition floristique est le Panicum turgidum, ac.sp...Les
activités humaines sont caractérisées par le pastoralisme.
D2
La végétation comprend des steppes et les activités sont
les cultures de dattier dans les oasis.
Végétation composée de steppes et la flore comprend des
E
espèces comme le Schouwia thebaika, le Panicum....

9 9 Professeur de Biologie Végétale,, Faculté des Sciences Niamey
10 les zones ombrées indiquent que le compartiment appartient au bassin du fleuve
11 C1 est une zone sahélo-saharienne
17

Source : adapté d'après les travaux de SAADOU .M
En ce qui concerne le bassin du fleuve, les différents compartiments correspondent aux
zones géographiques ci-dessous définit dans le tableau.
Tableau n°7: Localisation géographique des compartiments dans le bassin du fleuve :
Compartiment
Localisation géographique :Régions et Départements
Région de Tillaberi : département Say et Kollo
A1
Région de Dosso : Boboye, Gaya et Dosso
Région deTillaberi : Ti, Ouallam, Filingué
B1
Région de Dosso : Loga, Dogon D
Région de Tahoua : Keita, Illé, Konni, Madaoua, Bouza
Région de Tillaberi :Ayorou
C1
Région de Tahoua : Sanam
Région de Tahoua : Tchinta, Abalak, Tassara
C2
Région de Maradi : Dakoro
Région de Agadez : Tchiro
D2
Source : adapté sur la base des travaux de SAADOU .M
Sols : Dans le cadre de l'étude sur le HBK, il a été identifié dans la zone active, six principaux
groupes de sols, chacun comprenant différents types de roches. Les principaux groupes de
sols sont joins en annexe.
Éléments d'hydrologie :
Le bassin du Niger est estimé à 430.000 km2. Les apports en eau les plus significatifs du
bassin du fleuve Niger viennent des affluents suivants :
1) d'abord les affluents dits burkinabés d'orientation presque Ouest Est :
- en aval de Gothèye , la Sirba, le Gouroubi, le Diamangou et la Tapoa dont le régime est
sahélien ;
- en amont de Gothèye, le Goroual, le Dargol dont les régimes sont semi-désertiques.
1) Ensuite les affluents béninois situés plus au sud et d'orientation SSO-NNE :la Mékrou,
l'Alibori et la Sota dont le régime est tropical ou tropical de transition.
Il existe cependant de part et d'autre de son cours d'eau principal une multitude de petits
affluents qui drainent des ruissellements importants pendant la saison des pluies et qui sont
à l'origine de beaucoup de transport de sols.
A cela il faut ajouter les vallées sèches notamment les Dallols Bosso et Maouri et les autres
vallées de la Tarka.
V- DIVERSITE BIOLOGIQUE DU BASSIN DU FLEUVE NIGER
Le Niger a adhéré à la Convention Internationale sur la Diversité Biologique et, à ce titre, avec
l'appui du Fonds Mondial pour l'Environnement (FEM), a élaboré sa Stratégie Nationale et son
Plan d'Action en matière de Diversité Biologique (SNPA/DB) en 1998-1999 et validée en mai
2000. Lors des travaux d'élaboration de la SNPA/DB, il a été réalisé un état des lieux des
éléments constitutifs de la diversité biologique. C'est ainsi qu'il a été fait l'état des lieux des
travaux sur la diversité biologique animale, la diversité biologique végétale ainsi que les
18

différents usages. Les résultats de la présente étude se référeront notamment à ces travaux,
qui du reste seront compilés comme documentation dans le cadre de ce projet.
La Convention sur la Diversité Biologique entrevoit trois niveaux d'organisation des
ressources, à savoir le niveau des écosystèmes, le niveau des espèces et le niveau des
gènes. Le troisième niveau des gènes n'est pas très bien connu dans le contexte actuel au
Niger d'après l'état des lieux des connaissances sur la diversité biologique du Niger,
SNPA/DB, 98). C'est pourquoi dans le cadre de la présente étude, il sera plutôt mis l'accent
sur les deux premiers niveaux ( les écosystèmes et les espèces12). Il est également ressorti
de cette étude qu'au stade actuel les virus, les bactéries, les champignons sont très mal
connus.
Toujours dans le cadre de ces mêmes études il a été ressorti que la zone du bassin du fleuve
est de loin la zone la plus importante en ressources de la biodiversité au niveau de l'ensemble
du pays. Parmi les 127 espèces de mammifères, 500 espèces d'oiseaux et 11 500 espèces
de plantes existantes au Niger, de nombreuses se trouvent dans la région du fleuve dont
certaines sont même endémiques. Ainsi, on dénombre 454 espèces de plantes dans le seul
Parc National du W, 2 750 espèces végétales dans la zone limitrophe du Nigeria dont 900
endémiques. Les gros mammifères se trouvent particulièrement dans la zone du bassin.
5.1- ECOSYSTEMES DU BASSIN DU FLEUVE NIGER AU NIGER
Plusieurs travaux ont eu lieu sur différents écosystèmes du Niger et de la zone du bassin du
fleuve. Pour ce qui est de la zone du bassin des études ont porté sur la vallée du fleuve Niger,
les plateaux latéritiques ou brousses tigrées, les Dallols, les Parcs et Réserves...
5.1.1 - Ecosystèmes terrestres :
Tableau n°8: Localisation géographique des différents écosystèmes ( massifs forestiers)
dans le bassin du Niger
Régions
Noms des
Date de
Superficie Superficie Niveau de dégradation et Observations
forêts
classement
au
actuelle
classeme (ha)
nt (ha)
TILLABERI
Say
-
2460
-
Très dégradée, forte pression humaine
Forêts classées
Guesselbodi
1948
5400
-
Très dégradée, exploitation abusive
Niamey aviati -
255
10
En voie de disparition
Parc du W
1954
220000
220.000
Forte pression
Tera
-
44000
-
Dégradée
Boumba
-
645
-
Dégradée
Faira
1950
8500
-
Dégradée
Total
-
391.260
-
Forêts protéges
Tamou
-
-
-
Tendance dégradée, pression forte
Boyanga
-
12300
-
Très dégradée
Koure
-
116625
-
Dégradée
Hamadide
-
37350
-
Dégradée
Diakindi
-
31015
-
Forte pression
Autres
-
vastes
-
Fortes pressions
plateaux

12 Pour une question de cohérence, nous allons examiné les écosystèmes et les espèces par zone
géographique.
19

Plantation
-
-
-
2.586.55
Il s'agit du total des plantations de 1965
artificielle
4
à 1997
Parc agro
-
-
--
forestiers
NIAMEY CUN
Forêts classées
-
-
-
-
-
Forêts protégées
-
-
-
-
-
Plantation
artificielle
Parc agro
forestier
DOSSO
Forêts classées
Gorou bassoung
1937
10000
9900
100 ha déclassé, occupation illégale
Foga beri
1948
4438
-
surcharge pastorale, occupée
Bana
1955
738
-
coupes abusives et clandestines
Koulou
1948
2060
-
surpâturage et vieillissement
Forêts protégées
Tounga
1960
23862
-
Marigouna bella
1960
43360
-
Rôneraies Dallol
1960
28274
-
Forêts du fakara
1960
104524
-
Plantation
artificielle
Parc agro
Acacia albida
-
-
-
En vieillissement
forestier
Parinari macroph
-
-
-
Vitellaria parado
-
-
-
Bombax costatu
-
-
-
Parkia biglo
-
-
-
Hyphaene thebai -
-
-
MARADI
Forêts classées
Kouroungou
1952
2300
Dan kada
1952
134
Dan madochi
1952
4.4
Kodaga
-
-
2945
Tapkin guiwa
-
-
5820
Dan goulbi
-
-
3290
Forêts protégées
-
Plantation
)
artificielle
Parc agro



100.000

Estimation faites lors du SDAM (1993
forestier
Gommeraies :




-
Intuila

-

-

545

Toutes ces forêts sont très dégradées et
-
Guidan

-

-

252
subissent de multiples pressions
moussa

-

-

188
humaines
-
Matoya

-

-

82
-
Bader





TAHOUA


Forêts classées

Abouboul

1956

72

0

Toutes ces forêts sont très dégradées et


Aboudea

1955

175

31
subissent de multiples pressions

Bangui

1954

3275

0
humaines
20


Damfan

1955

540

156

Karofan

1955

4020

4020

Massouki

1956

80

0

Minao

1955

60

20

Tapkin zaki

1955

1070

123

Tsernaoua

1955

2367

50


Forêts protégées

Forêts de :
-
-
28.000
-
Bas fonds
-
-
178.000
Toutes ces forêts sont très dégradées et
-
Plateaux
-
-
50
subissent de multiples pressions
-
Guieye
humaines.
Total
206050
Plantation
artificielle
Parc agro
forestier
AGADEZ
Forêts classées
Dabaga
1954
1050
18,4
Dégradation extrême, en voie de
Kerbougou
-
25000
disparition
Forêts protégées
-
-
-
-
-
Plantation
artificielle
Parc agro
forestier
Total
Source : PAN/LCD/GRN
5.1.2- Ecosystèmes aquatiques et semi aquatiques
1- La vallée du fleuve Niger

- Voir ci-dessous


2- Les autres plans d'eau : voir annexe
Tableau n°9: Liste des plans d'eau dans la zone du bassin du fleuve Niger (annexe)
5.1.3- Description de quelques écosystèmes les plus importants du bassin du
fleuve Niger.

· Parc national du W du Niger :
Le parc national du W, le seul parc que compte le Niger, jouit aussi d'un statut de réserve
naturelle intégrale. Le parc national du W renferme à lui seul, environ 70% de la diversité
biologique du Niger.
Le statut du Parc National du W du Niger date de 1954 et correspond à la catégorie II de l'UICN.
Il se trouve à 150 km au sud-ouest de Niamey. Il couvre une superficie de 220.000 hectares (
auxquelles s'ajoute la réserve de faune de Tamou). Le Parc National du W du Niger est situé
selon Poché (1975), dans la zone transitoire entre la savane soudanienne( caractérisée par
une dominance de la famille de combretaceae) et la zone boisée guinéenne en raison
d'espèces comme Afzelia africana, Burkea africana ou Isoberlinia doka.
Le Parc National du W renferme une grande diversité aussi bien floristique que faunique.
Ainsi, on distingue de point de vue végétation : des galeries forestières à feuillage caduc
21

caractérisées par des espèces comme : Anogeissus leocarpus, Pterocarpus erinaceus,
Diospyros mespiliformis, tamarindus indica, Danelia olivieri, des semi-sempervirentes
caractérisées par des espèces comme : Poupartia birrea, Crateva religiosa, Vitex
chysocarpus, Acacia ataxacantha et des galéries sempervirentes caractérisées par des
espèces comme : Diospiros mespiliformis, Kigelia africana, Anogeissus leocarpus, Danelia
oliviera, Khaya senegalensis, Mytragina inermis, Cola laurifolia, Borassus aethiopicus,
Nauclea latifolia; pour les formations boisées on note la présence de bois à combretacées,
bois à Terminalia, bois Combretum-Detarium et des bois Combretum-Balanites ; les formations
buissonnantes sont représentées principalement par les Combretum micranthum, C. nigricans,
Dicrostachys glomerata et Guiera senegalensis ; ensuite viennent les formations herbacées.
La faune quant à elle, est représentative du biome soudanien dont le Parc constitue la limite
septentrionale. La faune n'a jamais fait l'objet d'une étude systématique. Elle a été suivie par
des volontaires du corps de la paix ( Etats-Unis) associés au Parc National du W du Niger
depuis 1969 ( Poché, Grettenberger, Koster, Meercklein, etc). des indicateurs
complémentaires apparaissent dans les rapports des conservateurs (1986) ou dans des
mémoires (souleymane Ediguini, 1987).
Toute fois elle renferme une grande diversité allant des invertébrés, l'Ichtyofaune, les
Amphibiens, les Reptiles, l'Avifaune et les mammifères( cf liste des espèces rencontrées au
Parc National du W du Niger).
Le Parc est classé Réserve de Biosphère, Patrimoine Mondial et site Ramsar.
Cependant le Parc est soumis à de nombreuses difficultés dont les plus importantes sont :
- le braconnage ;
- le pâturage illégal ;
- les feux de brousse
- les perspectives d'exploitation des gisements de phosphate dont il renferme ;
- l'empiétement agricole
- les menaces liées à la construction de barrages : Gambou et Jonjonga ;
Le Parc bénéficie des appuis de la communauté internationale notamment l'UE , l'UNESCO...
Plusieurs travaux sur les ressources du Parc et les Réserves contiguës ont été réalisés des
quels on peut retenir ceux commis par l'UNESCO ( Michel Leberre, ENGREF, du projet
KFW, étude de faisabilité du projet régional...)
· Les Réserves
Réserve de Faune de Tamou
Le statut de cette réserve date de 1962. Cette aire occupe 77.740 hectares, dans l'extrême
sud-ouest du pays. Le statut de cette dernière correspond à la catégorie IV de l'UICN. Elle
constitue une zone tampon pour le Parc National du W du Niger. Elle renferme aussi
d'importantes diversités biologiques. Cette réserve est par ailleurs soumise à de fortes
pressions humaines notamment par l'installation anarchique des villages, des champs et des
défrichements incontrôlés.
Réserve de Faune de Dosso
Son statut date aussi de 1962. Elle couvre une superficie de 306.000 hectares, dans le sud-
ouest du pays. Elle a un statut qui correspond à celui de la catégorie IV de l'UICN. Elle joue
aussi le rôle de zone tampon pour le Parc du W du Niger. Cette réserve est également très
occupée par l'homme et diverses activités et une surexploitation menace ses réssources.
Réserve de Faune de Gadabédji( et forêt classée) :
22

Son statut date de 1962. Cette aire occupe 76.000 hectares, dans le centre du pays. Le statut
de cette aire correspond à la catégorie IV de l'UICN. Cette réserve regorge d'importantes
ressources aussi bien fauniques que floristiques.
Le bassin du Niger compte actuellement quatre aires protégées. Cependant, il existe des
projets de création d'autres aires protégées parmi lesquels on peut citer :
ÿ Département de Tillaberi : la zone de Goroubi-Sirba ; la zone d'ayorou ; la zone d'In
Ates ; ces régions renferment d'importantes ressources forestières et fauniques ( les
buffles, les antilopes, oiseaux aquatiques, les crocodiles, ..,etc).

ÿ Département de Dosso : Nord Boboye en vue de renforcer la protection des girafes de
l'ouest africain;

ÿ Département de Tahoua : la zone d'Abalak-Mayata ; la zone de Tilia-Tassara ; Mares
de Tabalak, Kao, Dan Doutchi ; ces région abritent des espèces fauniques( gazelles,
outardes, singes et une diversité aviaire).

ÿ Département d'Agadez : une partie de la zone de Tadress qui est à cheval entre les
départements de Tahoua, Maradi, Agadez et Zinder.
· Vallée du fleuve Niger :
Cette zone comprenant la vallée du fleuve Niger et ses affluents est également l'une des
régions les plus favorisés du Niger en ressources naturelles. Cette région est également riche
en forêts naturelles et en zones humides qui sont classées sites Ramsar.
Elle héberge une importante population d'oiseaux migrateurs, la population des hippopotames,
les lamantins, les crocodiles...
Cependant cette zone est menacée par diverses exploitations notamment par les agricoles
notamment à travers les AHA.
D'importants travaux ont été réalisés dans le cadre du Haut barrage de Kandadji, des
AHA....
· Les dallols :
Les dallols sont des anciens fleuves fossilisés. La nappe phréatique est superficielle.
Elle offre beaucoup de potentialités de cultures maraîchères. Plusieurs projets ont intervenu
dans les zone des Dallols en vue d'améliorer la gestion des ressources naturelles. On retient
de ces interventions celles du projet GAO dont l'objectif est d'améliorer la couverture arborée
en Gao, celles du projet CECI, du PGRN, du PURNKO, du PADER...
· Les rôneraies du Dallol Maouri et du fleuve :
Situées à cheval entre les Arrondissements de Gaya et de Dosso, les rôneraies du Dallol
Maouri et du fleuve Niger constituent un écosystème d'environ 30.000 hectares regorgeant
d'énormes potentialités agro-sylvo-pastorales. En effet, ces rôneraies renferment :
v Des terres de qualité relativement bonne, offrant ainsi de très bonnes possibilités
agricoles ;
v D'importantes ressources fourragères ;
v Des zones humides offrant d'importantes possibilités pastorales, agricoles et halieutiques ;
v Et en fin et surtout, des ressources forestières, particulièrement le rônier, `'cet arbre
providence'', qualifié à juste titre ( au regard de ses multiples usages) par les populations
de `'mère nourricière''. En effet, le rônier est utilisé dans :
- l'alimentation humaine sous diverses formes ( fruits mûrs, colchini, miritchi...), l'alimentation
du bétail ( fleurs mâles) ;
- l'artisanat ( confection des meubles) ;
23

- la médecine traditionnelle ;
- l'habitat à travers les lattes et les feuilles mortes, etc.
Aussi, il faut noter que cette rôneraie constitue la meilleure formation au plan national et l'une
des plus importantes dans la sous régions.
Pour toutes ces raisons, cet écosystème a bénéficié de beaucoup d'attention de la part de
l'Etat et ses partenaires au développement. C'est ainsi qu'à partir de 1978, à la demande de la
population riveraine, a démarré le projet d'Aménagement et de reconstitution de la rôneraie du
Dallol Maouri sur financement FAC/FNI.
A ce premier projet a succédé le Projet Aménagement de la Rôneraie du Dallol Maouri (
PARDM) initié en 1980 et exécuté à partir de 1981, en trois phases sur financement de la
coopération suisse.
Phase I : 1981-1984 ;
Phase II : 1984-1987 ;
Phase III : 1987-1991.
Après ces treize années exercice, un bilan a été fait et les conclusions étant positives, il était
convenu de consolider les acquis. C'est dans ce contexte qu'on vu le jour en 1993 la phase
intérimaire, puis de 1994 à 1995, la phase test du Programme d'Appui aux Initiatives Locales
de Gestion des Rôneraies ( PAIGLR) dont les actions ont permis de lancer les bases réelles
d'une responsabilisation des populations environnantes dans la gestion durable des
ressources de leurs terroirs. Ensuite c'est le Programme d'Actions au Développement Local (
PADEL) qui entrain de continuer l'oeuvre du PAIGLR.
Les rôneraies du dallol maouri........
· Forêt de Gorou Bassounga :
· Les brousses tigrées
Forêt classée de Tera :
Forêt de Guesselbodi :
Toutes ces forêts à composition essentielle de combrétacées sont sérieusement menacées
par les exploitations à but d'extension de champ, de bois de feu. La plupart sont localisées
dans le bassin d'approvisionnement du bois de la ville de Niamey.
· Rantches :
La zone du bassin du fleuve renferme deux ranches dont le plus grand ranches de Ekrafane
le ranches de Ibécetane.
· Les mares :
(a) Kokorou Namga


Située à 40 km au nord est de la ville de Tera, aux longitudes 00°55'33'' ­ 14°12 `30'', cette
mare a une superficie de 1200 ha en hautes eaux et une profondeur de 0,5 à 1,5 m.

C'est une mare permanente qui héberge une importante diversité biologique composée d'une
avifaune dense, d'une flore aquatique diversifiée et une ichtyofaune représentée par le
Protecterus annecens.

Cette mare est exploitée par la population riveraine à travers les cultures maraîchères, la
pêche, l'élevage et les usages domestiques.


Du point de vue diversité biologique, la végétation est composée de Balanites aegyptica,
Acacia albida, Ac, sp, des espèces aquatiques comme le Cynodon dacylon,Vitiveria nigritana,
Typha australis, Nymphaea lotus,..la faune sauvage est composée de l'ichtyofaune
notamment le Protopterus annectens, Clarias niloticus et le Tilapia nilotica et par l'avifaune
24

composée de Dendrocygna viduata, Dendrocygna bicolor, Perphyrio perphyrio, Gallinula
chloropus, Plectroptenus gambensis, Tringa ochropus, ...etc.

Il a été récencé plusieurs milliers d'indidivus au cours de ces dernières années.


Cette mare est classé site RAMSAR et le GEF à travers le WWF Danemark vient de manifester
son intérêt pour le financement d' PDFB à partie de la fin 2001.

(b) Mare de Albarkayzé
Situé dans l'arrondissement de Gaya, à 5km de la ville de Gaya, le complexe de mares
Albarkaîzé est composé d'un chapelet de 6 mares totalisant 27 ha et 40 ha aux périodes de
hautes eaux.
Il est composé d'un complexe de 6 mares permanentes, riches en ressources halieutiques,
fauniques (oiseaux d'eau principalement), fougères. Ce complexe est utilisé aussi bien pour la
pêche, les cultures maraîchères que pour l'élevage.
En ce qui concerne la diversité biologique, plus de 29 espèces d'oiseaux ont été recensées
dont 13 paléarticques et 16 afrotropicales. En 1999, il a été dénombré 28.406 oiseaux
appartenant à 14 espèces.
Ce site est menacé par l'ensablement, le surpâturage, l'envahissement par la jacinthe d'eau, la
chasse illégale des oiseaux et la turbidité.
Le complexe est aussi classé site RAMSAR compte tenu de l'importance de ses ressources
naturelles au plan mondial.
Principales zones d'intérêt cynégétique du bassin
PNW : 220.000 ha
RTFT :77760ha
RPFD : 306.500 ha
RF de Gadabédji : 76.000 ha
ZC d'Ayorou : 210.000 ha
ZC nord Tahoua : 2.800.000 ha (10% de cette zone au moins est incluse)
Zone Chasse de Sirba :420.000 ha
Soit au total : 1.590.260 ha
Commentaire sur les écosystèmes :
D'après l' étude réalisée dans le cadre de la SNPA/DB , la plupart des écosystèmes nigériens
sont fragiles et vulnérables. Ils sont menacés par la sécheresse, la désertification et la
pression humaine entraînant de jour en jour une érosion spécifique et génétique, une perte de
capacité de production et de régénération. Ces facteurs ont contribué à réduire de manière
drastique les habitats de certaines espèces (hippopotame, girafe, addax , lamantin).
Ces espèces vivent aujourd'hui une forte compétition inégale et sont condamnées à la
disparition, si des mesures urgentes ne sont pas prises.
Malgré tout on constate que la zone de la vallée et du bassin du fleuve Niger regorge
d'importantes ressources. Ces ressources sont cependant sérieusement menacées et des
mesures urgentes sont nécessaires pour les sauvegarder.
5.2- FLORE ET VEGETATION DU BASSIN DU FLEUVE NIGER AU NIGER
Au Niger, l'absence d'études exhaustives et récentes de la végétation ne permet pas de
donner une situation exacte du couvert végétal. En effet, il n'existe pas de statistiques fiables,
le couvert végétal a aussi subi une dégradation poussée ces dernières années.
Dans le cadre des études relatives à l'élaboration de la SNPA/DB, un état de lieu des
connaissances de la flore vient d'être réalisé.
25

Il ressort de ces travaux qu'il n'existe aucun inventaire récent et exhaustif à l'échelle nationale
des formations forestières ou des ressources en biomasse du Niger. Le pays ne dispose ni
de carte de ressources forestière ni celle de biomasse. La première tentative (et la seule) est
celle du PUSF en 1981/86.
En ce qui concerne la composition de la végétation, il ressort des caractéristiques des
différents compartiments, établis sur la base des travaux de SAADOU les résultats du
tableau suivant :
Tableau n°10 : Composition floristique des différents compartiments du bassin fleuve Niger :
Zone agro écologique et
Végétation
Composition floristique
compartiment
Zone soudanienne
la végétation avec une strate
herbacée plus continue ou
Voir annexe
Compartiment A1
non. La végétation est
constituée par des
combretacées et par la
présence de certaines
espèces utiles comme le
karité
Zone sahélienne
la végétation st de type
Compartiment B1
steppique passant par des
Idem
Compartiment C1
formations contractées ou
arbustives claires à des types
plus diffus et arborés au sud
Zone saharienne
la végétation est une steppe
Idem
Compartiment C2
discontinue dans des
Compartiment D2
pressions
Utilisation des Principales espèces forestières de valeur ans le bassin du fleuve :
Utilisation pour la pharmacopée
Utilisation pour l'agriculture
Utilisation pour le pâturage
Utilisation comme bois d'oeuvre et de service
Utilisation comme bois de feu
Le détail de toutes ces utilisations est établi par Garba Mounkaila13 dans utilisation de la
diversité biologique et faunique du Niger, cadre travaux réalisés SNPA/DB
D'après le rapport sur la SNPA.DB, au plan alimentaire, les populations tirent une bonne part de
leur alimentation des feuilles, fruits et autres sous-produits de la forêt. En période de grave crise
alimentaire, les populations font usage des produits et sous-produits forestiers, comme base ou
complément alimentaire. Malheureusement, les pratiques d'exploitation des ressources sont
souvent peu rationnelles et néfastes à la pérennité des ressources.
Selon l'OMS, 80 % de la population nigérienne a recours à la pharmacopée traditionnelle.
Les ressources forestières participent pour 25% dans la ration alimentaire des ruminants et
procurent près du tiers des revenus extra-agricoles en milieu rural(source: stratégie
environnementale, bilan et perspectives, 1995).
Ces différents usages ne sont malheureusement pas sans conséquence sur la pérennité des
ressources forestières et biologiques de façon générale. En effet, on estime entre 70 000 et 80
000 ha les superficies qui sont soustraites des forêts chaque année, sous l'effet combiné des
facteurs climatiques, des coupes incontrôlées (bois-énergie), de l'expansion des cultures et du
surpâturage. Le bois représente la plus importante source énergétique du Niger; la consommation

13 G.Mounkaila est professeur à l'Université AMN
26

nationale est estimée à 2 millions de tonnes par an, dont environ 300 000 tonnes représentent la
demande urbaine (Source : Projet Energie II). La dégradation des ressources forestières a aussi
une incidence directe sur l'état de la faune sauvage, dans la mesure où ces formations servent
également d'habitat. Par ailleurs, la survivance des mauvaises pratiques agricoles, menacent
aujourd'hui la plus part des écosystèmes.
Source : SNPA/DB,1998.
5.3- FAUNE DU BASSIN DU FLEUVE NIGER AU NIGER
Les divers étages bioclimatiques et les écosystèmes du Niger abritent une faune riche et
très diversifiée. Jusqu'à présent, seuls les vertébrés et particulièrement les mammifères ont
retenu l'attention des scientifiques (source : SNPA/DB).
Les connaissances restent limitées pour la plupart des espèces animales (mammifères,
oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, invertébrés, etc.) ainsi que pour les habitats
naturels. Cette faune comprend des espèces du domaine désertique, saharien, sahélien et
soudanien. Le début des études y relatives remonte aux années 1905 et 1907 avec les
travaux de Fourreaux et Chudeau. A celles-ci, il faut ajouter les travaux de mémoire, de
thèses et de stages faits par des chercheurs et des étudiants.
Suite à l'occupation anarchique de leur habitat par l'agriculture, l'élevage et l'urbanisation,
la plupart des espèces se sont réfugiées dans les aires protégées, dans les ranchs et dans
les milieux difficiles d'accès. Malgré cette situation, la faune a continué à faire l'objet de
convoitise et de prélèvements abusifs, au mépris des texte législatifs et réglementaires et
des populations rurales qui sont pourtant les plus nécessiteuses.
La réduction des surfaces des zones humides, habitats préférentiels de nombreux oiseaux et de
certains mammifères rares (lamantins, hippopotames), ainsi que les activités humaines, entraînent
un changement dans le comportement des espèces migratrices .
Source : SNPA/DB ; 1998
Malgré tout le bassin du fleuve abrite une importante faune que l'on retrouve au niveau des
différents écosystèmes qui le constituent.
Faune terrestre :
Mammifères
Tableau n°11 : Principales espèces de mammifères rencontrées dans le bassin du fleuve
Niger et leur statut

Espèces rencontrées
Girafes
Girafa camelo pardalis
Lions
Léo panthera
Buffles
Censierus caffa
Gazelles
Gazelle dorcas-G rufifron
Hippopotame
Hippopotamus amphibius
Céphalophe de grin
Sylvicapra grinia
Chacals
Canis zerda
Genettes
Geneta geneta
Singes pathas
Erythrocebus pathas
Cyrocéphale(babouin)
Papio de guera
Phacochères
Pharcotaerus ethiopicus
Lamantin
Trichechus senegalensis
Chat sauvage
---
27

Rat noir
Rattus rattus
Rat roussard
Arvicanthis niloticus
Rat à mammelles mutiples
Mastomys erythroleucus
L'agouti
Tryonomys swinderianus
Noms scientifiques
Gazella dorcas
Gazella rufifrons
Canis zerda
Fennecus zerda
Mellivora capensis
Lepus capensis
Xerus erythropus
Hystrix sp
Eurithrocebus pattas
Numida meleagris
Eupabotis
Ardeotis arabs
Varanus nilotica
Varanus sp
Source : Bilan Diagnostic Environnemental des régions.
Faune aquatique n°12: Principales espèces rencontrées
Espèces
Lates niloticus
Distichodus spp
Hyperopisus occidentalis
Syndontis schall
Mormyrops spp
Clarias gariepinus
Hemisynodontis membranaceus
Labeo senegalensis
Auchenoglanis spp
Labeo coubie
Bagrus bayad
Oreochromis niloticus
Hydrocynus spp
Chrysichtchys spp
Mormyrus rume
Sarotherodon galilaeus
Bagrus docmak
Autres espèces
Avifaune ( Les oiseaux)14 :
Ils sont présents sur l'ensemble de la zone. On les rencontre aussi bien sur les plateaux,
autour des points d'eau que dans les zones agricoles. Les espèces dominantes sont :
ÿ la famille des Colombidae ;


14 La liste des espèces parsite est jointe en annexe
28

ÿ la famille des Phasiandae ;

ÿ la famille des Arideidae.
L'avifaune du bassin du Niger est très abondante et variée. Elle est représentée par une
majorité d'espèces résidentes et des migrateurs Paléartiques. Sur plus 600 espèces
identifiées, la région du Parc National du W en héberge plus de 315.
Certaines espèces comme le grand calao d'Abyssinie, le Marabout, le Pélican blanc, les
aigrettes et le jabirou méritent une attention toute particulière puisqu'elles participent au
maintien de l'équilibre écologique, indispensable à la bonne marche des activités agro-
pastorales.
Les insectes du bassin du Niger :
Ils sont présents au niveau des différentes localités que couvre le bassin du Niger, on a :
v les Lépidoptères :
- Loxostège masslis : tisseuse de graminées ;
- Acigona ignefusalis : Borer des tiges du mil ;
- Sesamia calamistis : borer rose ou noctuelle du maïs ;
- Raghuva albipumetella : mineuse de l'épi ;
- Amsacta moloneyi : chenille poilue de l'arachide ;
- Heliosthis armigera : noctuelle de la tomate ;
- Spodoptera SPP : legionnaires ;
- Maruca testulalis : chenille de pédoncules et gousses ou foreuses de gousses ;
v Ortoptères :
- Oedaleus senegalensis : criquet sénégal ;
- Hicroglyphus daganensis : criquet du riz ;
- Schistocerca gregaria : criquet pèlerin ;
- Kraussaria angulifera ;
- Anacridium m.m ;
- Acrotylus sp ;
- Ailopus S ;
v Coleoptères :
- Lema planifrons : criocère du mil ;
- Rhinyptia infusta : petit hanneton de l'épi ;
- Anomala plebeja : petit hanneton de l'épi ;
- Pachnoda interrupta : cetoine noir et rouge ;
- Mylabris SPP : mylebres ou cantharides ;
- Decapotoma affinis : mylabre de l'arachide ;
- Bruches ;
v Hétéroptères :
- Dysdercus volkeri : puneuse rouge du mil ;
- Anaplocnemis curvips : puneuse noire des gousses
- Acanthomia : puneuse du niébé
v Diptères :
- Conturinia sorghicola cecidomyie du sorgho ;
- Orselia oryzivora ;
29

- Diospsis apicalis ;
- Chlorops SP ;
v Homoptères :
- Poopilus costalis : cecidomyie du sorgho ;
- Cicadulina SPP : cecadelles vecterus des viroses du maïs ;
- Aphis ceraccivora : puceron de l'Arachide ;
- Tassides ;
v Thyranoptères :
- Megalurothrips sjostedti : thrips des fleurs ;
v Dermaptères :
- Forficula senegalensis : forficule de mil
v Acariens :
- Tetranychus SPP ;
- Oligonychus SPP ;
v Nématodes :
- aphelenchoïdes bessyi ;
- Dytilenchus augustus ;
- Spinicandata ;
- Tylenchorhynchus ;
- Helicotylenchus.
Synthèse sur la faune du bassin :
Une importante faune existe dans le bassin du Niger. Cependant cette faune est soumise à
des pressions multiples et multiformes. On retient :
- A l'instar de la faune de l'ensemble du pays, seuls les vertébrés sont connus et
particulièrement les grands mammifères ;
- plusieurs espèces ont disparu ou menacé ;
- diverses contraintes dont le braconnage ;
- perte des habitats
- pollution des eaux
- jacinthe d'eau et autre espèces flottantes
-
VI- HYDROLOGIE ET RESSOURCES EN EAUX DE SURFACE
Documents de base : Schéma Directeur de mise en valeur des RE, HBK, SIGNER, Rapport
FEM ; 1995
Description des principaux cours d'eau de surface :
6.1-
Le fleuve Niger et ses affluents
Le fleuve Niger est le seul cours d'eau permanent du Niger Long de 4.200 km, il prend sa
source en Guinée Conakry, traverse le Mali, la République du Niger (sur 550 km de son cours,
soit 13% de la longueur totale) , une partie du Bénin et le Nigeria, avant de se jeter dans le
Golfe de Guinée.
30

En outre, le fleuve Niger reçoit des apports des affluents de la Rive droite et des koris de la
rive gauche. Totalement tributaires des pluies locales, ces cours d'eau saisonniers charrient
d'importantes quantités d'eau. Les maxima sont enregistrés au mois d'Août tandis que les
tarissements interviennent dès le mois de Septembre. Les affluents de la rive droite
présentent des écoulements plus importants que ceux de la rive gauche .
Tableau n°13 : Hydrologie moyenne mensuelle du débit journalier du fleuve Niger à Niamey
Unité : m3 par seconde
ANNEE
JAN.
FEV.
MARS
AVRIL
MAI
JUIN
JUIL.
AOUT
SEPT.
OCT.
NOV.
DEC.
1983
1009
429
135
53
13
35
53
505
857
1071
1236
1211
1984
694
266
101
36
12
21
11
282
779
1136
1057
897
1985 (1)
466
174
68
17
-
-
-
477
1192
1198
1364
1470
1986
974
354
106
35
19
11
70
387
720
983
1217
1227
1986
797
310
104
49
29
18
72
288
691
995
1037
1150
1988
726
265
91
43
28
37
187
1096
1457
1258
1390
1410
1989
845
306
114
43
20
8
125
660
948
1040
1190
1220
1990
777
296
106
39
12
14
76
455
996
1100
1230
1200
1991
697
298
119
53
69
140
91
741
1220
1130
1290
1370
1992
1040
438
178
74
51
62
160
195
1190
1130
1290
1320
1993
879
381
140
53
27
25
108
475
970
1150
1280
1290
1994
974
447
170
64
40
63
182
1450
1640
1480
1600
1740
1995
1930
1840
1200
405
156
122
240
612
1060
1260
1540
1820
1996
1860
1350
517
194
102
101
198
553
1120
1330
1460
1650
1997
1590
934
338
108
40
48
182
767
1160
1250
1460
1620
Sources : Annuaire statistique, janvier 2000
6.2- Principales ressources en eau continentales du bassin du fleuve Niger
Tableau n°14: Principales ressources en eau continentales du bassin du fleuve Niger
Région
Cours d'eau
Superficie Mares
Retenues
(a)
(b)
Permanen Semi
te
permanente
Tillaberi
340
6300
2000
-
Dosso
210
30000 416
15
-
Tahoua
4695
2029
24000
Maradi
800
-
-
Agadez
Total
710
93600 6068
4704
24000
Source : Annuaire des statistiques du Niger, 2000
(a) : longueur en km
(b) : superficie en km2
31

6.3- Retenues :
Tableau n°14: Retenues d'eau réalisées et sites de barrages potentiels identifiés sur les
affluents du fleuve Niger
Emplacement
Cours d'eau
Capacité (million de m3)
Etat de l'ouvrage
Barrage de Téra
Dargol
21
Bon Etat
Barrage de Theim
Kori Famalé
21
Passable
Barrage de Tapoa
Tapoa
0,025
Bon Etat
Kodokwara
Dargol
50
Larba Kwarezenou
Sirba
50
Diongore
Goroubi
50
Camp de Chasse
Tapoa
8,5
Dyodyonga
Mékrou
935
Source : DRE/MHE, 1990, HBK
VII- MORPHOLOGIE ET SEDIMENTATION DU FLEUVE
Le fleuve Niger ne reçoit d'affluents actifs que sur sa rive droite. Il s'agit du Goroua, du
Dargol, de la Sirba, du Goroubi, du Dyamangou , de la Tapoa et de la Mékrou.
Son lit repose sur les granites du liptako de la frontière jusqu'aux environs de Gothèye, puis
peu à peu, sur les dépôts du continental terminal qui dissimule le socle décomposé, enfin de
kirtachi à Gaya sur des grès et quartzites voltaiens.
Il traverse un plateau entre les cotes 220 et 150 m et la pente moyenne de son lit varie de la
manière suivante : (i) de Firgoun à Tillabéri, 27 cm/km ;(ii) de Tillabéri à Niamey, 16cm/km ;
(iii)de Niamey à Gaya, 7 cm/km.
Il comporte deux zones d'inondation de faible importance en amont et en aval de Gothèye,
longues respectivement de 12 et 5 km avec moins d'un km de large.
Les zones d'inondation occupent au total 63.000 km2. La pluviométrie est comprise entre
150mm/an au nord et 800mmdans l'extrême sud du bassin. à son entrée du Niger et 800 mm
par an à la sortie.
Après avoir décrit le W, de Boumba à Gaya, il devient peu profond. En aval de Gaya, il
présente la plus grande zone d'inondation de 13 km de large sur une trentaine de km, à la
confluence du Dallol Maouri/Foga.
Tableau n°15 : Les principales caractéristiques du fleuve Niger et de ses affluents sont
résumées comme suit :

Cours d'eau
Superficie du Bassin Volume moyen
Q max absolu (m3/s)
Autres
versant (km2)
annuel (106m3)
Niger
700.000
30.000
2.365 (à Niamey)
550 km au Niger
Gorouol
44.850
220
311
Dargol
5.490
160
142 km au Niger
Sirba
38.750
680
491 (à G. Kourou)
100 km au Niger
Goroubi
7.630
160
210 km au Niger
Diamangou
1.206
100
50 km au Niger
32

Tapoa
40
42 km au Niger
1.070
Mékrou
10.500
800
440 (à Barou)
Rivière
Station
Sup. du bassin
Volume moyen
Débit max absolu
versant (km2)
annuel (106m3)
(m3/s)
Kori badéguichiri
Badéguichiri
824
26
219
Goulbi Maradi
Niéllaoua
4.800
218
668
/
Téloua
Azel
21
400
Source : Rapport de consultation dans le cadre du programme FEM, Abdou H. 1995 ; adapté)
Tableau n°16: Détails du bassin hydrographique du système fluvial régional
Système Fluvial
Longueur
Superficie
Apport moyen
Période
(km)
km2
Annuel (million m3)
d'écoulement
Entre Ansongo
et Niamey
Gorouol
255
44 850
220
Dargol
210
5 490
160
Sirba
460
38 750
680
Juin - Novembre
Aval Niamey à
Malanville
Goroubi
435
7 630
160
Juin - Décembre
Diamangou
210
1 206
100
Mai - Décembre
Tapoa
260
1 070
40
Mai - Janvier
Mékrou
500
10 500
800
L'Alibori
410
13 650
La Sota
285
12 100
Source : Bilan Diagnostic Environnemental du Département de Tillabéri, 1997.
VIII- RESSOURCES EN EAUX SOUTERRAINES
Les aquifères du bassin nigérien du fleuve Niger sont principalement ceux des régions de
Tillabéri, Dosso, Tahoua et Maradi. ( source : D'après les travaux réalisés dans le cadre du
barrage de kandadji).
On distingue sur le plan hydrogéologique les deux grands ensembles (i) les formations
anciennes du socle et (ii) les formations sédimentaires.
Les formations anciennes du socle
Elles correspondent à la partie nigérienne du Liptako Gourma ( 36 000 km2 ) et du Sud Maradi
(73 km2 ), zones de socle et constituées essentiellement de granites englobant des roches
métamorphiques.
Le Liptako :
Cet ensemble comprend les roches éruptives et intrusives ainsi que les formations
sédimentaires anciennes précambriennes et infracambriennes métamorphiques à des degrés
divers.
33

La nature lithologique est ainsi donc très variée (migratites, amphibolites, granitoïdes, schistes,
grauwakes, quartzites, gneiss, doloristes, diorites,...).
Accessibilité à la ressource en eau dans le Liptako
La profondeur moyenne du niveau piézomètrique est de 14,5 m selon une étude statique
réalisée par le projet PNUD/DDES : NER 86/001.
Les débits ne sont jamais très importants ; car la moyenne pour les forages productifs (débit
0,5 m3/h) est 4,06 m3/h et la médiane 2,5 m3/h.
La qualité de l'eau est généralement bonne. La conductivité a une moyenne de 456 ms/cm et
ne dépasse 2000 ms/cm qu'en quelques zones ponctuelles vers la frontière malienne. Les
eaux ont généralement un faciès bicarbonaté calcique, pouvant devenir bicarbonaté sodique
ou mixte.
Dans les cas de conductivités élevées les nitrates sont toujours abondants et dépassent
nettement les normes de potabilité de l'OMS.
Les volumes emmagasinés sont difficilement estimables vu le caractère discontinu de ce type
d'aquifère. On peut toutefois évaluer les volumes renouvelables annuellement par les eaux
d'infiltration qui sont d'environ 50 000 m3 / km2 de socle altéré.
La profondeur optimale des forages est de 60 m. Au delà de cette profondeur l'accroissement
du coût n'est plus rentabilisé par un accroissement de débit suffisant.
Cas de roches granitiques
C'est au Sud du 14e parallèle (Téra-Gotheye) qu'elles sont les plus favorables avec un taux
de succès dépassant 80 % et des forages de profondeur inférieure à 50 m. Les secteurs
reconnus comme très favorables sont : la bordure du fleuve au niveau de Niamey et en aval
et la région de Torodi près du Goroubi.
Au Nord du parallèle Téra-Gothèye, le taux est de l'ordre de 70 % et moins, avec des forages
plus profonds. Les secteurs reconnus favorables sont : les bords du fleuve en amont de
Tillabéri sur 30 km environ et les grano-diorites au Nord-Est de Tillabéri.
Pour améliorer les implantations, il est souhaitable d'entreprendre une prospection
géophysique dans les granites et migmatites du Nord Téra et dans les granodiorites situées en
rive gauche entre Gothèye et Tillabéri.
Cas des roches métamorphiques
Les forages ont un taux de succès (débit 5 m3/h) dépassant les 80 % pour des
profondeurs semblables à celles observées dans les granites.
Les secteurs reconnus comme particulièrement favorables sont :
- les schistes et amphibolites du bord du fleuve, en amont et en aval de Niamey ;
- les roches basiques et les schistes le long de la Sirba ;
- les schistes de la région de Dolbel près du Goroual.
2. Sud Maradi
Cette partie couvre 75 km2 . Elle est constituée de roches métamorphiques (schistes )
associées à des granites et fait partie du bouclier Bénin-Nigéria.
La zone d'altération est très mince et ne dépasse jamais 10 m d'épaisseur.
34

Le taux de réussite des forages est estimé à 60 % en moyenne ; mais il est plus important
dans les schistes (90 %) que dans les granitoïdes (47 %).
La profondeur moyenne des ouvrages est de 58 m et la profondeur moyenne du niveau
piézométrique est de 11,8 m.
Les débits sont faibles et la venue d'eau maximale se produit généralement vers 40 m de
profondeur.
La conductivité est comprise entre 80 et 610 ms/cm avec une moyenne de 340.
I.
Les formations sédimentaires
On distingue quatre grands types de réservoirs aquifères :
· les nappes du Continental Terminal (CT)
C'est un système hydraulique multicouche. Il est contenu dans les sédiments continentaux
d'âge tertiaire du bassin des lullemeden et se divise en trois niveaux d'aquifères : deux
niveaux captifs appelés nappe inférieure et nappe moyenne et la nappe phréatique générale.
La nappe inférieure en charge du CT1
Le réservoir est dans la série sableuse inférieure. Il s'agit de sables à dominante
grossière, bien lavés, d'une épaisseur de 30 à 70m. Le mur est constitué par les couches
argilo-schisteuses des sédiments marins du Crétacé supérieur et du Paléocène. A l'ouest le
socle cristallin du Liptako et du Voltaïen forment le mur. Le niveau piézométrique est toujours à
faible profondeur ou artésien. Dans les Dallols Bosso et Maouri ainsi qu'au sud Ouallam,
l'aquifère est artésien avec des hauteurs de jaillissements qui peuvent atteindre 20m.
Les débits ne sont pas très importants. Les débits spécifiques sont inférieurs à 8 m3 /h/m. La
qualité de l'eau est variable. Elle est en général excellente avec une conductivité inférieure à
400 ms/cm. Mais dans la région de Ouallam-Birni N'Gaouré, elle peut atteindre 1600 us/cm.
L'exploitation de cet aquifère présente le double inconvénient de débits peu importants et de la
grande profondeur des ouvrages. On note fréquemment des teneurs assez importantes en
CO2 qui rend l'eau corrosive. L'écoulement des eaux se fait vert l'Ouest/Sud-Ouest,
l'exécutoire est dans le bas dallol Maouri.
La nappe moyenne en charge du CT2
Le réservoir est constitué d'une épaisseur de 20 à 30 m de sables fins à moyens. Le mur de
l'aquifère est formé par les argiles et silts verdâtres. Le toit est la formation des grès argileux.
Les niveaux piézométriques sont assez bas. La profondeur varie entre 30 et 60 m sauf dans
les dallols où elle est inférieure à 10 m pour atteindre 80 m sur les plateaux. Cet aquifère n'est
jamais artésien. Les débits sont meilleurs que ceux du CT1. Les débits spécifiques varient
entre 4 et 12 m3/h/m. La qualité de l'eau est bonne. L'exploitation de cet aquifère présente
l'avantage de bons débits pour une profondeur moindre des ouvrages. Son inconvénient est
la grande profondeur des niveaux piézométriques. Il faudra tenir compte des teneurs en CO2
importantes dans l'équipement des forages. Les écoulements des eaux convergent vers le
centre puits vers le Sud du bassin, l'exécutoire étant le bas du dallol Maouri.
La nappe phréatique
Son réservoir varie selon les endroits. Au Sud du dallol Maouri, il est confondu avec celui du
Continental Hamadien avec des sables grossiers. Dans les dallols, la nappe phréatique est
confondue avec les nappes alluviales. Dans les autres partie du CT, le réservoir est constitué
de sables moyens à grassiers, parfois silteux de la formation des grès argileux du CT3. Le
niveau piézométrique a une profondeur de 20 à 50 m généralement. Dans les dallols, il est très
35

proche de la surface. Sur les plateaux le niveau piézométrique est toujours supérieur à 60 m.
Les débits sont assez bons. Les débits spécifiques sont de 5 m3/h/m. La qualité de l'eau est
bonne sauf dans la région Sud-Est de Ouallam où la salinité atteint 0,8 g/l. L'exploitation de cet
aquifère peut se faire par puits contrairement aux précédentes.
L'écoulement souterrain converge principalement vers le bas du dallol Maouri suivant un axe
sinueux de direction générale Nord-Sud.
En aval de Gaya les nappes du CT deviennent libres et se confondent avec la nappe
phréatique.
· Les nappes alluvionnaires
La nappe des alluvions du fleuve Niger, d'épaisseur très capricieuse
Les aquifères alluviaux des dallols
- Aquifère du dallol Bosso : Sa nappe est confondue avec la nappe phréatique du CT. Le
niveau piézométrique est très proche de la surface du sol dans le fond de la vallée fossile
;
- Aquifère du dallol Maouri : C'est une large vallée Nord-Sud comme le dallol Bosso,
fossilisée. Sa nappe est confondue avec la nappe phréatique du CT.
Le Goulbi de Maradi et le Goulbi N'Kaba
L'aquifère du Goulbi de Maradi est formé essentiellement par des alluvions anciennes et
récentes provenant de l'érosion et de l'altération profonde des formations précambiennes du
Nord Nigeria central.
Son réservoir s'étend au Sud de Maradi sur 45 km du Sud au Nord et sur 70 km d'Ouest en Est
avec une largeur variant de 1,5 à 4 km environ.
Les niveaux piézométriques varient de 13 à 2 m.
Les débits des forages exploités varient entre 50 et 80 m3 /h avec un rabattement faible.
L'eau est de bonne qualité.
Le Goulbi N'Kaba est en état de fossilisation. Cet ensemble repose directement sur le
Continental Hamadien.
Les niveaux piézométriques varient entre 20 et 40 m de profondeur. L'eau est de bonne
qualité avec une conductivité ne dépassant pas 25 msiemens/cm.
Les vallées de l'Ader Doutchi
Ce sont les vallées de la Magia, de Badaguichiri et de Keita. Leur réseau hydrographique est
actif pendant toute la saison des pluies. Ces vallées jouent un rôle économique important
grâce à l'abondance des ressources en eau de surface, la présence d'un aquifère continu
alimenté par les aquifères étendus entaillés dans les vallées et à la disponibilité de bons sols .
La vallée de la Tarka
Cette vallée a une direction générale Nord-Est/Sud-Est. Elle part de la région de la région de
Dakoro, puis longe le Plateau de l'Ader Doutchi sur son flanc Est et va ensuite vers le Sud
NIGERIA.
L'aquifère est exploitable en aval de Korofan avec un fond de vallée atteingnant les six
kilomètres. Dans la région de Tounfafi (Madaoua) les débits peuvent atteindre les 100 m3/h.
36

La conjugaison des ressources en eau abondantes et de sols de bonne qualité fait de cette
vallée une zone privilégiée pour l'implantation de périmètres irrigués.
· Le Continental Intercalaire
Le Continental Intercalaire (CI) comprend de bas en haut les grès du Tégama, les argiles de
Farak et le Continental Hamadien.
Dans l'Ouest du bassin des lullemenden, le CI est recouvert par les formations marines du
Crétacé supérieur ou par celles du CT ; l'aquifère est alors en charge.
C'est un système hydraulique multicouche. Il peut toute fois être considéré comme une unité
hydraulique unique car son réservoir a pour caractéristique une grande variabilité latérale et
verticale de faciés. Ses limites géographique sont à l'Ouest, le socle cristallin du Bénin-Nigéria,
le fleuve Niger et la frontière nigérienne.
Le réservoir est une série sédimentaire complexe de formations détritiques du Crétacé
inférieur.
Le niveau piézométrique se situe entre 40 et 60 m, la profondeur moyenne étant de 50 m.
Dans les départements de Tahoua et Dosso, les niveaux sont moins profonds, moins de 20 m
le plus souvent.
Les reliefs élevés dans le département de Tahoua constituent une exception où par effet de
l'altitude du sol, le niveau piézométrique peut atteindre 200 m de profondeur.
Les débits sont plus élevés en zone captive (> 50 m3/h) qu'en zone libre (entre 10 et 20
m3/h).
La qualité de l'eau est variable mais reste bonne en général.
Le volume emmagasiné de cet aquifère est très important. Un rabattement général de 1 m
libérait entre 13 et 15 milliards de m3.
La contrainte majeure du point de vue exploitation dans la partie captive se situe sur le plan
économique à cause de la grande profondeur des ouvrages de captage qui varie entre 100 et
800 m.
· Les aquifères du Crétacé supérieur marin et du Paléocène
Dans la partie du bassin du Niger, ils sont localisés dans le département de Tahoua.
Les sédiments de la fin du Crétacé contiennent plusieurs niveaux aquifères avec deux
domaines hydrauliques :
- un domaine en zone pastorale caractérisé par un aquifère captif d'assez grande
extension. Ses paramètres hydrogéologiques sont très mal connus ;
- dans les arrondissements de Madaoua, Bouza et Keita, trois aquifères en charge existent.
Ils deviennent libres aux flancs des vallées qui entaillent le plateau de l'Ader Doutchi. Ils
fournissent en général des débits faibles et une eau de mauvaise qualité.
L'aquifère du Paléocène est contenu dans une couche de calcaire d'une quarantaine de
mètres d'épaisseur, intercalées entre deux couches imperméables de schistes papyracés
d'une vingtaine de m d'épaisseur chacune.
La lithologie étant un calcaire très marneux, ses caractéristiques hydrogéologiques sont donc
très défavorables. Les débits sont très faibles et l'eau très chargée en sels dans sa partie
captive. Dans les zones où le calcaire affleure (région proche de Tahoua) le Paléocène est
susceptible de contenir un aquifère exploitable.
37

IX- QUALITE DE L'EAU ET POLLUTION DE L'EAU
Depuis le début des années 70, le bassin du fleuve Niger est durement frappé par les
phénomènes de la sécheresse et de la désertification entraînant une réduction des crues et
des étiages très sévères. Les effets conjugués du déficit hydrique prolongé et de la
croissance démographique ont favorisé l'érosion des sols , fragilisés par le déboisement
intensif pour des fins agricole et énergétique, et ont occasionné l'ensablement du lit du fleuve.
En zone urbaine, les déchets des industries et des hôpitaux ainsi que les déchets toxiques ou
polluants des activités comme les tanneries, les usines chimiques, les mines , l'artisanat et
l'abattage des animaux sont rejetés dans le fleuve sans traitement , en général par des
canaux à ciel ouvert. Les eaux pluviales transitent dans le réseau des eaux usées encombré
de déchets ménagers.
En zone rurale, une partie infime de la population utilise des latrines si bien que les déchets et
excréta , les déjections animales, les engrais et les pesticides au niveau des aménagements
hydro-agricoles transportés par les eaux de ruissellement sont source de la pollution du
fleuve et des points d'eau.
Généralement, les équipements d'épuration existant fonctionnent mal ou pas du tout. Aucune
industrie ne procède à la caractérisation des rejets.
Par ailleurs, le fleuve Niger est de plus en plus envahi par les végétaux flottants. Les espèces
les plus répandues sont la jacinthe d'eau ( Eichornia crassipes ) et la laitue d'eau ( Pistia
stratrotes). La prolifération de ces plantes menace dangereusement la pêche, le transport
fluvial, l'agriculture irriguée, la santé publique et même le bon fonctionnement des turbines des
barrages.
La jacinthe d'eau est essentiellement localisée dans le fleuve Niger. Elle commence en amont
de Bamako, dans la mare de Kabala sur la rive droite et à Sébenikoro sur la rive gauche. Le
reste du cours d'eau jusqu'à la frontière de la Guinée n'est pas concerné.
Du point de vue sanitaire, les maladies hydriques telles que l'onchocercose, le choléra, les
diarrhées, ect constituent aussi des causes de mortalité et de désertion des vallées du Niger
et restent des obstacles à leur mise en valeur et à l'établissement des communautés
humaines.
C.
ASPECTS INSTITUTIONNELS ET JURIDIQUES
Au niveau de cette partie, il s'agit de présenter le cadre institutionnel et les aspects juridiques.
X. Aspects institutionnels :
10.1- Ministère des Ressources en Eau (MRE)
a) Aux termes du décret n° 2000-115 bis/PRN/MRE du 21 Avril 2000 déterminant
les attributions du Ministère des Ressources en Eau (MRE), celui-ci « est chargé en relation
avec les ministères concernés de la conception, de l'élaboration et de la mise en oeuvre de
politique nationale en matière de ressources en eau conformément aux orientations définies
par le gouvernement ».
10.1.a)- A ce titre, il exerce les attributions suivantes :
-
Définition et mise en oeuvre des politiques et stratégies dans le domaine de

l'Hydraulique ;

-
Elaboration et application des textes législatifs et réglementaires en matière
38


d'hydraulique ;

-
Elaboration, mise en oeuvre, suivi et évaluation des programmes et projets
de

développement hydraulique ;

-
Conception et contrôle des études en matière d'hydraulique ;

-
Conservation et protection des eaux souterraines et de surface en liaison
avec les

ministères et institutions concernés ;

-
Conception et réalisation des inventaires en matière de ressources en eau ;
-
Mise en oeuvre des programmes d'infrastructures, de collecte et d'utilisation
des

eaux pluviales ;
-
Information, sensibilisation et encadrement de la population en matière de

gestion de l'eau ;
-
Application et suivi des conventions et accords internationaux dans son
domaine

de compétence ;
-
Maîtrise d'ouvrage et maîtrise d'oeuvre des ouvrages hydrauliques ;

- Exercice de la tutelle technique sur les Etablissements Publics, Sociétés d'Etat et

Sociétés d'Economies Mixte relevant de son domaine de compétence ;
-
Gestion des relations avec les organismes nationaux intervenant dans son

Domaine de compétence ;
-
Relations avec les organisations et institutions internationales intervenant
dans son

domaine de compétence en relation avec le Ministère des Affaires Etrangère, de la
Coopération et de l'Intégration Africaine.


10.1 b) ­ Le Ministère des Ressources en Eau dispose des Directions Régionales de
l'Hydraulique, couvrant les 8 régions et ainsi que des services au niveau des différents
départements du pays.


Sont également rattachés au Ministère des Ressources en Eau, l'OFEDES, la SPEN et
certains projets institutionnalisés (crées par arrêté ministériel) comme l'ARDETEC (atelier de
Recherche/Développement de Prototypes et Technologie Rurale).


10.1.c) ­ L'office d'Exploitation des Eaux Souterraines, « OFEDES » est un Etablissement
Public à caractère industriel et commercial, placé sous tutelle du Ministère des Ressources en
Eau, initialement chargé de la réalisation et de l'entretien des puits et forages en zones
pastorale et rurale, ainsi que de l'exécution des réseaux de distribution d'eau potable, du
fonctionnement des stations de pompage et de la gérance des installations dans les centres
secondaires, l'Office a vu ses attributions réduites à la suite des nouvelles orientations
préconisées en matière de maintenance et de gestion des infrastructures hydrauliques.


10.1 d) ­ La société de Patrimoine des Eaux du Niger « SPEN » est une Société publique
placée sous la tutelle technique du Ministère des Ressources en Eau et sous le contrôle d'un
Conseil d'Administration et d'une Assemblée Générale. Elle a pour fonctions :

-
La planification de l'approvisionnement en eau potable des populations
urbaines et

des centres secondaires, conformément à la politique générale du sous-secteur hydraulique
urbaine définie par l'Etat ;

-
La gestion à la fois économique et financière de ses installations de
production.
39



10.2 ­ Ministère du Développement Rural (MDR)


Au nombre des principaux Ministères intervenant dans le secteur de l'Eau, le

Ministère du Développement Rural (MDR) s'est vu redéfinir ses attributions par décret n°2000-
147/PRN/MDR du 5 mai 2000.

Celles de ces attributions qui recoupent et/ou complètent les attributions du MRE
sont : -
« L'élaboration, mise en oeuvre, suivi et évaluation des programmes et
projets de développement agricoles, d'organisation et d'encadrement rural ;

La maîtrise d'ouvrages des infrastructures et d'équipements à buts agricoles.


10.3 Le Ministère de l'Equipement et des Transports ME/T)



Il s'est vu redéfinir ses attributions par décret n°2000-148/PRN/ME/T du 5 mai 2000. Le
ME/T est notamment responsable de l'urbanisme et de l'assainissement qui sont en relation
directe avec l'eau.


C'est ainsi qu'il a entre autres pour attributions :

-
la conception et la réalisation des infrastructures de base en
d'infrastructures de transport et de génie civil ;
-
la conception, la réalisation, l'entretien et l'exploitation des infrastructures
publiques de transports : routes, chemin de fer, voies navigables ;
-
la conception, la réalisation et le contrôle des ouvrages de génie civil à
l'exception de ceux servant d'appui à des actions de production rurale.


10.4 Le Ministère de l'Environnement et de la Lutte contre la Désertification
(ME/LCD)



Il s'est vu redéfinir ses attributions par décret N°2000-130/PRN/MELD du 21

avril 2000. Celles de ses attributions qui recoupent et/ou complètent les attributions du MRE
sont : la définition et la mise en oeuvre de politiques et stratégies en matière d'aménagement et
de gestion des ressources naturelles, de préservation de l'environnement et de lutte contre la
désertification, la promotion des aménagements forestières et gestion de la faune et de la
pêche, la conception et la réalisation de programmes de lutte contre les pollutions et les
nuisances.


10.5 Ministère des Ressources Animales (MRA)


Il s'est vu redéfinir ses attributions par décret N° 2000-116/PRN/MRA du 21 avril 2000.
Aux termes de ce décret, les attributions qui concernent celles du MRE sont : la conception et
la mise en oeuvre des politiques et des stratégies en matière d'élevage, l'élaboration, la mise
en oeuvre, le suivi et l'évaluation des programmes et projets de développement de l'élevage,
l'organisation de l'exploitation et du suivi de la gestion des infrastructures d'hydraulique,
pastorale et la maîtrise d'ouvrage des équipements et des infrastructures en matière
d'élevage.


10.6 Les Autres Ministères ayant à intervenir dans le secteur de l'Hydraulique et de
l'Assainissement sont principalement :


- Le Ministère du Plan pour la recherche des financements ;

-
Le Ministère de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire qui assure la
tutelle des collectivités territoriales ;

40

-
Le Ministère de la Santé Publique avec la Direction de l'hygiène publique et
de l'Education pour la santé, pour la protection des points d'eau, le contrôle de la
qualité et du traitement de l'eau.
-
Le Ministère des Mines et de l'Energie, pour l'hyudtroélectricité, ainsi que
pour les besoins des secteurs minières et industriels, et pour les pollutions
engendrées par ces mêmes secteurs.


10.7 ­ Le Haut Commissariat au Barrage de Kandadji `' HCBK `'



Rattaché à la Primature a pour missions :

-
l'élaboration des documents conceptuels et la définition de la démarche à
suivre en vue de la mise en oeuvre de la stratégie du barrage ;

-
l'élaboration et la conduite du programme de travail devant aboutir à la
réalisation de l'ouvrage ;


- la réalisation des études complémentaires et la recherche de financement et de

partenaires ;

-
la conduite des négociations avec les bailleurs de fonds et partenaires
techniques, en liaison avec les Ministères concernés ;

-
la sensibilisation et l'information des pays concernés en vue de faciliter
l'intégration de l'ouvrage au schéma d'aménagement régional du bief Tombouctou-
Kandadji, en liaison avec les Ministères concernés ;

-
la sensibilisation et la mobilisation de l'opinion nationale dans le but de
susciter les appuis adéquats à la stratégie du barrage.
10.8 ­ La Commission Nationale de Mise en oeuvre du Programme de Relance
Economique CN/PRE)

Instituée par décret n°97-326/PNR du 4 septembre 1997, la Commission Nationale de
Mise en oeuvre du Programme de Relance Economique, ayant un rôle d'assistance et
d'impulsion, a pour attributions :
· de veiller à la mise en oeuvre des orientations et stratégies du Programme de
Relance Economique (PRE) et de fixer la durée du cadre dans lequel doivent être
inscrites les actions en rapport avec l'application des stratégies ;
· d'apporter l'impulsion nécessaire à la réalisation des objectifs du Programme
et de définir les axes prioritaires des actions à entreprendre ;
· d'assurer une cohérence entre les différents programmes-cadres ;
· de mobiliser et coordonner les structures intervenant dans la mise en oeuvre
du Programme et de veiller à une meilleure coordination de leurs activités ;
· d'approuver les propositions de textes et mesures à prendre dans le cadre
de la mise en oeuvre du PRE ;
· d'approuver les bilans d'exécution des programmes-cadres et de donner
les directives pour effectuer les recadrages nécessaires.
41

La Commission Nationale de Mise en oeuvre du PRE dispose d'un Comité Interministériel et d'un
Secrétariat Permanent.
10.9­ Le Conseil National de l'Environnement pour un Développement Durable
(CNEDD)

Créé par décret n°96-004/PM du 9 janvier 1996 le CNEDD est le cadre permanent
chargé de :
planifier, programmer, faire mettre en oeuvre, coordonner, évaluer et suivre les activités
environnementales en vue d'un développement durable.
Sachant que le concept de l'Environnement est multisectoriel on le définit comme étant
l'interaction entre les composantes du milieu humain (l'économie, le spatial, le culturel, et le
social) et celles du milieu naturel (l'eau, le sol, l'air, la flore, la faune).
A ce titre le CNEDD a notamment pour missions :
· de veiller scrupuleusement sur l'intégration adéquate et harmonieuse des aspects
environnementaux dans le processus de développement économique, social et culturel du
pays ;
· de définir un cadre national de référence comprenant, les orientations, les objectifs, la
politique et les stratégies en matière d'environnement pour un développement durable ;
· de concevoir et favoriser la mise en place d'un cadre institutionnel assurant la
coordination et l'harmonisation des activités de tous les intervenants dans le processus
d'élaboration du plan national de l'environnement pour un développement durable
(PNEDD) ;
· de veiller au respect des normes environnementales nationales et internationales dans
toutes les activités de développement économique, social et culturel.
10.10 L'autorité du Bassin du Niger (ABN)
L'ABN est une organisation intergouvernementale créée par l'Accord Relatif à
la Commission du fleuve Niger à Niamey le 25 novembre 1964, révisé à Niamey, en
1964 et en 1973 et à Logos en 1979. Cet organisme regroupe neuf états membres :
Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d'Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria et Tchad.
Son siège est à Niamey, République du Niger. Les objectifs de l'ABN sont :
· harmoniser et coordonner les politiques nationales de mise en valeur des
ressources du bassin ;
· planifier le développement du bassin en élaborant et en exécutant un plan de
développement intégré du Bassin ;
· Concevoir, réaliser, exploiter et entretenir des ouvrages et des projets
communs.
XI - Aspects législatifs et réglementaires
11.1 ­ Le Régime de l'eau
L'ordonnance n°93-014 du 2 mars 1993 portant Régime de l'Eau modifiée par la loi
n°98-041 du 7 décembre 98 « a pour objet de définir et de déterminer le régime des eaux sur
toute l'étendue de la République du Niger et de déterminer les conditions d'utilisation de cette
ressource ».
42

11.1a) ­ L'article 2 du Régime de l'Eau établit le cadre de gestion de l'eau (voir 1.3.4) et
prescrit l'élaboration des schémas d'aménagement et de gestion des eaux. Des Unités
Hydrologiques et Hydrogéoloque à l'échelle du territoire national (voir 2.3.1.e, 3.5.4.e)
seront créées pour servir de cadre physique à la mise en valeur et gestion des ressources
hydriques.
Le titre I du Régime de l'eau traite des eaux relevant du domaine public.
11.1.b) ­ Le chapitre I du titre I détermine le Domaine public en matière de cours d'eau,
nappes d'eau souterraine, sources thermales et minérales en distinguant le domaine public
naturel, le domaine artificiel et les eaux ou équipements ne faisant pas partie du domaine
public. Il est mentionné qu'en cas de nécessité constatée, « l'autorité locale peut mettre à la
disposition du public les ressources en eau mentionnées à l'article 5 (ne faisant pas partie du
domaine public) par des arrêtés fixant les modalités de cette mise à disposition ». Il reste à
désigner cette Autorité, qui aura à intervenir dans le cadre des Unités de gestion des eaux.
11.1c) ­ Le chapitre II du titre I a pour objet la satisfaction des besoins en eau. Sans
qu'un ordre de priorité ne soit établi, sont mentionnés :
-
les besoins domestiques ;
-
les besoins publics ;
-
les besoins agricoles et pastoraux ;
-
les besoins de la pisciculture ;
-
les besoins industriels ;
-
les besoins de la navigation ;
-
les besoins de la production d'énergie électrique ;
-
les loisirs ;
-
les besoins pour assurer la fonction d'évacuation des eaux résiduaires et
des déchets.


L'article 9 précise qu'en période de grande sécheresse
« l'Autorité
locale peut interdire les activités grandes consommatrices d'eau et non
directement destinées à la consommation humaine... », laquelle apparaît
ainsi comme prioritaire.


11.1d) ­ Le chapitre III du titre I concerne la protection du domaine public, et stipule à
l'article 11 que « tout individu qui utilise un point d'eau public doit participer à sa gestion, à son
bon fonctionnement ».

L'article 13 mentionne la possibilité de créer des « associations d'intérêt » dans le but « de
défendre et de promouvoir l'intérêt commun de leurs membres en rapport avec l'exploitation
des ouvrages ou des ressources en eau ».


Le titre II du Régime de l'eau traite de la protection quantitative des eaux


11.1 e) ­ Le chapitre I du titre II concerne le prélèvement des eaux souterraines et
définit le type et l'importance des travaux soumis à autorisation préalable de l'Autorité
Préfectorale :

-
exécution de tout ouvrage de captage devant être équipé d'un moyen
d'exhaure de capacité 40 m3/j.

-
équipement d'ouvrages existants en moyen d'exhaure de capacité 40m3/j.


Les formalités à accomplir pour obtenir les autorisations préalables et les procédures
qui s'en suivent sont décrites.

43


Sont également considérés les prélèvements d'eau dans les zones où la nappe
est jaillissante, soumis à l'agrément de « l'Autorité compétence » dans le cas d'usages
extra-domestiques. Les usages considérés comme domestiques sont précisés :-


- satisfaction des besoins individuels et familiaux,
-
hygiène des personnes, habitations, animaux domestiques,
-
arrosage des jardins (> 2000 L/j),
-
abreuvement des troupeaux.


11.1 f) ­ Le chapitre II du titre II concerne le prélèvement des eaux superficielles :
« tout aménagement impliquant un prélèvement d'eaux superficielles supérieur à 5m3/heure ou
susceptible de modifier le régime ou le tracé d'un cours d'eau sera soumis à une autorisation
du Ministre chargé de l'Hydraulique ou des son représentant ». Les procédures sont
brièvement décrites.


Le titre III traite de la protection qualitative des eaux.


11.1.g) ­ Le chapitre I du titre III définit les sources de pollutions, dépôts, déversements
d'origine domestique, industrielle ou agricole et fixe les limites de leur interdiction. Les
pollutions industrielles font l'objet d'une section spéciale, soumettant à autorisation préalables
des Ministres chargés de l'Hydraulique et de l'Environnement les déversements dans les
cours d'eau, lacs et étangs et faisant obligation de leur prétraitement. Les renseignements à
fournir à l'appui de la demande d'autorisation sont énumérés. Il est prévu des contrôles des
caractéristiques physiques, chimiques, biologiques et bactériologiques des déversements,
dans des conditions fixées, pour chaque cas particulier, par arrêté du Ministre chargé de la
Santé Publique, contresigné par le Ministre chargé de l'Industrie. L'article 33 stipule :


« L'Administration peut prendre, en raison du péril qui pourrait en résulter pour la sécurité ou
la salubrité publique, toute mesure immédiatement exécutoire en vue de faire cesser le trouble
occasionné par les déversements ou immersions de substances nocives ». On trouvera à
l'annexe 3.2.D le chapitre 6 du titre III du Code d'Hygiène public, traitant de l'Hygiène du milieu
naturel et venant compléter le Régime de l'eau.


11.1h) ­ Le chapitre II du titre III impose des moyens de lutte contre la pollution :


- identification de l'eau non potable distribuée dans les concessions,


- obligation de respecter les normes nationales de qualité pour la distribution d'eau
destinée à l'alimentation humaine et de n'utiliser que l'eau de puits réalisés selon les règles de
l'art ou de citernes protégées des pollutions externes, nettoyées et désinfectées au moins
une fois par an.


- obligation d'évacuer les eaux naturelles ou usées pouvant constituer des
préjudices aux voisins. Pour plus de précisions, on se reportera à l'annexe 3.2.c relative à
l'hygiène de l'eau (extrait de Code d'Hygiène public).


Une section spéciale est réservée aux périmètres de protection des captages d'eau

superficielle et souterraine, énumérant les activités interdites sur ces périmètres

(voir annexe 3.2.A).


Le titre IV traite des travaux publics et concessions de service public


L'Etat ou les Collectivités publiques sont à l'origine des travaux d'aménagement
des eaux et peuvent « exiger des usagers le paiement d'une redevance pour amortir le coût
de service public assuré ».


L'exploitation des eaux relevant du domaine public peut faire l'objet de concession, de
gérance ou de bétail, accordés par arrêtés du Ministre chargé de l'Hydraulique.
44



Le titre V traite des usages collectifs de l'Eau


Selon l'article 50 l'Etat ou les Collectivités publiques sont seuls habilités à
installer des bornes fontaines publiques et à les exploiter.

« Le cahier des charges attribuera l'installation et l'entretien des ces installations à la régie de
distribution.

Il précisera en outre, le tarif auquel la distribution d'eau est assurée, les différentes charges
des parties, le mode de paiement des factures et tout autre renseignement jugé utile.


L'Etat ou les Collectivités publiques sont également maîtres d'ouvrage pour les bouches
de lavages et d'arrosage ainsi que pour les bouches d'incendie.


Les articles 53 à 55 fixent les conditions de création et de contrôle des piscines et
lieux de baignade.


Le titre VI traite des servitudes relatives aux eaux de pluies, à l'évacuation des eaux
usées, à l'adduction de l'eau potable, au passage des eaux destinées à l'irrigation,
ainsi qu'aux accès nécessaires à la satisfaction de besoins ménagers.


Le titre VII traite des dispositions pénales



Outre les officiers et agents de police judiciaire sont habilités à dresser procès verbal
« les agents fonctionnaires assermentés et commis à cet effet par les Ministres chargés de
l'Hydraulique et de l'Environnement, de la Santé, de l'Urbanisme, des Travaux
Publics, de l'Agriculture et de l'Elevage ».


Les peines encourues par les contrevenants au Régime de l'eau vont de deux mois à
un an de prison, et de 20.000 à 500.000 FCFA d'amende, selon la gravité des infractions.


Enfin, le titre VIII traite des dispositions transitoires et finales


L'article 72 mérite une attention particulière : « Jusqu'à la création de collectivités
décentralisées de base, il est créé dans chaque village ou site pastoral un comité de
gestion de l'eau à caractère bénévole sous l'égide du chef de village ou de tribu*. Ce comité
donne un avis consultatif sur tous les problèmes relatifs à la gestion des ressources en
eau qui intéressent le village ou le groupement ».





11.2 ­ Décret n° 97/368/PRN/MHE du 2 octobre 1997 de mise en application du


Régime de l'Eau


Il a été élaboré à partir de :


11.2 a) ­ Avant projet de décret portant désignation des Autorités compétentes en matière de
gestion et de protection des ressources en eau, préparé par le projet NER/94/002 d'appui au
Plan Eau et Développement, et discuté en réunion du Comité Technique de l'Eau (C.T.E) le 14
mars 1994.


Cet avant-projet devra inclure le concept d'Unités de Gestion des Eaux (voir) et
préciser le rôle de la composition du Comité Technique de l'Eau élargi en vue de constituer
l'organe consultatif de ces Unités de Gestion.

45


11.2 b) ­ Avant ­ projet de décret portant réglementation de l'usage des eaux du domaine
public (préparé par NER/94/002 et discuté en réunion du C.T.E., le 29 mars 1994).


11.2 c) ­ Avant projet de décret déterminant les modalités d'application de l'ordonnance N°93-
014 du 2 mars 1993 portant Régime de l'Eau, préparé par le programme inter-régional
d'assistance en politique et législation des eaux FAO-GCT/INT/620/NER, et discuté en réunion
du Comité Technique de l'Eau le 22 janvier 1997 .


Cet avant-projet traite des Régimes juridiques d'utilisation des ressources en eau
relevant du domaine public et à ce titre, complète et actualise l'avant-projet mentionné en b). Il
traite également de la réalisation et de la gestion des points d'eau publics villageois et
pastoraux. Son chapitre III relatif aux comités de points d'eau, est reproduit à l'annexe 32 B. Il
traite enfin de la protection qualitative des ressources en eau.


11.2d) ­ La République du Niger dispose ainsi des éléments lui permettant de mettre en

application sa réglementation sur l'Eau. L'avant-projet de décret portant désignation des
Autorités compétentes en matière de gestion et de protection des ressources en eau doit
être complété avant d'être soumis en conseil des Ministres par le Ministre des Ressources
en Eau, et promulgué par le Président de la République.




11.3 L'ordonnance N°93-015 du 2 mars 1993 fixant les principes de l'orientation du
Code Rural et le recueil de textes complémentaires de janvier 1997


L'article 2 de l'ordonnance inclut dans son domaine d'application les ressources
hydrauliques : `'les ressources hydrauliques s'entendent comme l'ensemble des eaux de
surface relevant du domaine de l'Etat et des Collectivités Territoriales, les eaux souterraines et
les eaux privées''.


Dans ce qui suit, sont énoncés les articles, ou extraits d'articles, ayant une implication
directe dans le Schéma Directeur de mise en valeur et de gestion des ressources en eau.


Le tire I du LIVRE II de l'ordonnance N°93-015 traite du Régime de la Terre




11.3 a) ­ Le chapitre I de ce titre I concerne les terres agricoles.


Article 17 : Le propriétaire supporte l'ensemble des servitudes imposées par le respect des
droits des tiers, et résultant notamment du nécessaire accès à l'eau et aux pâturages.


Article 27 : `'Les communautés de pasteurs sont tenues de contribuer à la mise en valeur de
l'espace pastoral en assurant la protection et la réhabilitation des ressources
hydrauliques, des pâturages et du couvert végétal.....''.


11.3 b) ­ Le chapitre II du titre I concerne les terres de pâturages


Article 28 : « Les pasteurs peuvent se voir reconnaître un droit d'usage prioritaire sur les
ressources naturelles situées sur leur terroir d'attache. Le droit d'usage prioritaire n'exclut
pas l'exercice des us et coutumes communs aux pasteurs en matière de gestion et
d'exploitation des zones de pâturage, notamment l'accès des tiers aux points d'eau, le
droit de parcours et de passage ».


Le titre II du LIVRE II de l'ordonnance n°93-015 traite de l'hydraulique rurale.


11.3c) ­ L'article 44 reprend en substance l'article 2 du Régime de l'eau.

46


11.3d) ­ Le chapitre I du titre II concerne les aménagements hydroagricoles.


Article 45 : « Toute opération de valorisation des terres par apport de la ressource
hydraulique, quelle que soit la technique employée, constitue un aménagement hydro-agricole.
Cet aménagement peut être réalisé par des personnes privées ou publiques. En principe les
terres aménagées sont placées sous le régime de la propriété privée.


Article 47 : Les aménagements destinés à assurer une maîtrise technique totale
des ressources hydraulique
sont réalisés par ou sous le contrôle de la puissance
publique avec l'accord et la participation des populations concernées dans le respect des
droits de tous les opérateurs ruraux.


11.3 e) ­ Le chapitre II du titre II concerne l'hydraulique pastorale. La section 1 traite des
points d'eau.


Article 51 : Tout individu, groupement ou collectivité peut prendre l'initiative d'aménagement
d'un point d'eau.


Les communautés éventuellement titulaires de l'usage prioritaire sur l'espace concerné
doivent toutefois donner leur accord.


Le service administratif compétent doit s'en assurer avant d'accorder l'autorisation préalable
nécessaire à l'ouverture du point d'eau. Cette autorisation administrative éventuellement
assortie de condition fera l'objet d'une publication au Dossier Rural.


Article 52 : Lorsque des travaux sont entrepris et réalisés à la suite d'une initiative extérieure
ou avec une assistance étrangère, la participation des populations est impérative. Elles
doivent être consultées lors de la prise de décision et associées à la réalisation des travaux.


Article 53 : Les points d'eau sont la propriété des individus, de leur groupement ou des
communautés disposant du droit d'usage prioritaire. Le propriétaire doit prendre en compte les
droits des tiers dans la limite de la capacité de son installation et les règles qui auront pu lui
être imposées comme conditions à l'autorisation.


Le propriétaire est tenu d'entretenir le point d'eau et de protéger la ressource hydraulique,

sous le contrôle de l'Administration.


La section 2 traite des stations de pompage.


Article 54 : La décision de construire une station de pompage relève des collectivités
publiques qui doivent au préalable consulter les populations et notamment les communautés
titulaires de l'usage prioritaire.


Article 55 : Les stations de pompage relèvent du domaine public, des collectivités territoriales,
à l'exception de celles appartenant à des particuliers. Leur fonctionnement est assuré par des
comités de gestion désignés par les usagers qui doivent assurer la protection de la ressource
et les règles d'accès à l'eau.


Article 56 : Lorsque l'accès aux stations de pompage est en priorité réservé aux
communautés du terroir d'attache, elles pourront se voir imposer après concertation avec le
comité des usagers une participation et sont tenues à une obligation d'entretien déterminée
par un Cahier des Charges exécuté sous le contrôle de l'Administration.


Le titre IV traite des ressources animales



11.3f) ­ Le chapitre II du titre IV concerne la pêche et la pisciculture.

47


Article 97 : Les travaux d'aménagement piscicoles sur les ouvrages hydro-agricoles ou
industriels, ainsi que tous autres travaux effectués dans les eaux du domaine public sont
soumis à autorisation administrative.


11.3 g) ­ Le décret n°97-006/PRN/MAG/EL du 10 janvier 1997 portant réglementation de la
mise en valeur des ressources naturelles rurales, fait partie du recueil des textes
complémentaires à l'ordonnance 93-015.


La section 4 du chapitre II du décret 97-006, concerne la mise en valeur des ressources
hydrauliques.


Article 26 : Sont considérées comme ressources hydrauliques non seulement l'ensemble des
eaux de surface relevant du domaine de l'Etat et des Collectivités Territoriales, les eaux
souterraines et les eaux privées mais aussi les ouvrages hydrauliques.


Article 27 : La mise en valeur des ressources hydrauliques s'entend de toute action et de
toute activité de l'homme tendant à l'exploitation rationnelle et durable, à la protection, la
conservation et la restauration desdites ressources.


Article 28 : Les communautés villageoises et les particuliers ont le devoir d'entretenir et de
protéger les points d'eau ainsi que les ouvrages s'y rapportant.


Les propriétaires des points d'eau et les communautés rurales ayant la maîtrise prioritaire des
ouvrages hydrauliques faisant partie du domaine public ont le devoir de les entretenir et de les
gérer rationnellement.


Article 29 : Les communautés rurales peuvent constituer des comités de gestion de l'eau et
des ouvrages hydrauliques. La création de comités villageois, de comités de quartiers ou de
comités de campements de l'eau doit être déclarée à l'autorité administrative assurant la tutelle
technique. Celle-ci délivrera dans chaque cas, après contrôle et vérification des procès-
verbaux de création, un récépissé de reconnaissance.


Article 30 : Les communautés rurales, les propriétaires et exploitants des points d'eau et des
ouvrages hydrauliques doivent prendre des mesures rigoureuses de gestion afin d'assurer la
maintenance de ces biens.

A cette fin, tout opérateur rural, tout usager d'un point d'eau aménagé à l'usage de tous, a

l'obligation de contribuer financièrement à sa gestion et à son entretien durable.


Article 31 : Les pouvoirs publics ont l'obligation de prendre toute mesure que nécessite la
responsabilisation des populations rurales à l'exploitation rationnelle et durable de l'eau et des
ouvrages hydrauliques.

Un arrêté du ministre ayant à charge la tutelle sur l'hydraulique déterminera les conditions

de cette participation des communautés rurales, ainsi que son cadre institutionnel.


11.3h) ­ Le chapitre III du décret n°97-006 traite du contrôle et de la sanction de la mise
en valeur. Il est fait référence aux commissions foncières créées par l'article 118 de
l'ordonnance portant principes d'orientation du Code Rural, reproduit ci-dessous :


Article 118 : Il est créé dans chaque arrondissement ou commune une Commission Foncière
présidée par le Sous-Préfet ou le Maire. Elle est composée des personnalités suivantes :

-
Le Secrétaire permanent du Code Rural ;
-
Les chefs des Services Techniques municipaux ou d'arrondissement ci-
après :


· Plan,

· Environnement,
48


· Faune, Pêche et Pisciculture,

· Elevage,

· Agriculture

· Cadastre et Domaine,

· Génie Rural.


- Un représentant des autres services municipaux ou d'arrondissement lorsqu'ils sont
concernés par l'ordre du jour ;


- Les autorités coutumières concernées par l'ordre du jour ;


- Un représentant par groupe rural d'agriculteurs, d'éleveurs, de femmes et de jeunes
ruraux.


- Toute personne dont la présence est jugée nécessaire.


L'article 38 du décret 97-006 stipule que « chaque commission foncière dispose d'un pouvoir
général de contrôle de la mise en valeur des ressources foncières, végétales, hydrauliques,
pastorales et animales de la collectivité territoriale de son ressort... ».


L'article 39 : précise : « dans le cadre de son pouvoir de contrôle, chaque commission
foncière peut déterminer, pour une période donnée, le contenu et les critères de la mise en
valeur des ressources rurales.


L'article 42 : définit l'organisation des commissions foncières :


- « la commission de village ou de tribu, chargée du contrôle de la mise en valeur des
ressources naturelles du terroir villageois ou du terroir d'attache des tribus »;


- la commission de canton ou de groupement avec compétence sur l'espace cantonal
ou du groupement ;


- la commission d'arrondissement ou de commune chargée de contrôler et surtout de
superviser les opérations de contrôle des deux premières ;

-
la commission départementale qui aura essentiellement une mission d'appui
aux autres commissions et de contrôle du respect des Schémas d'Aménagement
foncier ».
11.4 L'ordonnance n°93-13 du 2 mars 1993 instituant un code d'hygiène publique :
implique l'eau, ses nuisances ou sa protection tout particulièrement dans les articles ci-après
11.4.a) Extrait du titre II « Des dispositions communes » :
Article 8 : Les autorités des communes ou autres collectivités doivent assurer l'élimination
régulière des ordures ménagères, excréta, eaux usées et autres déchets assimilés sur
l'étendue de leur territoire en collaboration directe avec les services chargés de l'hygiène et
de l'assainissement publics ou privés.
11.4 b) Extraits du titre III « Règles d'Hygiène publiques ».
Article 10 : Le rejet des eaux usées ménagères, des graisses, huiles de vidange,
excréments sur les voies et places publiques est interdit.

Les eaux pluviales doivent être recueillies et évacuées dans un réseau public d'égouts, de
caniveaux et autres systèmes, s'il en existe à cet effet.
49

Le rejet des eaux pluviales hors des limites de la concession est permis sans porter préjudice
aux concessions avoisinantes.
Les eaux usées seront évacuées dans le réseau d'égouts dans les agglomérations qui en
disposent. Ces raccordements se feront conformément aux obligations édictées par les
services chargés de la gestion de ces réseaux.
Au cas où ces réseaux d'égouts n'existeraient pas, des ouvrages d'assainissement individuel
seront construits dans les limites de la propriété pour recueillir les eaux usées ménagères.
Article 12 : Il est interdit de jeter ou d'enfouir les cadavres d'animaux, les ordures ménagères,
pierres, graviers, bois, etc... sur les voies et places publiques, sur les rives ou dans les
mares, les rivières, les fleuves, les lacs, les étangs, les lagunes et les canaux d'irrigation à
proximité d'un point d'eau.
Article 14 : Il est interdit de construire des puits perdus, des puisards, des fosses septiques
ou tout autre ouvrage d'assainissement individuel en dehors de la propriété, à moins de
bénéficier d'une autorisation spéciale des autorités compétentes.
Article 15 : Aucun riverain n'a le droit de dresser des barrières sur une voie publique et sur
les canaux d'écoulement des eaux en vue de protéger son domaine.
Les articles 20 à 24 traitent des piscines ou lieux de baignades.
Article 32 : Toute personne désireuse d'installer des ouvrages d'assainissement individuel doit
adresser la demande d'autorisation au service chargé de l'hygiène et de l'assainissement de
la localité.
Article 33 : Tout aménagement ou agencement susceptible d'être apporté aux ouvrages
d'assainissement individuel doit faire l'objet d'une déclaration préalable à l'autorité sanitaire.
Article 34 : L'évacuation des eaux usées ménagères et excréta doit se faire dans les
ouvrages d'assainissement, conformément à la réglementation en vigueur.
Article 42 : Les récipients destinés à recevoir l'eau de boisson doivent être hygiéniquement
entretenus.
Article 43 : L'eau destinée à la boisson et aux autres usages connexes, doit être potable et
hygiéniquement protégée.
Le chapitre 4 du titre III, traite de l'hygiène de l'eau
En raison de son importance pour l'approvisionnement en eau potable des populations
urbaines et rurales, il est reproduit intégralement à l'annexe 3.2.C. Il complète le chapitre II du
titre III du Régime de l'eau.
Le chapitre 6 du titre III traite de l'hygiène du milieu naturel
Pour ce qui concerne l'eau, il complète le chapitre I du titre III du Régime de l'eau.
Il est également reproduit intégralement à l'annexe 3.2.D.
11.5 ­ L'ordonnance n°93-16 du 2 mars 93 portant loi minière
50

Elle indique dans son article premier, que les eaux souterraines relèvent « sauf
stipulation expresse de la présence ordonnance, de régimes particuliers définis dans d'autres
lois ».
11.5a) ­ Le titre III de l'ordonnance n°93-16 traite des zones fermées, protégées ou interdites
à la prospection, à la recherche et à l'exploitation des mines
Parmi les lieux protégés sont mentionnés les points d'eau (qui par ailleurs
comportent des périmètres de protection quand il s'agit de captages destinés à
l'approvisionnement en eau potable).
11.5.b) ­ Le titre VI traite des droits et obligations attachés à l'exercice des opérations
minières ou de carrière
Article 99 ­ Ressources nationales et environnement : « les entreprises doivent mener
leurs travaux à l'aide des techniques confirmées de l'industrie minière et prendre les mesures
nécessaires à la prévention de la pollution de l'environnement, aux traitements des déchets et
la préservation du patrimoine forestier et des ressources en eau ».
Article 109 ­ Transformation ­ « Le titulaire d'un titre d'exploitation peut, conformément à la
réglementation en vigueur, établir au Niger des installations de conditionnement, traitement,
raffinage et transformation de substances minières ou de carrière, y compris l'élaboration de
métaux et alliages, de concentrés ou dérivés primaires de ses substances minières ».
11.5c) ­ Le titre VII traite des relations des titulaires
L'article 114 ­ Coupes des bois ­ Utilisations de chutes d'eau, stipule notamment :
« Un arrêté conjoint du Ministère chargé de l'Environnement et du Ministre chargé des Mines,
(il n'est pas fait mention du Ministère chargé de l'Hydraulique) autorise le titulaire d'un titre
minier ou de carrière à :
- couper les bois nécessaires à ses travaux, utiliser les chutes d'eau non utilisées ni
réservées et les aménager pour les besoins de ses travaux à l'intérieur du périmètre ;
En dehors des travaux de recherche et d'exploitation proprement dits, font parties des
activités, industries et travaux visés ci-dessus, à l'article 113 et au présent article :
- les ouvrages de secours y compris les puits et galeries destinées à faciliter l'aérage
et l'écoulement des eaux ;
- la préparation, le lavage, la concentration, le traitement mécanique, chimique et
métallurgique des métaux extraits, l'agglomération, la distillation, la gazéification des
combustibles ;
- le stockage et la mise en dépôt des produits et déchets ;
- l'établissement de toutes les voies de communication et notamment les routes,
rigoles, canaux, canalisations, pipe-lines, convoyeurs, transporteurs aériens, ports
fluviaux, terrains d'atterrissage ».
11.5.d) ­ Le titre IX traite de la surveillance exercée par l'administration
Article 123 ­ Obligations des titulaires de titres miniers
« Tout titulaire de titre minier est tenu de fournir à toute demande du directeur des mines, tous
renseignements à caractère technique, géologique, hydrogéologique ».
51

Article 125 ­ Conduites des travaux de mines
« Toute personne exécutant un sondage, un ouvrage souterrain, un travail de fouille,
quelqu'en soit l'objet, dont la profondeur dépasse dix mètres au-dessous de la surface du sol,
doit en faire déclaration au Ministère chargé des Mines, qui a pouvoir d'y accéder les
fonctionnaires et agents placés sous ses ordres, de se faire remettre tout échantillon et de se
faire communiquer tous documents ou renseignements d'ordre géologique, hydrogéologie ou
minier ».
11.6 ­ Le décret n°93-44/PM/MMEI/A du 12 mars 1993 fixant les modalités
d'application de la loi minière

Ce décret stipule sous son titre VI traitant de la surveillance exercée par
l'administration, à l'article 83 :
« La surveillance administrative a pour objet la conservation de tous gisements, la
sécurité des personnes et des biens, la conservation des édifices, habitations, et voies de
communication, la protection de l'usage des sources et nappes d'eau ».
11.7 La loi n°98-56 du 29 décembre 1998 portant loi cadre sur la Gestion de
l'Environnement

11.8 ­ En ce qui concerne la gestion des eaux partagées, un protocole d'accord a été
signé le 12 Juillet 1998 entre la République du Niger et la République du Mali « relatif à la
coopération dans l'utilisation des ressources en eau du fleuve Niger ».
Ce protocole prévoit l'institution d'un comité technique consultatif permanent, chargé de
promouvoir les échanges d'informations et les données relatives aux études, aux simulations
de l'écoulement fluviale à l'aménagement des eaux... d'analyser régulièrement la situation
hydroclimatologique qui prévaut dans la partie concernée du fleuve Niger et d'en rendre
compte aux autorités compétentes des deux pays, et enfin, de suivre l'exécution des mesures
prises d'un commun accord par les autorités compétentes des deux pays.
Pour la partie Nigérienne, un Comité national a été créé par un arrêté conjoint du
Ministre des Ressources Animales et de l'Hydraulique et du Ministre des Affaires Etrangères
et de la Coopération en date du 13 janvier 1989, désignant des membres titulaires et des
membres suppléants.
Un accord est également intervenu le 18 juillet 1990 entre la République du Niger et la
République Fédérale du Nigeria « concernant le partage équitable de la mise en valeur, de la
conservation et de l'utilisation de leurs ressources communes en eau ». Ces ressources
concernent :
· le bassin fluvial Maggia/Lamido,
· le bassin fluvial Gada/Goulbi de Maradi,
· le bassin fluvial Tagwaï/El Fadama,
· la section inférieure du bassin fluvial de la Komadougou-Yobé.
Aux termes de cet accord, il est constitué une commission mixte Nigero-Nigérianne
ainsi qu'un Comité Technique permanent d'experts des eaux, ayant pour fonction de rédiger
des projets de décisions, de surveiller leur exécution, de recommander à la commission les
mesures nécessitées par des situations d'urgence, et de donner des avis à la commission sur
tout différend concernant l'interprétation ou l'exécution de ces décisions.
Enfin, en ce qui concerne le suivi du Régime du fleuve Niger dans son tronçon compris
entre la frontière Nigéro-malienne et la frontière Nigéro-nigérianne, un comité technique
52

permanent a été instauré par arrêté du Ministre de l'Hydraulique en date du 15 novembre
1989. Ce comité présidé par le Secrétaire Général du Ministère de l'Hydraulique et ayant pour
vices-présidents le Directeur de l'Environnement et le Directeur de la Météorologie Nationale,
est chargé d'élaborer des notes techniques périodiques pour l'information du public. Il est en
outre chargé des relations avec les Etats voisins riverains du fleuve Niger. « Il organise deux
visites annuelles complètes du fleuve Niger, une en période de basses eaux et l'autre en
période de crues, pour noter les possibilités d'aménagement, de renforcement et de protection
des ouvrages, du bassin, et des berges de Koris ».
11.9 L'ordonnance N°97-001 du 10 janvier 1997 portant institutionnalisation des
Etudes d'Impact sur l'Environnement.

La protection des espaces naturels et des paysages, la préservation des espèces animales
et végétales, le maintien des équilibres biologiques aux quels ils participent, la protection des
ressources naturelles et de l'environnement, en général contre toutes les causes de
dégradation sont considérées comme des actions d'intérêt général favorisant le
développement durable au Niger. A cet effet, chacun doit veiller à la sauvegarde du patrimoine
naturel et de l'environnement dans lequel il vit. Les activités publiques ou privées
d'aménagement, d'équipement et de production doivent se conformer aux mêmes exigences.
D- ASPECTS SOCIO ­ECONOMIQUES DETAILLES
XIII- ASPECTS SOCIAUX
13.1. Caractéristiques démographiques
La population du Niger est estimée à 10.628.583 habitants en l'an 2000, soit un taux
d'accroissement de 3,32%. Cette population est composée de 49,71% de sexe masculin
contre 50,29% de sexe féminin.
Tableau N°17 : caractéristiques démographiques de la population du Niger (année 2001)
Régions
EP
TC (%)
RP (%)
RM (%)
Superficie (Km2) Densité (ht/Km2)
Agadez
331.696
4,83
3,12
97,92
666.799
0,49
Diffa
210.558
1,13
1,98
106,22
156.906
1,34
Dosso
1.441.071
3,62
13,56
103,93
33.844
42,57
Maradi
1.956.149
3,58
18,41
93,40
41.796
46,80
Tillabéry
2.443.884
3,64
22,99
97,39
97.506
25,06
Tahoua
1.674.361
2,58
15,75
98,41
113.371
14,76
Zinder
1.918.463
3,21
18,05
102,15
155.778
12,31
CUN
652.401
4,89
6,14
111,91
400
16,31
Total Niger
10.628.583
3,32
100
99,61
1.267.000
8,38
Source : MDSPP/PE « Projections démographiques (1994-2025) » Novembre 1994
Tableau N°18 : Répartition proportionnelle de la population par groupe d'âge selon le
département.
Groupe
Agadez Diffa
Dosso
Maradi Tahoua
Tillabéry
Zinder
C.U
Niger
d'age
Niamey
0-4
16,2
18,1
18,4
18,6
17,8
15,4
17,8
15,2
17,4
5-9
21,5
19,3
19,3
18,0
18,3
17,1
17,0
17,2
18,0
10-14
15,1
11,2
13,0
10,5
12,2
12,7
10,5
14,9
12,0
15-19
8,8
9,3
10,0
9,9
8,6
13,3
8,7
12,4
10,2
20-24
6,3
6,6
7,2
7,0
6,6
7,5
8,4
8,3
7,4
25-29
6,9
6,4
7,0
8,8
8,1
6,4
8,1
7,2
7,6
53

30-34
7,6
4,7
5,6
6,3
5,2
6,6
6,1
5,8
35-39
4,7
3,6
4,3
4,8
4,6
4,8
4,7
5,1
4,7
40-44
3,7
4,7
3,3
4,4
3,9
3,5
5,0
3,9
4,1
45-49
2,8
3,0
3,0
2,9
2,6
3,1
2,6
3,1
2,9
50-54
2,1
4,0
2,5
2 ,5
2,7
2,8
3,4
2,2
2,8
55-59
1,3
1,0
1,6
1,9
2,2
2,2
1,2
1,8
1,8
60-64
1,9
2,4
1,4
2,3
2,0
2,2
2,2
1,1
2,0
65-69
0,5
0,8
1,1
1,0
1,4
0,9
1,0
0,5
1,0
70 et +
1,1
1,8
2,3
1,4
2,3
2,2
2,6
0,9
2,0
ND
0,4
0,2
0,5
0,4
0,4
0,7
0,2
0,1
0,3
Total
100
100
100
100
100
100
100
100
100
Source : MP/DSCN (Enquête Permanente de Conjoncture Economique et Sociale 1998)
De l'examen du tableau n°18, il ressort que quelque soit le département considéré, les moins
de cinq ans représentent plus de 16% de la population excepté le département de Tillabéry et
la Communauté Urbaine de Niamey.
Le département de Maradi se place en tête avec 18,6% suivi du département de Dosso avec
18,4%. La faible proportion est enregistrée dans la communauté Urbaine de Niamey avec
15,2%. En résumé tous les départements ont une structure par groupe d'âge semblable ; les
proportions les plus élevées s'observent aux bas-âges et deviennent de plus en plus faibles
lorsqu'on avance en âge.
Tableau N°19 : Répartition proportionnelle de la population par département et par grand
groupe d'âges.
Groupe d'âge
0-14 ans
15-64 ans
60 et +
ND
Total
Agadéz
52,9
45,2
1,6
0,3
100
Diffa
48,6
48,5
2,6
0,3
100
Dosso
51,1
44,7
3,4
0,8
100
Maradi
47,2
50,0
2,4
0,4
100
Tahoua
48,3
47,6
3,7
0,4
100
Tillabéry
45,3
51,0
3,1
0,6
100
Zinder
45,3
50,8
3,6
0,3
100
C.U.Niamey
47,3
51,2
1,4
0,1
100
NIGER
47,4
49,1
3,5
0,5
100
Source : MP/DSCN (Enquête Permanente de Conjoncture Economique et Sociale 1995).
L'examen du tableau n°19, montre une forte proportion des jeunes dans tous les
départements. A Agadez par exemple les moins de 15 ans représentent 52,9% de la
population du département. Ce tableau montre aussi que dans les départements de
Tillabéry, Zinder et la Communauté Urbaine de Niamey la population âgée de 15-64 ans
représente plus de la moitié de la population.
13.2-Structure des foyers :
Le foyer peut être considéré comme un ménage qui lui est estimé à huit personne en
moyenne. Mais le Niger étant un pays islamique on peut rencontrer de grands foyers où le
père de famille peut même avoir jusqu'à quatre femmes. De toute les façons c'est le père de
famille qui gère tous les biens de la famille et il lui revient de distribuer les tâches et de prendre
en charge toutes les dépenses de la famille. Au fil du temps certains membres de la famille
peuvent prendre leur indépendance une fois qu'ils créent un nouveau foyer.
Le ménage est l'ensemble des personnes apparentées ou non qui habituellement vivent dans
un même logement, partagent le même repas, gèrent en commun tout ou une partie de leurs
ressources et reconnaissent l'autorité d'une même personne appelée chef de ménage.
54

13.3. Structures occupationnelles et de fonctions :
La répartition de la population active du Niger montre que un actif sur cinq se trouve soit à
Tillabéry ou à Zinder. Cela reflète en réalité le poids démographique des différentes régions au
niveau national. En 1995 le taux brut d'activité (rapport de la population active occupée sur la
population totale) est estimé à 24,5%.
Cette population active occupée est concentrée à 87% en milieu rural contre 13% en milieu
urbain. La raison est que l'agriculture demeure l'activité principale au Niger et près des
85% des nigériens résident en milieu rural. Les occupées sont à près de 67% de sexe
masculin.
Tableau N°20.: Répartition de la population active par département de résidence
Départements
Potentiellement
%
actifs
Agadez
157.497
2,1
Diffa
122.776
2,2
Dosso
778.343
14,2
Maradi
1.049.292
19,2
Tahoua
927.880
16,9
Tillabéry
1.097.771
20,1
Zinder
1.083.543
19,8
C.U.Niamey
256.282
4,7
Niger
5 .473.384
100
Source : MP/DSCN (Enquête permanente de Conjoncture Economique et Sociale 1995)
La répartition de la population active par département montre que un actif sur 5 se trouve soit
à Tillabéri ou à Zinder. On observe une relative concentration dans les départements de
Maradi (19,2%), Tahoua (16,9%) et Dosso (14,2%) alors que ceux de Diffa, Agadez et la
Communauté Urbaine de Niamey représentent moins de 10%. Ces résultats reflètent en réalité
le poids démographique de différents départements au niveau national.
Tableau : N°21 Statut dans l'occupation selon le département de résidence (en %).
Statut
Agadez Diffa
Dosso Maradi
Tahoua
Tillabéry
Zinder Niamey
Ensemble
Patron
0,2
0,5
20,1
2,7
3,4
31,6
29,1
12,4
100
Indépendant
3,5
3,5
15,1
25,3
10,5
16,9
22,1
3,1
100
Salarié public
5,3
1,9
3,5
8,5
9,0
20,9
11,9
39,0
100
Salarié privé
25,5
0,9
3,5
9,9
10,6
15,1
9,2
25,5
100
Aide familial
2,9
3,7
18,8
36,9
13,7
13,0
9,9
1,1
100
Apprentis
9,4
1,4
12,4
21,5
7,3
2,3
17,5
28,2
100
Autres
1,4
0,5
1,2
18,1
5,6
10,2
40,4
2,5
100
Source : MP/DSCN (Enquête permanente de Conjoncture Economique et Sociale 1995)
Environ 81% des employeurs nigériens se trouvent dans les départements de Dosso (20%),
Tillabéry (32%) et Zinder (29%) alors que Niamey n'en compte que 12%. Les départements de
Diffa, Agadez, Maradi et Tahoua englobent seulement 7% des patrons.
La moitié environ (47,4%) de ceux qui travaillent à leur compte se trouvent dans les
départements de Maradi et Zinder alors qu'ils ne représentent que 3% à Niamey. Ces résultats
confirment la puissance économique du département de Maradi au niveau national par contre
Niamey demeure la capitale administrative avec 32% des salariés.
Cependant avec la présence des sociétés minières, le département d'Agadez a une part
relativement importante des salariés (16%) mais vient néanmoins à la troisième position après
Tillabéri (18%).
55

Le département de Maradi englobe 37% des travailleurs sans rémunération ce qui montre le
caractère traditionnel de l'économie de ce département alors que Niamey contient 1% des
aides familiaux. A l'inverse, les actifs ont plus tendance à apprendre un métier à Niamey
(28%) que dans les autres départements. Maradi vient en deuxième position avec 22% des
apprentis suivis respectivement par Zinder et Dosso avec 18% et 12%.
13.4. Propriété des biens
Cette partie de l'analyse traite de la possession de champs, de parcelles et les divers biens
d'équipement. L'analyse s'articulera au niveau national, régional et selon le milieu de
résidence.
13.5- Possession de champs, maisons et parcelles :
Tableau N°22 : Possession de champs, maisons et parcelles selon le département
et le milieu de résidence.
Biens
Champs
Maisons
Parcelles
Département
Agadez
17,9
77,6
15,8
Diffa
93,4
93,6
7,1
Dosso
96,4
97,7
5,2
Maradi
94,0
93,3
4,9
Tahoua
94,8
94,6
14,4
Tillabéry
93,7
89,6
13,1
Zinder
90,2
95,1
4,8
C.U.Niamey
26,9
44,5
14,7
Milieu de résidence
Urbain
41,2
61,2
14,9
Rural
95,7
96,1
7,8
Niger
87,0
90,6
8,9
Source : MP/DSCN (Enquête permanente de Conjoncture Economique et Sociale 1995)
La possession d'un champ au Niger se fait dans la plupart des cas suite à un héritage
surtout dans les zones agricoles. C'est ce qui pourrait expliquer les fortes proportions des
ménages possédant un champs dans les zones rurales. La Communauté Urbaine de
Niamey et le Département d'Agadez n'étant pas des zones agricoles, la proportion des
ménages reste légèrement faible comparée à celle des autres régions.
A la Communauté Urbaine de Niamey plus de la moitié des ménages ne disposent pas de
leurs propres maisons. Ailleurs dans les autres régions, plus 75% des ménages disposent
de maisons. La possession de parcelle reste une préoccupation surtout que dans certaines
zones les parcelles sont presque gratuites.
L'analyse selon le milieu de résidence montre que plus de la moitié des ménages urbains
ne disposent pas de champs, alors qu'en milieu rural, la quasi totalité de la population en
dispose.
En milieu urbain, un peu plus de la moitié de la population dispose de maisons, en milieu rural
c'est presque toute la population qui dispose d'une maison. Enfin, c'est seulement 15% des
ménages qui disposent d'une parcelle, alors qu'en milieu rural cette proportion n'est que de
7,8%.
56

13.6. Possession des biens d'équipement
Tableau N°23 : Proportion des ménages possédant des biens d'équipement selon le milieu de
résidence.
Biens d'équipement
Milieu urbain
Milieu rural
Ensemble
Télé couleur
11,2
0,2
1,9
Télé noir et blanc
14,7
0,7
2,9
Vidéo
8,0
1,1
2,2
Radio, radio cassette
59,3
29,8
34,5
Congélateur, réfrigérateur
12,9
0,2
2,2
Climatiseur
2,0
0,1
0,4
Ventilateur
17,4
0,0
2,8
Cuisinière
3,6
0,0
0,6
Foyer amélioré
14,5
9,5
10,3
Réchaud à pétrole
14,8
3,9
5,7
Lampe à pétrole
86,7
92,3
91,4
Lis
95,9
95,3
95,4
Bibliothèque
18,9
4,0
6,3
Fauteuil
60,0
25,8
31,2
Buffet
16,9
1,0
3,5
Voiture, camion
10,1
0,1
1,7
Motocyclette
10,2
1,2
2,7
Vélo
12,3
2,4
4,0
Pirogue, charrette
6,1
13,1
12,0
Source : MP/DSCN (Enquête permanente de Conjoncture Economique et Sociale 1995)
Comme on devrait s'attendre , les téléviseurs, la vidéo, le congélateur, le climatiseur et la
cuisinière restent des équipements urbains. Par contre, les lits, les radios cassettes sont
des équipements que l'on rencontre à la foi en milieu urbain comme en milieu rural. La
pirogue et les charrettes sont les moyens de transport les plus utilisés en milieu rural (cela
pourrait être dû au manque de moyens de transport moderne adéquats dans ce milieu).
En dehors des lits, des lampes à pétrole, des radio cassettes et des fauteuils qui ont une
proportion élevée des personnes qui les possèdent, les autres équipements sont très peu
détenus par la population que ce soit en milieu rural comme en milieu urbain. En effet, la
proportion de ceux qui possèdent ces biens d'équipement ne dépasse pas 12,0%.
12.7 Santé :
13.7.1 ­ Services de santé disponibles
Une des stratégies retenues dans le PDS 1994 ­ 2000 pour améliorer l'état de santé de la
population est l'accroissement progressif de la couverture sanitaire par l'augmentation des
investissements en matière d'infrastructures sanitaires.
Il faut noter que ces dernières années, des progrès sensibles ont été réalisés.
Le tableau n°24 ci-dessous donne la répartition des formations sanitaires publiques par
département.
Tableau n°24 : Formations sanitaires publiques par département, année 1999.
CSI I
CSI II
HD
CHD
MAT REF
HN
Total
AGADEZ
17
11
4
1
-
-
33
DIFFA
16
6
3
1
-
-
26
DOSSO
46
14
5
1
-
-
66
57

MARADI
41
12
7
1
-
-
61
TAHOUA
53
14
8
1
1
-
77
TILLABERY
55
19
6
-
-
-
80
ZINDER
55
21
6
-
1
1
84
C .U.N
20
16
3
-
1
2
43
Total
304
113
42
5
3
3
469
Source : DPS/ES/MSP
Sur la base des données du tableau n° 8 et de l'évolution démographique, le Niger dispose
d'une formation sanitaire publique (CSI I, CSI II, HD) pour 22 013 habitants en moyenne contre
une formation sanitaire publique pour 26 598 habitants en 1992.
La couverture sanitaire a passé de 32% en 1994 à 47,687% en 1999. Le tableau ci-dessous
donne le taux de couverture sanitaire par département.
Tableau n°25 : Taux de couverture sanitaire par département, année 1999.
Département
Population
Couverture sanitaire Taux d'accroissement
AGADEZ
319 079
60,45%
-
DIFFA
208 684
45,26%
0,59%
DOSSO
1 477 090
39,75%
3,6%
MARADI
1 900 925
33,69%
3,78%
TAHOUA
1 740 224
38,69%
2,60%
TILLABERY
1 917 521
32%
3,30%
ZINDER
1 869 765
32%
3,3%
C .U.N
689 650
100%
4,7%
Niger
10 104 000
47,687%
3,4%
Source : Données DDS/DPS/ES/MSP
Il ressort du tableau n°25 que les départements les moins couverts sont Tillabéry, Zinder et
Maradi. Leur situation n'est pas différente de celle du pays en 1994 en matière de couverture
sanitaire. Cela ne peut être attribué à un manque d'investissement dans ces régions mais
peut-être à un accroissement démographique plus important que les efforts fournis.
Le tableau fait également remarquer que deux départements (Agadez et Diffa) en dehors de
la CUN ont dépassé l'objectif de 45% fixé dans le PDS 1994-2000 en matière de couverture
sanitaire.
13.7.2- Principaux Problèmes de Santé
Du point de vue santé c'est surtout les maladies d'origine hydrique qui préoccupent les
populations du bassin du fleuve. Ces maladies sont surtout :
ß l'onchocercose
ß le choléra
ß les diarrhées
ß le paludisme
Elles constituent souvent les causes de mortalité et rendent la mise en valeur de la vallée du
fleuve difficile ainsi que le développement de gros centres urbains.
13.8. Habitat :
58

Cette partie traite du statut d'occupation du logement, du type d'habitat et de la
disponibilité de l'habitat.
13.8.1- Mode de Propriété des habitations
Il s'agit de ressortir le mode de propriété des logements.
Tableau N°26 : Le statut d'occupation du logement selon le département et le milieu de
résidence
Statut
Propriétair Locataire
Logé
Logement
Autres
Total
e
gratuit
de fonction
Département
Agadez
61,6
7,6
41,1
16,7
-
100
Diffa
93,5
2,7
2,8
0,9
0,1
100
Dosso
92,8
2,5
3,7
0,3
0,7
100
Maradi
91,5
2,9
5,1
0,3
0,2
100
Tahoua
95,5
2,9
1,5
0,1
0,0
100
Tillabéry
94,3
1,6
3,9
0,1
-
100
Zinder
96,0
2,2
1,4
0,3
0,2
100
C.U.Niamey
42,6
35,4
17,8
2,1
2,1
100
Milieu de
résidence
Urbain
54,5
24,0
14,4
5,8
1,3
100
Rural
96,9
0,8
2,3
0,0
0,1
100
Niger
90,1
4,5
4,2
0,9
0,3
100
Source : MP/DSCN (Enquête permanente de Conjoncture Economique et Sociale 1995)
L'analyse du tableau n°26 fait ressortir qu'une proportion importante des ménages du
département d'Agadez vit dans des logements de fonction. En effet, 16,7% des ménages
d'Agadez occupe des logements de fonction alors que cette proportion n'est que de 0,1%
dans le département de Tahoua. Sauf à la Communauté Urbaine de Niamey (avec 42,6%) et le
département d'Agadez (avec 61,6%), la proportion des ménages propriétaires de leurs
logements dépasse 90%.
La proportion des locataires est plus élevée à Agadez avec 7,6% et à la Communauté
Urbaine de Niamey avec 35,4% des ménages. Ailleurs dans les autres régions, cette
proportion n'atteint pas 3%. Elle enregistre son niveau le plus bas dans le département de
Tillabéry avec seulement 1,6%.
Comme pour les locataires, la proportion des ménages logés gratuitement est plus
importante dans le département d'Agadez et la Communauté Urbaine de Niamey avec
respectivement 14 ;1% et 17,8% des ménages. Ailleurs cette proportion varie de 1,4% (son
niveau le plus bas) à Zinder à 5,1% à Maradi.
L'analyse du statut d'occupation du logement selon le milieu de résidence fait ressortir que la
quasi totalité des ménages ruraux sont propriétaires de leurs logements et qu'une infime partie
seulement occupent des logements de fonction. En milieu urbain par contre, bien que la
proportion des ménages propriétaires reste la plus importante, celle des locataires prend une
importance relative. La proportion des ménages occupant des logements de fonction est non
négligeable.
59

13.8.2- Type d'habitation
On rencontre principalement trois types d'habitat :
ß la maison traditionnelle en paillote
ß la maison néo-traditionnelle en banco avec charpente végétale ou dans le meilleur
des cas avec incorporation de matériaux définitifs (tôles, ciment)
ß la maison en dur qu'on rencontre généralement dans les grands centres urbains.
13.8.3- Disponibilité des habitats
Il n'existe aucune donnée fiable en matière d'habitat.
Cependant, il faut noter que la situation se caractérise par la précarité et un important déficit
dans tout les chefs lieux de régions concernés.
La forte tendance à l'urbanisation des grands centres, l'exode rural vers ces centres
entraînent en permanence des besoins supplémentaires en logements. La précarité de
l'habitat en milieu rural s'explique par la charité des matériaux de construction, la paupérisation
du monde rural et l'absence de viabilisation des terrains.
13.9.Education
L'instruction de la population est la clé de tout développement. Elle a, non seulement, un
impact positif sur la santé et le bien-être du ménage, mais aussi, constitue un élément
indispensable pour le développement économique de la nation. L'histoire nous enseigne
que les pays qui se sont développés, l'ont fait en développant le système éducatif.
13.9.1 Niveau d'instruction de la population
Il ressort de l'enquête ­ EPCES 95 l'analphabétisme touche une part importante de la
population nigérienne. En effet, plus de deux nigériens sur trois sont analphabètes (69,6%
tableau n°26). Le niveau d'instruction est généralement beaucoup plus élevé en milieu urbain
qu'en milieu rural où près de trois personnes sur quatre sont sans aucun niveau d'instruction.
Tableau N°27 : Répartition de la population par sexe selon le niveau d'instruction
Niveau
Masculin
Féminin
Total
d'instruction
Aucun
41,1
58,9
100
Primaire
62,0
38,0
100
Secondaire
65,4
34,6
100
Supérieur
85,7
14,3
100
Coranique
68,4
31,6
100
Alphabétisé
94,4
5,6
100
Total
48,8
51,2
100
Source : MP/DSCN (Enquête permanente de Conjoncture Economique et Sociale 1995)
L'analyse du tableau 27 montre que d'une manière générale le niveau d'instruction est plus
élevé chez les hommes que chez les femmes. L'écart entre les deux est accentué pour
l'enseignement supérieur. Ainsi pour le niveau supérieur on enregistre 14,3% de femmes
contre 85,7% des hommes.
Tableau N°28 : Répartition de la population par Département selon le niveau d'instruction
Niveau
Aucun
Primaire Secondaire Supérieur
Coranique Alphabétis
Total
d'instruction
é
Agadez
51,1
21,4
6,2
0,6
17,3
0,4
100
Diffa
70,5
10,0
1,8
0,1
17,4
0,2
100
60

Dosso
79,1
9,7
1,5
0,1
9,4
0,2
100
Maradi
70,6
9,7
2,6
0,1
15,9
0,1
100
Tahoua
72,7
9,2
1,2
0,2
16,4
0,3
100
Tillabéry
72,8
12,5
2,4
0,1
11,5
0,7
100
Zinder
64,4
7,0
2,0
0,1
26,3
0,2
100
C.U.Niamey
46,7
31,1
13,9
1,9
6,1
0,3
100
Total
69,6
11,3
2,8
0,2
15,6
0,5
100
Source : MP/DSCN (Enquête permanente de Conjoncture Economique et Sociale 1995)
L'examen du niveau d'instruction par département de résidence montre que la
proportion relative des personnes n'ayant aucun niveau d'instruction varie entre 46,7% et
79,1%. C'est dans le département de Dosso que leur part est relativement importante, ils
sont près de quatre analphabètes pour cinq. Seule la Communauté Urbaine de Niamey
compte moins de 50% d'analphabètes. Il faut aussi remarquer qu'une proportion non
négligeable de la population (15,6%) a le niveau d'instruction coranique. Cette proportion
varie de 6,1% à la Communauté Urbaine de Niamey à 26,3% à Zinder.
Tableau N°29 : Répartition de la population par milieu de résidence selon le niveau
d'instruction.
Niveau
Urbain
Rural
Total
d'instruction
Aucun
45,2
74,2
69,6
Primaire
25,6
8,6
11,3
Secondaire
11,1
1,2
2,8
Supérieur
1,1
0,0
0,2
Coranique
16,7
15,4
15,6
Alphabétisé
0,3
0,6
0,5
Total
100
100
100
Source : MP/DSCN (Enquête permanente de Conjoncture Economique et Sociale 1995)
L'observation du tableau n°29 montre que près de trois quarts de la population rurale
n' a aucun niveau d'instruction, tandis qu'en milieu urbain elle représente 45,2%. On remarque
aussi 37,8% de la population urbaine a au moins un niveau d'instruction primaire alors qu'elle
représente que 9,8% de la population rurale.
13.9.2 Scolarisation des enfants en âge scolaire
L'examen des enfants en âge scolaire permet d'apprécier la capacité d'accueil du
système éducatif et d'avoir une idée de l'évolution future du niveau d'instruction de la
population.
Tableau 30 : Taux brut de scolarisation par département et par milieu de résidence (%).
Taux brut de scolarisation
61

Département
Agadez
56,6
Diffa
24,6
Dosso
25,8
Maradi
25,5
Tahoua
22,8
Tillabéry
36,0
Zinder
22,2
C.U.Niamey
92,7
Milieu de résidence
Urbain
74,5
Rural
22,7
Niger
31,9
Source : MP/DSCN (Enquête permanente de Conjoncture Economique et Sociale 1995)
Le taux brut de scolarisation : c'est à dire la proportion des élèves du primaire tous âges -
confondus par rapport à la population des enfants âgés de 7-12 ans, il est 31,9%, soit à peine
un enfant sur trois scolarisés. Signalons que ce taux est supérieur à celui des documents
officiels du Ministère de l'Education Nationale (29,5%).
La différence entre milieu urbain et rural est très élevée. Si en milieu urbain les trois quarts
des enfants ont accès à l'enseignement primaire, seul un enfant rural sur cinq a accès à ce
service.
On constate, en outre, que seuls trois départements (Agadez, Tillabéry et la Communauté
Urbaine de Niamey) sur les huit que compte le pays ont un taux supérieur au taux national.
Le taux net de scolarisation : c'est l'indicateur le mieux approprié pour apprécier l'intensité de
la scolarisation. Il donne la proportion des élèves âgés de 7 à 12 ans effectivement sur les
bancs de l'école par rapport aux enfants de cette même tranche d'âge.
Tableau N°31 : Taux net de scolarisation par département et par sexe
Masculin
Féminin
Total
Département
Agadez
48,3
41,2
45,0
Diffa
20,6
18,7
19,6
Dosso
30,8
13,2
21,5
Maradi
28,4
12,5
21,1
Tahoua
26,2
11,1
19,3
Tillabéry
28,9
24,1
Zinder
18,3
16,2
26,5
C.U.Niamey
73,8
65,7
17,3
69,7
Milieu de résidence
Urbain
61,9
52,7
57,3
Rural
23,2
12,4
18,0
Niger
30,0
19,9
25,1
Source : MP/DSCN (Enquête permanente de Conjoncture Economique et Sociale
1995)
Il ressort des résultats de l'enquête-EPCES 95 ­ que seul le quart des enfants âgés de 7 à
12 ans fréquente l'école primaire. Ce taux masque une disparité aiguë entre le milieu urbain
et le milieu rural d'une part et d'autre part en garçons et filles. En effet, si 57,3% des enfants
en milieu urbain âgés de 7 à 12 ans vont à l'école, seulement 18% des enfants ruraux sont
scolarisés. Aussi alors que 30% des enfants de la population masculine fréquente l'école
primaire, seules 19,9% des filles fréquentent l'école primaire.
62

Par rapport à ce taux de scolarisation, nous pouvons classer les départements de
résidence en quatre grands groupes principaux à savoir :
-
les départements dont le taux est de loin supérieur à la moyenne nationale
(Agadez avec 45% et la Communauté Urbaine de Niamey avec 69,7% ;
-
Le département de Tillabéry dont le taux (26,5%) est légèrement supérieur
à la

moyenne nationale ;
-
ceux dont le taux est inférieur à la moyenne mais supérieur à 20% : Dosso
et Maradi ;
-
et enfin les départements dont le taux est inférieur à 20% : Diffa et Zinder.


13.9.3 Déperdition scolaire



Des résultats de l'enquête-EPCES 95 ­ Il ressort que le déperdition scolaire est moins

inquiétante. En effet, au niveau primaire tout comme au secondaire, le taux moyen national
de déperdition est de 9% soit moins du dixième de la population scolaire. Néanmoins il
cache les inégalités frappantes lorsqu'on s'intéresse au degré d'enseignement selon le
milieu ou le département de résidence.


13.9.4 Taux de déperdition primaire



Tableau N°32 : taux de déperdition primaire par département et par milieu de résidence selon le
sexe




Masculin

Féminin

Total

Département





Agadez

10

5

8

Diffa

13

13

13

Dosso

14

19

16

Maradi

13

3

11

Tahoua

8

12

9

Tillabéry

9

6

7

Zinder

3

5

4

C.U Niamey

4

9

6


Milieu de résidence




Urbain

5

7

6

Rural

11

10

11

Niger


9


8


9



Source : MP/DSCN (Enquête permanente de Conjoncture Economique et Sociale 1995).


Ici la différence entre milieu urbain et milieu rural est très élevée. En effet, la déperdition

rurale est presque le double de celle du milieu urbain (11% en milieu rural contre 6% en
milieu urbain). Cette différence s'expliquerait en grande partie par les longues distances qui
séparent l'école primaire des lieux de résidence. Aussi en milieu urbain à peine 2% des
effectifs scolaires parcourent plus de 2 km, en milieu rural plus de 50% des enfants
parcourent 2 km et plus pour se rendre à l'école.


La déperdition scolaire est plus significative dans les départements de Maradi (11%), Diffa
(13%) et Dosso (16%). Cette forte déperdition pourrait être due en partie par le fait que les
enfants ont à parcourir plus de 2 km à pieds.

63


Enfin on constate qu'il n'y a pas d'écart significatif entre milieu urbain et milieu rural
lorsqu'on s'intéresse au moyen utilisé par la population scolaire pour se rendre à leur
établissement d'origine. En effet, les moyens modernes sont très faiblement utilisés, la
presque totalité des élèves (98,35%) indépendamment du milieu ou du département de
résidence vont à l'école à pieds.


13.9.5 Taux de déperdition secondaire



Tableau N°33 : Taux de déperdition secondaire par département et par milieu de résidence
selon le sexe



Masculin

Féminin

Total

Département





Agadez

11

7

9

Diffa

0

7

3

Dosso

1

8

3

Maradi

5

22

8

Tahoua

5

6

6

Tillabéry

22

11

16

Zinder

12

8

11

C.U.Niamey

10

4

7


Milieu de résidence




Urbain

9

7

8

Rural

9

10

9

Niger


9


8


9



Source : MP/DSCN (Enquête permanente de Conjoncture Economique et Sociale 1995)


Dans l'enseignement secondaire, seuls les départements de Tillabéry et Zinder
enregistre un pourcentage de déperdition supérieur à la moyenne nationale ; il est
respectivement de 16% et de 11%. A Tillabéri tout comme à Zinder, cette forte déperdition est
tributaire du fort abandon des garçons au détriment des filles.


13.10. Service de transport et d'infrastructure



Il s'agit de décrire le mode de déplacement des populations du bassin et le réseau routier.


13.11- Le mode de déplacement des populations



Le tableau suivant montre les différents moyens de transport utilisés par la population
nigérienne dans son terroir.



Tableau N°34 : Les moyens de transport selon le département et le milieu de résidence

Moyens de


A pieds


Vélo


Vélomoteu Auto


Montur Charrett Pirogue Autre


Total

transport
r
e
e
animale
64


Département











Agadez

73,6

0,5

0,2

8,1

16,5

-

-

1,1

100

Diffa

87,7

-

-

7,4

4,9

-

-

-

100

Dosso

93,4

1,2

0,3

0,1

1,1

2,3

1,6

-

100

Maradi

74,2

1,0

1,0

11,6

8,8

3,4

-

-

100

Tahoua

80,0

0,6

0,5

5,5

9,9

3,2

-

0,3

100

Tillabéry

76,4

0,6

0,2

5,0

1,8

3,3

12,7

-

100

Zinder

83,2

0,9

0,2

3,3

8,9

3,5

-

-

100

C.U.Niamey

97,3

0,4

0,6

1,7

-

-

-

-

100

Milieu de résidence









Urbain

95,8

1,4

0,9

1,7

0,1

0,1

0,0

-

100

Rural

78,9

0,7

0,3

6,1

7,8

3,3

2,8

0,1

100

Niger

81,6

0,8

0,4

5,4

6,6

2,8

2,3

0,1

100

Source : MP/DSCN (Enquête permanente de Conjoncture Economique et Sociale 1995)


La monture animale est essentiellement utilisée dans le département d'Agadez avec
16,5%, celui de Tahoua avec 9,9%, de Zinder avec 8,9% et Maradi avec 8,8%. Dans toutes
les autres régions, la proportion de la population qui marche à pieds pour se rendre au marché
le plus proche est très élevée (elle varie de 73,6% à Agadez à 97,3% à la Communauté
Urbaine de Niamey). La pirogue n'est utilisée que dans les régions du fleuve (Tillabéry 12,7%
et Dosso 1,7%).


La quasi totalité de la population du milieu urbain se rend au marché à pieds alors
qu'en milieu rural les autres modes de transport sont bien utilisés (monture animale 7,8%,
automobile 6,1%, charrette 3,4% et pirogue 2,8%). Le vélo et le vélomoteur sont très peu
utilisés en milieu rural comme en milieu urbain.


S'agissant du déplacement de cette population vers l'extérieur le moyen de transport le
plus utilisé est la voiture. L'ensemble des régions du bassin du fleuve Niger sont reliés à la
capitale par une route goudronnée, même si celle-ci le plus souvent est mal entretenue ou
dégradée.

Concernant le réseau ferroviaire il est inexistant sur l'ensemble du pays.

Le transporteur aérien quant à lui est peu développé, seul Niamey dispose d'un aéroport
international. Les autres régions du bassin possèdent chacun un aérodrome.


13.11.2- Réseau Routier



Le réseau routier de la région de Maradi est constitué de 1.265 km dont :

-
300 km de routes bitumées
-
965 km de routes en terres
Celui de Tillabéri est composé de 2.207 km de routes dont 717 km de routes bitumées et 1.490
km de routes en terres .
Au niveau de la Communauté Urbaine de Niamey les routes bitumées sont prés de 195 km, les
routes latéritiques et le réseau tertiaire sont mal connues ­ les rues pavées sont de l'ordre
de 90 km.
D'une manière générale dans le bassin du fleuve le transport routier des marchandises
et le transport public des voyageurs sont assurés par la Société Nationale des transports
nigériens et des véhicules appartenant à des particuliers.
13.11. Autres infrastructures de prestation de service
13.11.1- Services Financiers
L'ensemble des chefs lieu de régions concernés par le bassin du fleuve Niger
possèdent des services financiers. Seulement ces services sont moins développés à Dosso,
65

Tillabéry et Agadez. Par contre on constate une forte concentration de ces services à la
Communauté Urbaine de Niamey et dans une moindre mesure à Maradi.
13.11.2- Services Postaux
-
La région de l'étude desservie par les bureaux de poste (ONPE)
Information
Le secteur de l'information connaît un ressort important dans les domaines de la Radio,
la Télévision et la Presse écrite du niveau dans chefs lieu de région concernés par l'étude.
13.11.3- Services de Télécommunications
La société Nigérienne de Télécommunication (SONITEL) assure les services publics
de télécommunications dans les relations nationales et internationales au niveau de tous les
chefs lieux de régions concernés par l'étude à savoir Niamey, Agadéz, Tillabéri, Tahoua,
Maradi, Dosso.
XIV ­ ASPECTS ECONOMIQUES
14.1 Secteur de Production
Les principales branches d'activités de production s'articulent autour de l'agriculture,
l'élevage , la pêche, les forêts, les mines, l'industrie et l'énergie. On peut aussi noter la relance
de l'hôtellerie, l'artisanat et le tourisme notamment dans la région d'Agadez.
14.1.1 L'agriculture
a)
Les cultures vivrières
- le mil et le sorgho : la culture du mil et du sorgho occupe la plus grande partie de
la
population. Ces deux cultures occupent les _ des superficies emblavées ; la production du mil
et de sorgho est de 1,300 à 2,00 millions de tonnes pour le mil par an selon les années, et 260
à 360 mille tonnes par an pour le sorgho.

Le système de production est resté traditionnel et les rendements sont faibles et
dépendent surtout de la pluviométrie.
- Le riz : la culture du riz se pratique un peu partout au Niger, toutefois le long du fleuve Niger
reste la principale zone de production au niveau de 33 aménagements hydro-agricoles. La
production moyenne annuelle est de 35.000 tonnes de riz décortiqué pour une consommation
estimée à 94.000 tonnes de riz décortiqué. Ainsi on relève que la production nationale
représente à peine 1/3 de la consommation totale qui du reste est couverte pour les 2/3 par
des importations.
- Le blé : la production annuelle se situe entre 3.500 et 4.500 tonnes. Les zones de
cultures sont les périmètres irrigués, les cuvettes de l'Est du pays, autour des mares et le long
de la Komadougou Yobé.
b) Les cultures de rente
- L'arachide : L'arachide étant le principal oléagineux d'où l'importance de sa culture. Les
principales zones de cultures sont Maradi, Zinder et Dosso. Trois étapes ont marqué
l'évolution de la filière :
66

· 1970-1973 ; la période d'essor, l'arachide était la principale culture de rente et
fournissant à l'état l'essentiel des ressources budgétaires d'où la création de la
Société Nigérienne de Commercialisation de l'Arachide (SONARA) ;
· 1973-1989 ; la période de déclin. La production a subi une chute drastique ;
· Depuis 1990, les superficies emblavées s'accroissent de nouveau avec une
production de 174.000 tonnes en 1996.
- Le niébé : c'est la principale légumineuse alimentaire. Le niébé occupe le deuxième rang du
point de vue de superficies cultivées après le mil et le sorgho. La production est passée en
moyenne de 174.000 tonnes dans les années 70 à 327.000 tonnes dans les années 90.
- Le coton : Le coton constitue la deuxième culture industrielle après l'arachide. Il est
cultivé sur les périmètres irrigués ou en culture pluviale. Sa production en hausse régulière
est passée de 5.800 tonnes en 1994 à 14.000 tonnes en 1996 et estimée en moyenne à
20.000 tonnes actuellement.
- La canne à sucre : Il existe deux types de cultures de canne à sucre : la canne
blanche et la violette. Elle sont cultivées dans le département de Zinder, dans les dallos Maouri
et Foga et dans la vallée du fleuve. Depuis 1984, sa production est en décroissance.
c) Les cultures maraîchères :
- L'oignon : C'est une production commerciale pour les revenus qu'elle procure. La
production s'élève à 172.000 tonnes / an en moyenne. Il constitue l'un des principaux
produits d'exportation pour les régions où il est cultivé en particulier la région de Tahoua.
d) L'arboriculture fruitière
La production est très insuffisante pour la consommation nationale d'où l'importance
de très grandes quantités à partir des pays voisins : le Nigeria, le Bénin, le Burkina-Faso et
de la Côte d'Ivoire, etc.
14.1.2. L'élevage
La pratique et la performance de l'élevage sont étroitement liées aux facteurs climatiques et à
l'extension des aires de pâturages. On estime par ailleurs que les 2/3 du cheptel bovins vivent
pratiquement dans la zone agricole.
Le tableau n°35 donne la répartition par espèce du cheptel.
Tableau n°35: Estimation des effectifs du cheptel par Département en fin décembre
1998

Bovins
Ovins
Caprins
Camelin
Asins
Equins
Espèces
s
Départements
Agadez
12.664
100.959
197.472
25.150
16.020
-
Diffa
379.176
1 .813.307
1.515.756
65.592
123.624
40.688
Dosso
367.702
56.951
160.715
3.715
8.551
2.602
Maradi
311.415
247.500
398.749
19.316
10.166
1.352
Niamey CU
22.406
62.465
36.758
212
1.082
208
Tahoua
237.919
649.194
1.285.060
136.491
197.219
2.289
Tillabéry
559.294
533.604
1.250.068
42.029
81.291
9.158
Zinder
239.759
676.093
1.543.021
104.438
88.543
37.150
Total 1998
2.130.335
4.140.073
6.379.599
396.948
526.386
93.447
Source : Rapport annuel 1998 de la Direction Production Animale/MAG/EL
67

14.1.3. Les ressources forestières :
Les ressources forestières n'ont pas fait l'objet d'inventaire systématique dans
l'ensemble du territoire du pays mais on estime les superficies boisées à plus de 14
millions d'hectares. Les espèces arbustives se repartissent comme suit :
-
environ 3% de la zone soudanienne est une savane boisée ouverte ;
-
plus de 48% de la zone sahélienne constituent une steppe arborée et
arbustive ;
-
environ 1% de la zone saharienne est constitué de palmiers doum et dattier.
14.1.4. La pêche et la pisciculture :
Le secteur pêche contribue pour environ six (6) milliards de francs CFA à l'économie
nationale par an.
La pêche et la pisciculture sont des activités marginales. Diverses espèces
halieutiques sont élevées et/ou pêchées dans les différents plans d'eau (fleuve Niger,
Komadougou, Lac Tchad et mares) et retenues artificielles.
La superficie totale des plans d'eau pour la pêche est estimée à 400.000 ha en année
normale. Ces dernières années, les prises ont régulièrement diminué de 10.000 tonnes en
1978, elles n'étaient que de 2.000 tonnes en 1985 et elles ont passé à 7.000 tonnes en 1998.
Les effets de la sécheresse et de la désertification ont considérablement affecté les maigres
ressources halieutiques des 400.000 ha de plans d'eau recensés dans le pays.
14.1.5. Les ressources fauniques :
Les ressources fauniques sont font l'objet de protection dans trois (3) réserves et dans le
parc du « W » qui a une superficie de près de 680.000 ha. Le potentiel est essentiellement
constitué de petits gibiers, des girafes, des lions, des éléphants, des buffles et des antilopes.
14.1.6. Mines-Energie et Industrie
a) Mines
L'exploitation de l'uranium a fortement stimulé la croissance de l'économie du pays pendant la
période s'étalant du milieu des années 70 au début des années 80. Pendant cette période, le
taux de croissance de l'économie était de 21% en moyenne, les recettes budgétaires de l'Etat
ont passé de 12 milliards à 60 milliards de francs CFA en 1979 et le secteur minier
représentait 40%. Plus de 4.000 emplois ont été créés par les différentes sociétés minières
(Somaïr, Cominak et Sonichar).
La mise en exploitation du charbon d'Anoun Araren a permis la substitution des
produits pétroliers importés par une source locale et de réaliser aussi des économies de
devises de plus de 4 milliards francs CFA. Cependant le retournement du marché de l'uranium
a eu des effets néfastes sur le secteur minier du Niger.
Les exploitations de l'uranium ont baissé de 75 milliards de francs CFA en 1995, la contribution
pour la même année aux recettes budgétaires a été ramenée à 10% avec sept (7) milliards de
francs CFA. Les efforts déployés par l'Etat depuis les années 1980 pour diversifier la
production n'ont pu voir un début de concrétisation qu'à partir des années 1995 année à partir
de laquelle l'octroi des différents permis de recherche aurifère a permis d'entreprendre des
travaux de prospection qui ont conduit à la découverte de certains gisements exploitables
dont celui de « Samira ».
b) Energie
68

Le secteur énergétique se divise en trois sous-secteurs à savoir les hydrocarbures,
l'électricité et les énergies nouvelles et renouvelables :
- les hydrocarbures : C'est la Sonidep qui assure l'importation et le stockage tandis
que la distribution est assurée par les différentes sociétés pétrolières (Total, Elf, Schell, Mobil)
et certains privés nationaux.
- L'énergie électrique : L'énergie électrique, dont la distribution publique est assurée par la
société nigérienne d'électricité (Nigélec) est importée à plus de 76% du Nigeria. La société
explotatrice ne produit que 20% de la consommation actuelle du pays et la Sonichar produit
seulement 4% de la consommation.
Le barrage nigérian de Kindji alimente en électricité l'ouest, le centre et l'est du pays. Quant à
la Sonichar elle alimente les sociétés minières (Somaïr et Cominak) et le département
d'Agadez.
- Energies nouvelles et renouvelables : Il s'agit des énergies solaire, éolienne,
hydraulique et la biomasse. La forte consommation du bois-énergie par les populations joue un
rôle important dans la dégradation des écosystèmes.
La répartition de la consommation d'énergie au Niger est de 70% pour le bois-énergie, 10%
pour les déchets et résidus agricoles, 9% pour les produits pétroliers et seulement 2% pour
l'électricité. Les ménages consomment près de 89% de l'énergie produite.
c) Les industries
Le parc industriel est composé de 131 unités dont 96 en activité. On dénombre dans ce parc
62 boulangeries dont 47 en activité.
L'analyse de la structure du tissu industriel (hors boulangeries) montre que les industries
agro-alimentaires représentent à elles seules 28% de l'ensemble du secteur, viennent ensuite
les branches de l'imprimerie, de la chimie, de la construction métallique et bois avec
respectivement 25,17 et 17%.
Les matériaux de construction et les textiles-cuirs-habillement représentent 8,et 5%.
L'ensemble des unités en arrêt est de 31 soit 24% du parc en 1998.
Il ressort de l'examen de la répartition géographique que l'essentiel des entreprises
industrielles est installé à Niamey.
PARTIE II - ANALYSE DES DIFFERENTS SECTEURS ECONOMIQUES
Documents de base : Communication sur les changements climatiques, HKB, Etudes
régionales, Jalda, Etudes ABN, SNPA/DB...
Le Niger est signataire de la Convention Internationale sur les Changements et
Variabilités Climatiques. Dans ce cadre il a initié une étude pour faire l'inventaire des
gaz à effet de serre et la vulnérabilité et adaptation aux changements climatiques.
Cette étude a porté sur les secteurs de l'Energie, les Procédés industriels,
l'Agriculture/Elevage, les Changements d'affectation des terres et foresterie, la
Gestion des déchets et utilisation des solvants. L'analyse des différentes émissions
des GES a montré que les secteurs les plus émetteurs sont ceux relatifs au
changement d'affectation des terres et foresterie, à l'agriculture et l'élevage et celui de
l'énergie.
XIV - ENERGIE
69

Pour satisfaire ses besoins énergétiques, le Niger utilise à plus de 80% de l'énergie provenant
de l'exploitation des ressources ligneuses. D'autres sources d'énergie existantes au Niger et
pouvant atténuer la forte demande de bois énergie sont très faiblement ou pas du tout mises à
contribution. IL s'agit des ressources en énergie éolienne, solaire, nucléaire, hydro-électrique,
fossile (charbon minéral) et bio gaz.
En électricité, le Niger est actuellement approvisionné à partir du Nigeria pour près de 70%.
Les productions nationales se font à partir du charbon (SONICHAR), du fuel et du gaz
(NIGELEC). C'est pourquoi le pays ambitionne la réalisation d'un grand barrage pour la
production hydro agricole : le barrage de Kandadji.
La zone du bassin demeure, avec la ville de Niamey et les aménagements hydro agricoles, la
plus grosse consommatrice d'énergie.
Les différentes sources d'énergie potentielles dans le bassin et leur utilisations
· Source d'Energie Hydroélectrique :
Trois sites potentiels de construction de barrages hydroélectriques ont été identifiés dans la
vallée du fleuve Niger : le site de Kandagi avec une puissance de 230 MW à environ 200 km
en amont de Niamey, le site de Gambou avec une puissance de 122 MW à 120km en aval et le
site de Dyodyonga pour 38 MW sur la Mékrou (affluent du fleuve Niger).
Malgré l'existence de plusieurs études techniques, aucun de ces sites n'est mis en valeur à
ce jour.
· Source d'Energie nouvelle et renouvelable (ENR)
le Bois énergie
Comme nous l'avons évoqué tantôt, 80 % des besoins énergétiques du Niger sont assurés
par le bois, avec plus de 2 000 000 tonnes de bois prélevés.
En ce qui concerne l'utilisation du bois dans le bassin du fleuve Niger, les quantités
consommées ne sont pas du tout connues. Dans le cadre du projet Energie II, énergie
domestique, le schéma d'approvisionnement de la ville de Niamey a été élaboré .
Energie Solaire
Malgré l'importante potentialité cette source d'énergie est très faiblement mise en valeur et
reste actuellement au stade de recherches.
Sa contribution au niveau du bassin reste actuellement très limitée, puissance estimée au
Niger à 416,4 KMC.
Energie éolienne
Tout comme l'Energie solaire son utilisation dans le bassin reste très limitée malgré les
potentialités de son exploitation vitesse du vent de 2,555m/s.
Energie de Bio gaz (Jacinthe d'eau)
Des possibilités d'utilisation de la jacinthe d'eau pour la production de bio-gaz existent mais ne
sont pas actuellement mises en valeur. Des tests à des échelles très réduites sont en cours.
L'adoption de cette technique peut contribuer à juguler le problème de la jacinthe d'eau au
fleuve et à la lutte contre l'exploitation du bois ;
· Source d'Energie minérale
70

Charbon de bois et lignite
Les réserves sont localisées dans le nord du pays et sont estimées à plus de 9 millions de
tonnes d'un faible pouvoir calorifique (3.650 kcal/kg). Ce charbon est exploité pour la
production d'énergie électrique.
L'exploitation comme substitut au bois énergie n'est pas très développée actuellement même si
elle est de plus en plus envisagée. Ainsi elle pourrait contribuer à la réduction de la
consommation du bois énergie dans le bassin.
Hydrocarbures
La recherche pétrolière est ancienne au Niger (1958) et a permis la découverte d'indices plus
ou moins importants dans l'extrême Est et Nord Est. Les indices actuels permettent l'espoir
d'une découverte importante susceptible de faire l'objet d'exploitation.
Des recherches sont en cours dans d'autres régions du pays. Pour le moment l'impossibilité
d'exploitation au Niger font que les quantités des hydrocarbures consommés sont importées.
· Energie électrique
70 % des besoins en Energie électrique provient du Nigeria, le reste produit par des groupes
électroniques à gasoil. Les grandes villes de bassins sont pourvues en électricité.
L'énergie électrique est beaucoup utilisée pour l'exploitation des aménagements hydro-
agricoles dans la vallée du fleuve. Cette énergie a un coût élevé ce qui rend l'exploitation des
aménagements peu rentable.
L'énergie est également utilisée pour la production du fourrage pour le bétail le long de la
vallée du fleuve et c'est toujours le coût élevé de cette énergie qui est un facteur limitant de
cette activité d'élevage.
XV- L'Agriculture
L'agriculture demeure de loin la plus grande activité de la population du bassin du fleuve Niger.
Elle concerne les cultures pluviales et irriguées.
1. Les Cultures pluviales
Ces cultures pluviales sont pratiquées dans tout le bassin comme système de production
agricole extensif. Les superficies cultivées par région sont les suivantes :
Tableau n°36 : Superficies emblavées dans le bassin
Régions
En (Km_)
Superficie cultivée
Ha
Tillabéri
90839
4 485 901
49,12
Dosso
31740
2 511 540
79,12
Tahoua
104677
2 292 492
21,54
Maradi
39129
2 670 990
68,10
Agadez
627080
72 000
0,11
Source : Bilan diagnostic régionaux, PNEDD
· Cultures dunaires :
71

Dans la majorité de cas l'utilisation des engrais est très limitée. La pollution des eaux et terres
par cette pratique est réellement faible. Il n'y a pas eu de travaux pour évaluer cette pollution.
Les pratiques culturales sont par contre basées sur l'augmentation des superficies et ce au
détriment des formations végétales naturelles.
Les différentes cultures portent sur le mil, le sorgho, le niébé, le coton, l'arachide. Les
systèmes de cultures sont traditionnels et basés sur l'utilisation des outils assez rudimentaires
(houe, hiler, daba....). Cette agriculture est souvent compromise par la pluviométrie qui est un
facteur limitant très important à ce niveau.
Ceci est l'une des plusieurs causes d'aggravation de la dégradation des terres et des eaux
par l'érosion éolienne et hydrique. Enfin cette pratique contribue à réduire la diversité
biologique du bassin du fleuve.
Il n'y a pas eu d'études spécifiques pour déterminer avec précision l'ampleur du phénomène.
Des sols impropres aux activités de cultures sont mis en valeur, les jachères ont pratiquement
disparu. L'acquisition de nouvelles terres se fait au détriment des réserves en terres et la
mise en valeur des terres marginales.
· Les Cultures irriguées
Les cultures irriguées ou système de production semi-intensif (irrigation traditionnelle) ou
intensif avec maîtrise de l'eau (AHA) sont pratiquées le long de la vallée du fleuve Niger et au
niveau de certains barrages.
La principale production concerne surtout le riz et quelques productions maraîchères.
Dans ce cas, il est utilisé de la fumure minérale (engrais), qui est une source de salification et
de pollution des eaux du fleuve. Il n'y a pas d'étude précise à ce niveau. Ces aspects sont
réalisés au détriment des habitats des oiseaux migrateurs et des bourgoutières.
Tableau n°37 : superficie exploitée par les cultures irriguées.
Régions
ST (km_)
S. irrigué (ha)
S. irrigué
AHA (ha)
Tillaberi
90 839
-
-
Dosso
31 740
20 000 ha
-
Maradi
39 740
-
-
Tahoua
186 677
-
-
Agadez
627 080
-
-
Source :Rapports régionaux PDES
Tableau n°38 : Evolution des superficies cultivées et cultivables ( en ha )
Départements
Surfaces
Surfaces cultivées
Surfaces cultivées
cultivables en 1976
en 1989
en 2000
Agadez
ND
2.000
--
Diffa
123.000
71.000
170.000
Dosso
1.334.000
552.000
790.000
Maradi
1.113.000
992.000
1.763.000
Tahoua
587.000
544.000
836.000
Tillaberi
1.931.000
587.000
1.346.000
Zinder
1.266.000
927.000
1.930.000
Total
6.354.000
3.605.000
6.925.000
Source : Direction de la population, Etude sur population et environnement, septembre 1996
72

Avec l'accroissement rapide de la population du bassin et son taux de croissance le plus
élevé, les besoins en terres agricoles est de plus en plus croissant et ceci se fait tout
naturellement au détriment des réserves en terres. D'autre part au niveau des AHA,
l'organisation spatiale et les pratiques sont à l'origine de la destruction d'importantes
biodiversités et d'habitats de plusieurs espèces.
X-VI Elevage
L'élevage est une activité socio-économique très importante pour la population nigérienne en
général et celle du bassin du fleuve en particulier. Au Niger, elle représente 30 % de produit
brut et contribue à plus de 35 % du PIB national.
Le bassin du fleuve joue un rôle considérable pour l'élevage au Niger qui se pratique par une
utilisation alternée des pleines d'inondations, de la savane et des espaces pastoraux.
Cet élevage est pratiqué sous le mode traditionnel en zone agricole et pastorale. On distingue
donc des agro - pasteurs et des pasteurs.
Pour les agro - pasteurs, le plus souvent, les animaux sont conduits dans les champs.
Pour les pasteurs, ils pratiquent la transhumance entre le Niger et le Mali.
La transhumance et le nomadisme sont de plus en plus déstabilisés par la diminution des
ressources et l'apparition des espèces non appétées comme le Sida cordifolia.
Au niveau de la vallée du fleuve, les bourgoutières qui sont d'excellents parcours sont
occupés par les AHA. Cependant au cours des périodes de sécheresse, les pâturages dans
la vallée de Niger deviennent des zones de repli pour le cheptel.
Au niveau des zones pastorales, le problème est celui de manque de point d'eau suffisant et
le plus souvent des espaces tel que le Parc W sont de plus en plus occupés par les animaux
domestiques.
XI - Pêche et Pisciculture
1. La Pêche dans le fleuve Niger


Le fleuve Niger est utilisé pour la pêche, la façon traditionnelle avec peu ou pas de techniques
se développe. Les principales pêcheries du Niger sont constituées par le fleuve Niger et de
nombreux plans d'eau permanents et semi-permanents. Elles couvrent une superficie de 70
000 ha.

Tableau n°39 : Production de poisson du fleuve selon les années


Année

1978

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

Quantité

7 000 2 243

1 583

1 589

1 781

2 370

2 227

3 170

3 500
(tonnes)


1990

1987

1985

1984

1983

1978

1 800

2 750

1 200

1 600

5 000

7 000


Source : Rapport étude de vulnérabilité et adoption aux changements climatiques


Les prises sont généralement constituées d'alevins et les espèces pêchées
sont essentiellement :le Tilapia, le Bagrues, le Protoptères ...etc.

La pression anthropique est caractérisée par une sur pêche, des pluies inondées par
l'agriculture et les AHA.

73

La Pisciculture est par ailleurs pratiquée dans le bassin du fleuve en particulier en amont du
site du barrage de Kandadji.
Enfin la plus grande partie des mares sont empoissonées .
Analyse
On constate depuis un certain nombre d'années :
- une baisse de rendements et des prises ;
- une augmentation de la jacinthe d'eau dimuniant les prises et les frayères
- Ensablement du fleuve
XII- Foresterie
D'après les résultats des inventaires nationaux des gaz à effet de serre, le secteur
énergétique nigérien est dominé par la consommation prépondérante du sous secteur énergie
domestique essentiellement basé sur les ligneux ( bois et résidus de biomasse). En effet, ces
derniers représentent 90% du bilan énergétique contre 8% pour les hydro carbures et 2%
pour l'électricité. Cette situation contribue fortement à la dégradation du couvert végétal.
On relève ainsi la place prépondérante qu'occupe le bois dans la couverture des besoins du
pays en énergie (80%). De même, au niveau des ménages, c'est toujours le bois qui satisfait
les besoins en énergie pour environ 90%. Face à ces besoins en énergie, la production
soutenable des formations forestières qui couvrent une superficie d'environ 9 millions
d'hectares ne dépasse guère 900 000 tonnes par an. Or, tous les ans, c'est environ 2 millions
de tonnes de bois qui sont prélevées de ces formations pour la seule satisfaction des besoins
en énergie, cela crée un dépassement de plus 1 million de tonnes d'où une accentuation de la
diminution des superficies forestières avec comme corollaires l'appauvrissement des sols et
exposition à des phénomènes d'érosion sous toutes ses formes ainsi qu'une accentuation de
l'évaporation .
D'autres besoins ayant des impacts non négligeables sur la ressource existent même s'ils ne
sont pas quantifiés. En effet, le bois est aussi utilisé dans divers domaines notamment: la
construction, les soins de santé, l'alimentation, l'artisanat, etc. Cela dénote la forte pression
anthropique exercée sur les formations forestières, soumises par ailleurs aux effets des
sécheresses successives de ces dernières décennies.
Ces ressources forestières se dégradent de jour en jour. Malheureusement, les actions
menées pour lutter contre cette dégradation s'avèrent limitées.
On distingue 3 systèmes d'exploitation des ressources forestières dans le bassin :
· Exercice des droits d'usage des populations (exploitation traditionnelle).
Les populations riveraines de forêts exploitent librement les ressources forestières pour la
satisfaction de leurs propres besoins. Cette exploitation concerne le bois de chauffe et de
service.
· Exploitation de type incontrôlée
Elle concerne tous les exploitants de bois qui sont autorisés à exploiter et à vendre du bois de
feu. L'exploitation est dite incontrôlée parce que le lieu exact de coupe n'est pas indiqué sur le
permis.
· Exploitation de type contrôlée
74

Les riverains des forêts sont organisés en structures locales appelées marchés ruraux de
bois énergie.
Produits exploités
- bois de feu

- bois de service



Tableau n°40 : Répartition géographique des ressources forestières dans le bassin


Régions

E Actuelles F. artificiel F. classé (ha)

Superficies
(ha)
(ha)

Aménagées

Tillaberi

2 652 000

2 9510367

60 615

325 800

Dosso

2 298 681

6 682

16 681

8 000

CUN

0

2 669



Maradi

1 300 000

2 957

101 038

40 000

Tahoua

206 156

4 680

11 653

1 100

Agadez

30 000

295

18,4

0

Total






Source : Foulani 1997


Tableau n°41: Bilan de la production forestière et de consommation de bois énergétique
dans le bassin



Régions

Production (T)

Consommation (T)

Bilan (T)

Tillaberi

300 000

306 600

- 300 000

Dosso

409 770

156 000

+ 103 170

CUN

0

398 815

- 156 000

Maradi

90 000

485 000

- 308 815

Tahoua

27 672

91 980

- 457 328

Agadez

18 000


- 90 180

Total





Source : bilan diagnostic des stratégies, Foulani, Ba, Kiri


Malgré la contribution certaine des personnes en pratiques agroforestières dans la
satisfaction des besoins en bois de feu d'une partie importante des populations rurales, très
peu d'études sont entreprises pour évaluer leur superficie et leur productivité.


Tableau n°42 : Bilan de la productivité et de la consommation bois énergie


Départements


Productions (T)


Consommation (T) Bilan (T)


Agadez

1.800

91.980

-90.180

Dosso

409.770

306.600

103.170

Maradi

90.000

398.815

-308.815

Tahoua

27.672

485.000

-457.328

Tillaberi

300.000

600.000

-300.000

Zinder

60.000

200.000

-140.000

CUN

0

156.000

-156.000


Source : CTFED, PEII/VO , 1990

75


Il ressort de l'analyse de ce tableau que seul le Département de Dosso arrive à couvrir ses
besoins en bois énergie. Tandis que tous les autres Départements présentent un bilan négatif
donc ils doivent faire recours à d'autres voies pour pouvoir combler le gap.


Les principales espèces exploitées sont :

- Guiera senegalensis ;
- Combretum micranthum ;
- Combretum glutinosum ;
- Combretum nigricans,...etc.
XIII - Industrie
La situation du secteur industriel dans la zone du bassin est l'image de l'ensemble du pays,
très dégradée.
Des nombreuses unités de production ont cessé leurs activités. Les tissus industriels
comptent actuellement 1 certaine couche d'unités industrielles en activité dont :
56 industries climatisées ;
8 industries chimiques et para chimique ;
4 industries énergétiques ;
2 industries de maîtrise de construction ;
2 industries ;
2 industries diverses.
· Le développement industriel dépend beaucoup de la géologie et d'une manière générale
c'est l'industrie minière qui permet de mieux connaître la géologie d'une zone. Seulement
cette industrie n'est pas beaucoup développée dans le bassin, même si il existe quelques
sociétés minières dans la région d'Agadéz et l'exploitation artisanale de l'or dans la région
de Tillabéri.
· Les déchets industriels polluent les sols, mais cela n'est pas le cas dans le bassin du
fleuve.
· L'installation des unités industrielles détruit la faune et la flore, donc l'implantation de toute
unité industrielle doit faire l'objet d'une étude préalable dans un souci de créer moins de
tord à la faune et à la flore.
· Les activités industrielles et manufacturières sont consommatrice d'énergie, alors qu'au
Niger l'énergie électrique est très coûteuse et l'énergie solaire est très peu développé.
Seulement on remarque qu'au niveau du bassin du fleuve les activités industrielles et
manufacturières sont très peu développées.
· L'industrie fournie à l'agriculture les machines agricoles et les engrais autrement dit toute
sorte d'intrant agricole, l'agriculture quant à elle fournie de la matière première à l'industrie
(industrie agro-alimentaire).
· L'industrie peut produire des intrants pour l'élevage et l'élevage peut aussi être une base
pour le développement industriel.
· C'est à l'industrie de fourni des intrants pour le pêche et la pisciculture notamment les
aliments de poissons, le matériel de pêche, le matériel d'entretien des poissons. L'industrie
quant à elle peut transformer les produits de la pêche.
76

· La foresterie utilise beaucoup de produits finis de l'industrie (machine et autres intrants).
L'industrie elle peut être développer à partir de la foresterie.
XIV- Transport et Commercialisation
Depuis les temps anciens, le fleuve Niger et ses affluents constituent des voies de
communication. Cependant, au Niger, le maillon commercial n'est pas organisé.
Le trafic est beaucoup plus assuré par des autobus locaux qu'avec des pirogues de
transport.
Toute fois, malgré l'existence d'obstacles, la flotte qui naviguent le fleuve est composée de
plusieurs dizaines de grosses pirogues, qui circulent entre le Mali, le Niger et le Nigeria.
Elle sert ainsi comme moyen de transport des marchandises , surtout des produits
manufacturés et des personnes. Ainsi, le commerce est assez développé en raison de cette
navigation.
· Le transport et les communications dépendent beaucoup de l'énergie et on peut dire sans
risque de se tromper que le coût élève du transport et des communication dans le bassin
peut trouver son explication dans le coût élevé de l'énergie.
· Le développement des routes peut faciliter le transport des produits de l'agriculture et leur
commercialisation seulement cela n'est pas le cas dans le bassin du fleuve Niger.
· Le transport est un facteur clé pour la commercialisation des produits de l'élevage. La
communication peut aussi favoriser les contacts entre les hommes d'affaires pour les
transactions des produits de l'élevage.
· Au même titre que l'Agriculture et l'Elevage, les transports et communications peuvent
faciliter la commercialisation des produits de la pêche, mais malheureusement dans la
zone du bassin du fleuve les routes font beaucoup défaut et souvent si elles existent elles
sont difficilement praticable.
· Grâce aux routes et aux autres moyens de communication on peut développer la
commercialisation du bois et de ses dérivés. Dans le bassin du fleuve la foresterie est très
peu pratiquée par contre c'est cette zone qui fournie tout le bois de chauffe à la
communauté urbaine de Niamey qui est la capitale du pays. Cela veut dire qu'une attention
toute particulière doit être accordée au problème de la dégradation de l'environnement
physique au niveau de ce bassin du fleuve Niger.
XV- PARCS ET TOURISME
Autre fois le circuit dit du fleuve comprenant les étapes d'Ayorou ( hippopotames) de Boubon
( culture) et le parc national du w ( biodiversité) attirait une clientèle nombreuse, ce qui a
entraîné la création d'hôtels ultra modernes à Ayorou et dans le parc.
De nos jours, seuls le parc et la zone girafe présentent une activité touristique soutenue(
3.000 visiteurs /an pour le parc et plus pour la zone girafe ).
Les capacités attractives et d'accueil existent, les problèmes économiques du pays ainsi que
ceux d'insécurité restent les causes de cette situation.
· Les parcs pour le tourisme doivent être dotés d'infrastructures hôtelières et
d'équipements électriques au niveau de la vallée du fleuve Niger on peut citer le cas du
Parc de « W ». Ainsi le coût élevé de l'énergie peut freiner la réalisation des sites de
parcs et par conséquence bloquer les activités touristiques.
· Les parcs d'une manière générale favorise toujours la foresterie si non on peut aussi
dire que les forêts contribuent efficacement au développement du tourisme.
77

XVI- MINE ET EXPLOITATION
La recherche minière a été marquée par d'importants travaux de prospection, qui ont permis la
promotion du potentiel minier du pays en général et du LIPTAKO en particulier, où plusieurs
gisements d'or ont été mis en évidence. L'exploitation minière dans le bassin du Niger est
essentiellement de type artisanal. Cependant, il est à noter l'existence de projet d'exploitation
industrielle.
Le bassin du fleuve Niger renferme d'importantes potentialités minières (calcaire, or, gypse,
gravier, phosphate, charbon, fer ...).
L'exploitation des mines d'uranium d'Arlit par la société minière de l'Aïr ( SOMAIR) a commencé
au début des années 70(1971). Suite à la crise pétrolière de 1973-1974, elle a été suivie par la
compagnie minière d'Akokan ( COMINAK). Les deux sociétés, après une pointe de production
de plus de 4.000 tonnes par an, ont ramené leurs productions à 2.970 tonnes vers le milieu
des années 80.
La mine de la COMINAK est souterraine tandis que celle de la SOMAIR est à ciel ouvert.
Pour cette production, les compagnies sont alimentées en électricité à partir du site de la
SONICHAR d'Anou Araren. Jusqu'en 1988 l'électricité leurs est vendue par la NIGELEC. A
partir de cette année les ventes s'effectuent directement par la SONICHAR dans le cadre de la
politique de réduction des coûts de revient du kg d'uranium.
Elles disposent également de groupes d'électrogènes de secours pour la production d'énergie
électrique.
L'exploitation des carrières se fait avec un parc important d'engins lourds dont les
consommations en gasoil et lubrifiant sont assez importantes. Compte tenu de leur spécificité,
les consommations de produits pétroliers de ces compagnies sont prises séparément.
Elles sont résumées dans le tableau suivant :
Tableau n°43 : Consommation produits pétroliers des industries minières
Type de combustible
Année 1990
essence (m3)
364
Gasoil (m3)
11.908
Lubrifiants (m3)
1.908
· Le mines et exploitation minière contribuent au processus de dégradation des sols,
mais le phénomène n'est pas accentué dans le bassin du fleuve. Il est donc nécessaire
de réfléchir à un plan d'exploitation minière au niveau du bassin.
· L'exploitation minière détruit la flore et fait disparaître la faune, seulement cela n'est pas
le cas dans le bassin du fleuve. Ainsi toute exploitation minière doit prendre en compte
une telle donnée.
· L'exploitation minière peut avoir comme conséquence la pollution des eaux
souterraines, c'est pour cette raison que le Niger s'est doté d'une loi minière.
· Les mines ou les exploitations minières sont de grandes consommatrices d'énergie
mais en même temps elles peuvent produirent de l'énergie c'est le cas de la sonichar
dans la région d'Agadèz. Ainsi les exploitations minières dépendent beaucoup de la
disponibilité de l `énergie.
· Les sites d'exploitation minière ne peuvent pas servir à l'agriculture et très souvent ces
sites peuvent être de bons terrains pour l'agriculture. Mais les exploitations minières
78

peuvent produire des intrants à l'agriculture. L'exploitation artisanal de l'or dans la
région de Tillabéri peut engendrer des conflits entre les propriétaires de terres et les
orpailleurs.
· Très souvent les sites aurifères de la région de Tillabéri se trouve à proximité des
points d'eau ce qui suppose un risque d'intoxication des animaux aquatiques par les
déchets prévenant de l'orpaillage.
· Les sites d'exploitation minière détruise obligatoirement la forêt mais seulement des
actions de reboisement peuvent être envisagées après et pendant l'exploitation minière.
Ainsi une telle action doit être déjà prise en compte au niveau des sites aurifères de la
région de Tillabéri. Avec une telle action on peut être sûr que l'environnement physique
du milieu est reconstitué.
Industries manufacturières :
La Direction des industries du Ministère du Commerce et des industries classe les unités
industrielles en plusieurs catégories notamment : (i) industries métalliques et matériaux de
constructions etc.
Suivant les statistiques qu'elle tient il apparaît que plusieurs unités industrielles ont fermé leur
portes à l'année de référence. En outre, une grande partie utilise principalement de l'énergie
électrique pour ses activités de production ( papeteries, boulangeries, blanchissage...)
Les unités grandes consommatrices de produits pétroliers sont les industries
agroalimentaires( textiles, transformation des produits laitiers, viande, cuirs et peaux, riz du
Niger), les industries chimiques et les industries de matériaux de construction. Il a donc été fait
une évaluation de leurs consommation particulièrement pour la production d'énergie électrique
de chaleur.
La consommation d'essence du parc auto, généralement faible, est comptabilisé uniquement
pour les statistiques disponibles et soustraite de l'estimation globale de la consommation du
secteur transport afin d'éviter le double comptage.
Pour le gasoil et les huiles, il n'a été pris en compte que la consommation destinée à la
production d'électricité. La consommation fuel est également destinée à la production de la
chaleur particulièrement dans les brasseries, la production du ciment et des cosmétiques.
Ces différentes consommations se résument dans le tableau suivant :
Tableau n44 : Consommation des produits pétroliers des industries manufacturières
Type de combustible
Année 1990
Essence (m3)
125
Gasoil (m3)
39
Huiles(m3)
5
Lubrifiants (m3)
5.718
La production d'électricité de ce groupe est assez importante. Elle n'a cependant pas fait
l'objet d'évaluation dans le cadre de cette étude. Dans la plupart des unités, il n'existe pas de
comptage de l'énergie produite, les groupes étant utilisés en tant que secours. Seules les
consommations électriques livrées par la NIGELEC sont relevées.
Conclusion
D'après les conclusions tirées des études du HBK et de la SNPA/DB, l'inventaire des éléments
constitutifs de la diversité biologique a fait ressortir une grande richesse floristique et
79

faunistique et de nombreux écosystèmes existants en milieu terrestre comme en milieu
aquatique et semi-aquatique. En effet, 3 200 espèces animales (parmi lesquelles les insectes
occupent la première place au plan numérique) et 2 124 espèces végétales (dont le groupe
des Angiospermes est le mieux exploré) ont été inventoriées. Cependant, cette richesse en
biodiversité est soumise à une dégradation progressive, malgré les efforts de conservation
déployés par les autorités à travers les mesures politiques et stratégiques. Le cas particulier
des ressources forestières est alarmant avec environ 100 000 ha de la superficie de forêts
perdues annuellement sous l'effet conjugué des coupes incontrôlées, des feux de brousse,
du surpâturage, de l'extension des cultures et des sécheresses récurrentes.
ß
Dégradation de l'environnement : l'expansion de la production vers des terres de plus en
plus marginales s'est traduite par de sérieuses dégradations dans de nombreuses
zones.

ß
Compétition pour les ressources : la compétition pour les ressources est intense. La
zone du projet abrite un certain nombre de groupes socio-ethniques importants entre
lesquels existe déjà une forte compétition pour les ressources, menant souvent à des
disputes et mêmes à des conflits. Alors que certains groupes n'hésitent pas à émigrer
vers les zones d'abondance ou ayant de meilleures opportunités. Les plus importants
domaines de conflits se situent entre agriculteurs et éleveurs, ainsi qu'entre éleveurs et
réserves forestières et le parc national du W.
Au Niger, il se dégage aujourd'hui une large unanimité sur les causes de la dégradation des
écosystèmes. Ces causes sont de deux ordres :
® Les causes climatiques ;
® Les causes anthropiques.
Sur le plan climatique, il a été observé une baisse de la pluviométrie de l'ordre de 20 à 40 %
ces 30 dernières années. Cette baisse a entraîné un déplacement des isohyètes vers le Sud
suivi des sécheresses récurrentes. Ces sécheresses, en accentuant l'aridité du climat, ont
provoqué une dégradation des ressources naturelles. Ainsi, on assiste à de profondes
modifications dans le couvert végétal à travers la réduction, voire la disparition, de certaines
espèces.
Les dégradations liées à l'intervention humaine sont entre autres le défrichement, le
surpâturage, l'exploitation anarchique de bois. En effet, on assiste au Niger à une
inadéquation entre la démographie et les ressources naturelles disponibles entraînant ainsi
une distorsion entre les besoins des populations et les ressources naturelles existantes.
Cette situation entraîne une surexploitation de ces ressources pour la satisfaction des
besoins.
Ainsi, pour satisfaire leur besoin alimentaire, les populations sont obligées d'étendre les terres
de cultures par défrichement des terres forestières. L'importance du cheptel acquis et
l'étroitesse des aires de pâturage provoquent un surpâturage et une dégradation des terres
de pâturage par la coupe de bois destiné à l'alimentation des troupeaux.
Les besoins énergétiques d'une population sans cesse croissante obligent à opérer des
coupes de bois incontrôlées sur des terres forestières déjà dégradées pour la cuisson.
Enfin, à ces causes vient s'ajouter le problème des feux de brousse. En effet, il a été estimé
qu'une superficie de 200 000 à 500 000 hectares de terres qui sont brûlées chaque année.
Dans beaucoup de cas, les dégâts sont limités. Cependant, les feux de brousse successifs
dans une même zone pourraient être catastrophiques.
Quelques recommandations
80

Cette étude formule un certain nombre de recommandations à savoir :
- Une redéfinition du rôle des différents intervenants dans le bassin du fleuve Niger
au Niger (Etat, structures déconcentrées, les populations, les bailleurs de fonds,
la société civile, les opérateurs économiques) ;
- Un mode de gestion intégrée des Ressources Naturelles dans le bassin ;
- La mise en place d'in mécanisme de popularisation et de mise en application des
textes portant sur les principes d'orientations du code rural, du code de l'hygiène
et ceux en préparation sur la décentralisation ;
- La mise en place d'un mécanisme de collecte, de traitement et d'archivage de
données sur le basin ;
- La création d'un cadre de renforcement des capacités de gestion économique et
technique des différents acteurs dans le bassin.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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forestiers des plateaux de l'ouest nigérien ( création d'un réseau de sites de suivi
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Niger- ACCT'' ;
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agroforestiers dans l'ouest du Niger. Thèse de 3è cycle, Université de Ouadougou'' ;
4- Ambouta Karimou, 1984 :'' Contribution à l'édaphologie de la brousse tigrée de l'ouest
nigérien. Thèse présentée à l'Université de Nancy I pour l'obtention du titre de docteur
Ingénieur ;
5- Annuaire statistique, édition 1996-1997 ; janvier 2000 ;
6- Assistance Nationale préparatoire pour un programme financé par le FME sur le cours
W du fleuve Niger, Abdou H., 1995 ;
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génétiques : gestion de la biodiversité aquatique ;
8- Bilan diagnostic Dosso ;
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12- Etude de base en vue de développement agricole du Bassin du fleuve Niger Rapport
final, JALDA 1991 ;
13- Evaluation de la biodiversité au Niger : thème `' inventaire de la flore et de la faune ; M
Garba Mounkaila,1998 ;
14- Evaluation de la Biodiversité au Niger, SJ, Millington et A.T, 1999 ;
15- Evaluation de la Biodiversité du Niger, 1998 ;
16- Garba Mounkaïla, 1984 : contribution à l'étude de la flore et de la végétation des milieux
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21- Michel Benoit, 1998, Dynamique de parcours pastoraux dans la région du Parc National
du W du Niger, séminaire ­atelier sur l'utilisation durable de l'eau des zones humides et
81

de la biodiversité dans les écosystèmes partagés : Bénin, Burkina Faso, Niger et
Togo ;
22- Michel Le Berre , 1995 `' Rapport de Mission d'assistance préparatoire en république
du Niger, dans le cadre de la mise en oeuvre de la Convention de Patrimoine Mondial'' ;
23- Ministère de l'Hydraulique et l'Environnement Niger, 1992 : Parc National du W du Niger.
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de Tamou ;
24- Moussa Hassane, Hassane Saleye, 1999 : Rapport sur les études de vulnérabilité et
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25- Plan d'aménagement du bassin du fleuve Niger, Analyse du système fluvial rapport
post activités Army corps, juillet 1987 ;
26- Plan de développement Economique et social 2000-2004 ;
27- Pr Saadou Mahamane, 1998 inventaire des éléments constitutifs de la biodiversité
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28- Première commission Nationale du Niger , novembre 2000 ;
29- Première communication nationale sur la convention cadre des Nations Unies sur les
changements climatiques, 2000 ;
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Résultats des études socio-économiquesGCP/NER/027/USA-MHE/DPP-PNUD-FAO,
87p ;
31- Programme d'Appui aux Initiatives de Gestion Locale des Rôneraies du Dallol Maouri et
du Fleuve Niger, 1996 ;
32- Projet IDA/FAC/CCE, 1986 :'' inventaire de la forêt de Faira, Ministère de l'Hydraulique et
l'Environnement Niger `' ;
33- Rapport de consultation au Niger dans le cadre de l'assistance préparatoire pour un
programme financé par le Fonds Mondial pour l'Environnement sur le cours principal du
fleuve Niger, Abdou Hassan, juillet 1995 ;
34- Rapport National sur le développement humain Niger, 1999 ;
35- Rapport sur l' étude de vulnérabilité et adaptation aux changements climatiques :
secteur zones humides ; projet NER//B/G/33/B/1G/99 ; 1999 ;
36- Rapport sur l' étude de vulnérabilité et adaptation aux changements climatiques :
secteur Ressources en eau ; projet NER//B/G/33/B/1G/99 ; 1999 ;
37- Rapport sur l'étude de vulnérabilité et adaptation aux changements climatiques :
secteur zones humides ; M Hamadou et al , 1999 ;
38- Saadou Mahamane, 1984,''Contribution à l'étude de la flore et de la végétation des
milieux drainés de l'ouest de la République du Niger, de Dogondoutchi(4°E) au fleuve
Niger. Thèse présentée devant les Universités de Niamey et Bordeaux IIIpour l'obtenir
le titre de docteur de spécialité ;
39- Saadou Mahamane, 1990 :la végétation des milieux drainés nigériens à l'est du fleuve
Niger. Thèse d'état, Université de Niamey 395p,49annexes ;
40- Saadou Mahamane, Garba Mounkaïla, 1994, `' Estimation des volumes de bois
disponibles des peuplements ligneux des écosystèmes de Département de Tillaberi
entre les latitudes de 12°45' N et 14°30' N Saadou Mahamane,1986 : `' A propos des
plantes médicinales, alimentaires et condimentaires au Niger, les problèmes de leur
production et de leur commercialisation à grande échelle, rapport à l'intention du
Ministère du Commerce de l'Industrie ;
41- Schéma Directeur de mise en valeur et de gestion des ressources en eau, 1993 ;
42- Schéma Directeur de mise en valeur et de gestion des ressources en Eau, République
du Niger, Ministère de l'Hydraulique et l'Environnement Niger, 1993 ;
43- Stratégie de lutte contre l'ensablement du fleuve Niger, Autorité du bassin du
Niger,2000
44- Wim.C et al, 1993 : les zones humides au Niger et leur importance pour les oiseaux
d'eau, 48p ;
82

ANNEXES
83

ANNEXE 1
TDR des consultants
84

ANNEXE II
Liste des personnes interviewés et ou ayant rempli les questionnaires
85

ANNEXE III
Liste des cartes réalisées dans le bassin du fleuve Niger
Carte 1: Pluviométrie annuelle(mm), normale de la période 1961-1991( PANLCD/CU)
Carte 2: Division administrative( PANLCD/CU)
Carte 3: Réseau Hydrographique( PANLCD/CU)
Carte 4: Population( PANLCD/CU)
Carte 5: Index de la végétation( PANLCD/CU)
Carte 6: Carte schématique de la zone ( Abdou Hassane)
Carte 7: Evaluation de la Ressource forestière ( Schéma Direct d'ap en bois énergie de
Niamey)
Carte 8: Flux d'approvisionnement en bois de Niamey( Schéma Direct d'ap en bois énergie de
Niamey)
Carte 9: Densité démographique 1998 ( Schéma Direct d'ap en bois énergie de Niamey)
Carte 10: Projections Démographiques 1990-95( Schéma Direct d'ap en bois énergie de
Niamey)
Carte 11: Zones Agro-socio-économiques ( Schéma Direct d'ap en bois énergie de Niamey)
Carte 12: Bilans productivité-prélévements de bois ( Schéma Direct d'ap en bois énergie de
Niamey)
Carte 13: Schéma Directeur d'approvisionnement en bois de Niamey ( Schéma Direct d'ap en
bois énergie de Niamey)
Carte 14: les Aires protégées du Niger( Rapport de Mission d'assistance Le Berre)
Carte 15: les zones du Bassin du Niger(Rapport final Autorité du bassin du Niger)
Carte 16: les fleuve Niger et les conditions naturelles(Rapport final Autorité du bassin du
Niger)
Carte 17: Précipitations annuelles dans le bassin du Niger(Rapport final Autorité du bassin du
Niger)
Carte 18: les volumes d'évaporation dans le bassin du Niger(Rapport final Autorité du bassin
du Niger)
Carte 19: Géomorphologie du bassin du fleuve Niger(Rapport final Autorité du bassin du
Niger)
Carte 20: Géologie du Bassin du fleuve Niger(Rapport final Autorité du bassin du Niger)
Carte 21: Classification des sols du bassin du fleuve Niger(Rapport final Autorité du bassin
du Niger)
Carte 22: Occupation des sols au Niger( Atlas d'Afrique 1981)
Carte 23: Végétation au Niger( Atlas d'Afrique 1981)
Carte 24: la faune au Niger ( Atlas d'Afrique 1981)
Carte 25 : Systèmes aquifères
Carte 26 : Alimentation en eau potable des principales localités du bassin
Carte 27 : Terres irrigables
Carte 28 : Utilisation des terres dans le bassin du fleuve Niger
Carte 29 : Plan futur du bassin du fleuve Niger
Carte 30 : carte des sols en Afrique occidentale
86

ANNEXE IV
Pluviometrie et températures des principales stations du bassin du fleuve Niger
87

ANNEXE V
Indicateurs démographiques du Niger
ANNEXE VI
Liste des stations climatiques dans le bassin du Niger
ANNEXE VII
Principaux groupes de sols du bassin du Niger
ANNEXE VIII
Etudes et projets de l'ABN
ANNEXE IX
Flore du bassin
ANNEXE X
Forêts classées, réserves de faune par département de 1990 à 1995
Superficie
Années
Total
départements
Forêts
Périmètres
Réserves
classées
de
faune ou
restauration Parc
1990
Agadez
1.050
3.119
4.169
Diffa
71.636
--
71.636
Dosso
12.236
--
12.236
Maradi
102.002
53
102.055
Niamey
225
--
--
Tahoua
11.659
36
11.695
Tillaberi
533.645
17
--
Zinder
44.005
192
44.197
Niger
776.458
3.417
245.988
1991
Agadez
1.050
40
9.016.500
9.017.590
Diffa
71.636
102
500.000
571.738
Dosso
12.236
--
306.500
318.736
Maradi
102.002
--
91.350
193.352
Niamey
225
--
--
225
Tahoua
11.659
27
2.800.000
2.811.686
Tillaberi
533.645
20
927.760
1.461.425
Zinder
44.005
153
--
44.158
Niger
776.458
342
14.418.910
1992
Agadez
1.050
519
1.569
Diffa
71.636
34
71.670
Dosso
12.236
799
13.035
Maradi
102.002
51
102.053
Niamey
225
--
225
Tahoua
11.659
2.245
13.904
88

Tillaberi
533.645
1.486
535.131
Zinder
44.005
326
44.331
Niger
776.458
5.460
781.918
1993
Agadez
1.050
364
1.414
Diffa
71.636
37
71.673
Dosso
12.236
407
12.643
Maradi
102.002
230
102.232
Niamey
225
--
225
Tahoua
11.659
1.597
13.256
Tillaberi
533.645
8.000
541.645
Zinder
44.005
245
44.250
Niger
776.458
10.880
787.338
1994
Agadez
1.050
--
1.050
Diffa
71.636
--
71.636
Dosso
12.236
518
12.754
Maradi
102.002
597
102.599
Niamey
225
--
225
Tahoua
11.659
6.682
18.341
Tillaberi
533.645
19.203
552.848
Zinder
44.005
486
44.491
Niger
776.458
27.486
803.944
1995
Agadez
1.050
--
1.050
Diffa
71.636
--
71.636
Dosso
12.236
153
12.389
Maradi
102.002
206
102.208
Niamey
225
--
225
Tahoua
11.659
7.399
19.058
Tillaberi
533.645
9.486
543.131
Zinder
44.005
348
44.353
Niger
776.458
17.592
794.050
Source : Direction de l'Environnement ( MH/E ).
89

INVENTAIRE DES RESSOURCES
D'après, les travaux de SAADOu .M cadre SN/PA/DB
Inventaires de la flore :
Il ressort du rapport sur la biodiversité végétale au Niger, que dans l'état actuel de nos
connaissances, la flore du Niger, tous les groupes confondus, compte au moins 2124
espèces. De tous ces groupes, celui qui est le mieux exploré est celui des Angiospermes qui
compte 1461 espèces ( tableau ? ?).
Si nous comparons ce chiffre à celui indiqué par Houérou(1997), ( Tableau 13), à propos de la
richesse floristique de quelques pays et régions d'Afrique, nous constatons que malgré que
certaines régions du pays restent encore mal explorées, le chiffre obtenu est meilleur à
l'estimation de cet auteur.
La composition des chiffres de la flore du Niger par groupes de végétaux, aux chiffres
connus des différents groupes du monde végétal, on se rend compte que la flore du Niger est
relativement pauvre( par exemple 1461 espèces d'Angiospermes sur 240.000).
Les groupes qui ont été les mieux explorés sont ceux des Angiospermes, des Ptéridophytes,
des Bryophytes et des Algues .
Les Angiospermes, qui ont eu des représentants au Niger au cours de l'histoire se sont
éteints. Ils ont laissé des fossiles.
Dans le groupe des Algues, on remarque que les classes des Diatomophycées(178
espèces), cyanophycées(108 espèces) et des Eu Chlorophycées (131 espèces) sont
largement dominantes puisqu'elles représentent 78,09% des espèces actuellement connues.
Dans le groupe des Bryophytes, les Hépatiques (3 espèces) sont mieux représentées que les
Mousses (2 espèces). Il n'y a pas d'Anthocerotées ;
Chez les Ptéridophytes, les Filicinées sont prédominantes sur les Lycopodinées. Les autres
classes ne sont pas représentées dans la flore du Niger.
Le groupe des Angiospermes est représenté par 1461 espèces dont 444 de la classe des
Monocotylédones et 1016 de la classe des Dicotylédones( tableau 14). Les familles les mieux
représentées dans les deux classent sont :
Monocotylédones :
Alliacées : 20 espèces ;
Cpryraceae= 108 espèces ;
Poaceae= 241.
- Dicotylédones :
Acanthaceae = 28 espèces;

Amaranthaceae = 22 espèces;

Asclepiadaceae = 28 espèces;

Asteraceae = 90 espèces;

Caesalpiniaceae = 21 espèces;

Cappraridaceae = 22 espèces;

Convlovulaceae = 45 espèces;

Cucurbitaceae = 22 espèces;

Euphorbiaceae = 41 espèces;

Fabaceae = 160 espèces;

Labiatae = 22 espèces;
90


Malvaceae = 45 espèces;

Mimosaceae = 29 espèces;

Rbiaceae = 31 espèces;

Scrophulariaceae = 35 espèces;


Les genres les mieux représentés sont :


Cassia = 10 espèces;

Cleome = 10 espèces;

Ipomeoa =27 espèces;

Cyperus = 36 espèces;

Crotalaria = 20 espèces;

Indigofera = 38 espèces;

Tephrosia = 16 espèces;

Hibiscus = 17 espèces;

Acacia = 16 espèces;

Ficus = 13 espèces;

Aristida =17 espèces;

Panicum = 17 espèces;

Sporobolus =13 espèces;

Eragrostis = 17 espèces;


Nombre approximatif d'espèces des différents groupes au niveau mondial et

nigérien


Groupe du monde

Nbre d'espèces connues dans le Nbre d'espèces connues au Niger
végétal
monde

Bactéries

3 000

39

Algues bleues

500 à 2 000

108

Algues vertes

8 000

202

Autres Algues

15 000

218

Champignons

20 000

73

Lichens

16 500

-

Bryophytes

23 000

5

Ptéridophytes

11 200

11

Gymnospermes

600

-

Angiospermes

240 000

1461


Nombre d'espèces végétales et familles par classe et par embranchement au

Niger.


Embranchement Classe


Nbre de


Nbre


totaux

familles
d'espèces

bactéries



69


Champignons



73


Algues
- cyanophycée

108

s

4

- Dinophycées

30

- Euglenophyc

4

ées

4

- Chrysophycé

178

536
es

101
- Xanthophycé

es

42
- Diatomophyc

59
ées

6
91

- Euchlorophyc
ées
- Ulotrichophyc
ées
- Zygnemales
- Desmidiales
- Charophycée
s

Lichens





Bryophytes
- Mousses


2

- Hépatiques

3

Ptéridophytes
- Lycopodinée 1

1

5
s

1

10
- filicinées

Gymnospermes





Angiospermes





- Monocotylédo 30

444

1460
nes

101

1016
- Dicotylédone
s


Richesse floristique de quelques pays et régions d'Afrique ( d'après HN le
Houérou, 1997)


Régions

Nbre d'espèces

Superficie en 104

Richesse spécifique aréale(
estimées
km2
nbre d'espèces/104 km2

Afrique occidentale

68 500

3000

23
insulaire

Afrique continentale

55 000

2990

18

Ouest africain (FWTA)a

7 500

503

15

Est africain(FTEA)b

11 000

176

63

Sud Afriquec

24 500

261

71

Bassin du zambèsed

6 500

325

20

Bassin du Zaïree

12 000

240

50

Afrique du nordf

6 000

605

10

Steppes du de l'Afriqueg

2 640

63

42

Saharah

2 800

813

3,4

Saheli

1 500

300

5

Corne Afriquej

8 000

182

44

Afrique du sud(

18 000

120

150
république d')

Algérie

3 800

238

16

Angola

4 600

125

37

Bénin

3 050

11

277

Burkina Faso

1 100

27

41

Burundi

2 500

3

893

Canaries(îles)

1 800

0,7

2572

Cap vert(îles)

740

0,4

1850

Cameroun

6 500

48

168

Centre Afrique

3 600

62

58

Comores

1 000

0,2

5000

Congo

4 000

34

117

Côte d'ivoire

4 900

32

152

Djibouti

550

2,2

250

Egypte

2 100

100

21
92


Ethiopie

7 000

112

62

Gabon

6 000

27

224

Gambie

1 000

1,1

900

Ghana

3 600

24

151

Guinée

4 500

25

181

Guinée Bissau

1 000

2,3

357

Guinée équatoriale

3 000

2,8

1070

Keynia

7 000

56

120

Le Cap(province)

9 000

72

125

Lesotho

1 600

3

533

Liberia

2 200

11

200

Libye

1 920

176

25

Madagascar

10 000

59

169

Mali

2 000

150

12

Mauritanie

1 100

103

11

Malawi

5 500

9

585

Maroc

4 200

0,275

56

Maurice(île)

700

79

3500

Mozambique

6 000

82

76

Namibie

3 300

9

58

Natal(province)

4 800


533

Niger

1 200

125

10

Nigeria

4 500

92

50

Ouganda

4 400

94

186

Réunion

750

0,25

3 000

Rwanda

2 200

3

846

Sénégal

2 100

20

105

Seychelles

240

0,03

8 00

Sierra Leone

1 700

7

234

Somalie

3 700

70

44

Socotra

650

0,3

2 170

Soudan

3 300

250

13

Swaziland

2 120

2

1 240

Tanzanie

6 000

94

64

Tchad

1 600

128

13

Togo

2 200

6

393

Tunisie

2 200

16

138

Zaïre

11 000

235

47

Zambie

6 050

73

140

Zimbabwe

5 450

39

157


a : territoire de Flora of West Tropical Africa ( FWTA)

b : Est Africain : territoire de Flora of Tropical East Africa( FTEA c'est à dire Keynia,
Ouganda et Tanzanie

c : sud africain : République d'Afrique du Sud, Botswana, Lesotho, Et Swaziland

d : Bassin du Zambèze et territoire de Flora Zambesiaca : Zambie, Malawi, Mozambique, et
Zimbabwe

e : Bassin du Zaïre : c'est à dire Zaïre , Burundi, et Rwanda

f : Afrique du nord : Maroc ; Algérie ; Tunisie ; Libye ; et Egypte

g : steppes du nord de l'Afrique, zones arides ai nord du Sahara entre les isohyètes annuelles
de 100 et 400mm dans les pays suivants : Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, et Egypte

h : Sahara : au dessous de l'isohyète annuel de 100 mm des pays riverains suivants : Maroc,
Algérie, Tunisie, Libye, Egypte , Soudan, Tchad, Niger, Mali, et Mauritanie
93


i : Sahel : zone comprise entre les isohyètes annuelles de 100 et 600 mm dans les pays
suivants : Mauritanie, Sénégal, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad ; Nigeria et Soudan

j : corne Afrique : Érythrée, Ethiopie, Socotra, Djibouti et Somalie.



Liste des familles des Dicotylédones et nombre d'espèces correspondantes au

Niger


Familles


Nbre


Familles


Nbre


Familles


Nbre

d'espèce
d'espèce
d'espèces
s
s

Acanthaceae

28

Fabaceae=

160

Periplocaceae

2
papilionaceae

Aizoaceae

16

Flacourtiaceae

1

Plantaginaceae

1

Amaranthaceae

22

Gentianaceae

3

Plumbaginaceae

1

Ampelidaceae

11

Geraniaceae

1

Podostomonaceae 2

Anacardiaceae

10

Guitiferae

1

Polygalaceae

5

Annonaceae

5

Halorrhagaceae

1

Portulacaceae

8

Apiaceae=

4

Hyppocraeaceae

1

Punicaceae

5
Umbellifères

Apocynaceae

9

Hydrophyllaceae

1

Ranunculaceae

1

Aristolochiaceae

2

Icacinaceae

1

Resedaceae

1

Asclepiadaceae

28

Labiatae=

22

Rhamnaceae

2
Lamiaceae

Asteraceae

90

Lauraceae

1

Rhiozophoraceae

5

Balanitaceae

1

Lentibulariaceae

5

Rosaceae

1

Bignoniaceae

3

Lobeliaceae

1

Rubiaceae

4

Bombacaceae

3

Loganiaceae

3

Rutaceae

31

Boraginaceae

13

Loranthaceae

2

Salvadoraceae

4

Burseraceae

15

Lythraceae

15

Sapindaceae

1

Casalpiniaceae

5

Malvaceae

45

Sapotaceae

5

Capparidaceae

21

Melastomataceae

1

Scrophullariaceae 2

Caricaceae

22

Meliaceae

4

Simaroubaceae

35

Caryophillaceae

1

Menispermaceae

4

Solanaceae

1

Casuarinaceae

7

Menyanthaceae

2

Sphenocleaceae

16

Celastraceae

1

Mimosaceae

29

Sterculiaceae

2

Chenopodiaceae

1

Moraceae

13

Tamaricaceae

8

Cistaceae

8

Moringaceae

1

Thymeliaceae

3

Cochlospermceae

1

Myrtaceae

6

Tiliaceae

1

Combretaceae

2

Nyctaginaceae

9

Turneraceae

16

Connaraceae

14

Nymphaeaceae

4

Ulmaceae

1

Convolvulaceae

2

Olacaceae

1

Urticaceae

1

Crassulaceae

45

Onagraceae

6

Vahliaceae

1

Cucurbitacea

2

Opiliaceae

1

Verbenaceae

2

Ebenaceae

22

Orobranchaceae

2

Violaceae

19

Elatinaceae

2

Oxalidaceae

1

Zygophylaceae

11

Cyperaceae

108

Euphorbiaceae

4

Papaveraceae

1

Dioscoreaceae

4

Agavaceae

41

Pedaliaceae

6

Eriocaulaceae

1

Alismataceae

3

Hypoxidaceae

1

Hydrocharitaceae

3

Alliaceae=

3

Iridaceae

1

Taccaceae

1
Liliaceae

Amaryllidaceae

20

Juncaceae

2

Typhaceae

1

Aponogetonaceae 4

Lemnaceae

1

Xyridaceae

1
94


Araceae

1

Musaceae

3

Zingiberaceae

2

Arecaceae=

7

Najadaceae

3

Commelinaceae

13
Palmae

Butomaceae

5

Orchidaceae

3

Potamogetonaceae 2

Cannaceae

1

Pandanaceae

3



ceratophyllaceae

1

Poaceae

241




1

pontederiaceae

4




La richesse aréale ( nombre d'espèces existant dans un territoire d'une surface standard de
10.000 km2) est près de 12 espèces pour 10 000 km2 au Niger pour les Angiospermes, alors
qu'elle est de 8 pour les Dicotylédones et pour les monocotylédones. Pour les autres groupes
la richesse est beaucoup plus faible, avoisinant souvent zéro sauf pour les Algues (4,23 ) (
tableau 13) :

Le coefficient génétique ( rapport du nombre d'espèces au nombre d'espèces au nombre de
genres) est de 2,22 pour les Angiospermes ; 4,06 pour les Algues ; 1,25 pour les Bryophytes
et 1,88 pour les Ptéridophytes.


Au plan des affinités chorologiques, la flore du Niger est dominée par les espèces soudano-
zambéziennes. Mais il faut noter la présence d'un élément saharo-sindien avec sa
composante saharo-montagnarde à affinités à la fois méditerranéenne et tropicale.


Les espèces introduites représentent 8,01% de la flore.

L'endémisme est très faible car pour le moment, il concerne une seule espèce. Mais de
nombreuses plantes sont considérées comme menacées, principalement à cause de
l'assèchement du climat général et d'exploitation anarchique par l'homme.

Cette flore est dominée au plan des types biologiques par les Thérophytes qui représentent
44,4% de la flore.





Inventaire de la faune :



La biosphère se compose des espèces animales et végétales ainsi que de leur
environnement. Mais la faune est numériquement plus riche en espèces que la flore ; les
espèces animales représentent 78% de toutes les espèces vivantes connues .


Au sein du règne animal, les insectes phytophages, saprophages et prédateurs occupent une
place de choix, car ils représentent 57% des espèces vivantes alors que les vertébrés ne
représentent que 4% et les protozoaires seulement 2% de l'ensemble.


Il faut noter également que les insectes phytophages représentent à eux seuls 26% des
espèces vivantes.


Au Niger, au stade actuel de nos connaissances, on peut dire que la faune se compose d'au
moins 3200.


Ces espèces animales se répartissent entre les principaux embranchements
suivant : Protozoaires, Spongiaires, Plathelminthes, Annélides, Arthropodes et le Phylum des
vertébrés.


A ces 3200 espèces, il faut ajouter celles appartenant à certains groupes du Zooplancton
continental, notamment les Rotifères par 44 genres, les Crustacés, Copépodes(38 genres),
les crustacés cladocères(32genres).

95


Parmi les Protozoaires, il faudrait prendre en compte des Amoeubida qui sont des amibes
nues dont au moins 3 genres existent au Niger : Mastigameobida, Vahlkampfia, Chaos,
Polomyxia, Acanthamoeuba et hartonanella.


Les Thecamoebiens dont : 684 espèces ont été recensées dans les eaux douces africaines
même si ce groupe n'a pas donné lieu à des études spécifiques au Niger.


Les Annélides oligochètes dont 5 familles sur les 15 inventoriées dans notre sous région :
Naïdidae, Tubificidae, Opistocystidore, Alluroidae et Acolosomatidae. Les espèces connues
dans notre sous région se repartissent de la manière suivante :

- Alluroidae = Alluroides tangaykae ;
- Opistocystidae = Opistocysta funiculus ;
- Acolosomatidae = Acolosoma emprichii ;
- Tubificidae = PotamothirisSP, Aulodrillus pigeusti ;
- Naïdidae = Chaetogaster SP, Naïs variabilis, Naïs simplex, Haemonaïs waldvogeli,
Branchiodrilus cleistochaeta, Derodigitata furcatus, Autolphorus flebelliger, Allonaïs
pectinata, Allona¨s paraguayensis, Pristina synclites, Pristina SP.


Les groupes des Ostracodes, du fait du caractères cosmopolite de certaines familles comme
celle de Cypridae pourrait exister au Niger, même si pour le moment aucune étude ne leur a
été consacrée.


De même les Mollusques sont présents dans la plupart des milieux d'eau douce
adricaine(Levèque, 1981). Il y sont représentés par les Gastéropodes et les Lamellibranche.
Un certain nombre d'espèces devraient s'ajouter à la liste.


A l'instar de la composition de la faune mondiale, les insectes occupent la première place au
plan numérique ( 2021 espèces, soit 63%des 3200 espèces) dans la faune du Niger. Dans ce
groupe, on trouve des nombreuses espèces vectrices des maladies chez l'homme, les
animaux et les plantes, mais aussi des insectes utiles à l'homme...


Parmi les insectes, l'ordre des coleoptères avec 1112 espèces, représente à lui seul 55% des
espèces ; dans cet ordre, il faut distinguer :

- les Coleoptères Ténébrionidae ont fait l'objet d'une investigation approfondie au plan de
l'inventaire systématique ;
- les Scarabacidae, les Aphodidae et les Carabidae ont également fait l'objet d'étude sur
l'ensemble du territoire national ;
- les Cléoptères Staphylinidae, mal connus méritent une attention particulière surtout qu'ils
se nourrissent des diptères vecteurs de maladies ;
- l'ordre des Orthoptères, groupe important économiquement a fait l'objet d'études assez
approfondies ;
- les Acridiens, groupe qui représente une menace permanente sur les cultures et la
végétation naturelle devraient être mieux connus.


De façon plus générale, les Protozoaires , les Plathelminthes, et le Némathelminthes qui
engendrent de nombreuses maladies chez l'homme et les animaux, doivent retenir l'attention
des chercheurs et des décideurs.


Jusque là, aucun travail de recherche ne leur a été consacré au Niger. Sur la classe des
Arachnides, des études ont consacré les Aranéides et les Scorpionides de lAïr, tandis que
sur les Ixodes ( tiques), une thèse soutenue dont le contenu concerne l'inventaire, la
distribution géographique au Niger et la liste des tiques vectrices potentielles des maladies. Il
existe également des données sur les crustacées Copépodes parasites et des poissons du
fleuve Niger.


Potentialités forestières et agro-forestières :

96



Régions


Noms des Date de


Superficie Superficie Niveau de


Observation

forêts
classeme au
actuelle
dégradatio
nt
classeme
n
nt(ha)

Agadez


Dabaga

1954

1050

18,4

extrême

En voie de

Kerbougou

-

25 000
disparition sert
de zone de
pâturage

Total




26.050





Dosso








Forêts

Gorou-

1937

10000

9900

100 ha

classées
bassounga


déclassés





en 1998












surcharge


Fogha béri

1948

4438

--
pastorale,





défrichement Occupation





illégale par





coupes
l'agriculture et

Bana

1955

738

--
abusives et
l'élevage ;




clandestines dégradation





croissante,





existence

Koulou

1948

2060

--

surpâturage, compromise

défrichement

vieillissement

Total




17.236





Forêts

Tounga

Avant 1960 23.862

--

Au moins

Surexploitation
protégées




50% pour
: défrichement,

Marigouna

Avant 1960 43.360

--
l'ensemble
surpâturage,
bella



feux de




brousse,

Rôneraies

Avant 1960 28.274

--
...etc.
dallol Maouri







Forêts du



Fakara

Avant 1960 104.524

--


Total




200.000


100.000




Parcs agro- Acacia

--

--


Parcs en

Arbres
foestiers
albida


cours de
associés aux



vieillissement systèmes de

Parinari

--

--
production
macrophilla





Vitellaria


pardoxum

--

--




Bombax

--

--
costatum






Parkia

--

--
biglobosa






Hyphaene

--

--
thebaica


97


Tillaberi/








CUN

Forêts

Say

--

2.460

--

Très

Forte pression
classées

Guesselbod 1948

5.400

--
dégradé
agricole,
i

--

255

moins de 10 Très
exploitation

Ny-Aviation


dégradé
abusive de


1954

330.000

330.000

En voie de
bois

Parc du W

--

44.000

--
disparition

Tera

--

645

--


Boumba

1950

8.500

--

Dégradée

Faira

Dégradée

dégradée

Total




391.260





Forêts

Tamou

--

--

--

Tendance

protégées

Boyanga

--

12.300

--
observée à

Kouré

--

116.625

--
la

Hamadidie

--

37.350

--
dégradation

Diakindi

--

31.015

--
pour toutes




ces forêts

Autres

--

très vastes --
situées dans
plateaux
le bassin
d'approvision
nement de
Niamey en
bois

Total




Environ




200.000

Maradi








Forêts

Kouroungou 1952

2.300



classées
ssaou








Dan Gada

1952

134

Karazomi








Dan

1952

4,4

Madotchi








Kodaga

--

--

2.945





Tapkin

--

--

5.820
guiwa








Dan goulbi

--

--

3.290

Total





33.671



8,3 ha
déclassé

Gommeraie Intuila

--

--

545







Guidan

--

--

252
moussa








Mayota

--

--

188





Bader

--

--

82

Total





1.067




Tahoua








Forêts

Abouboul

1956

72

0


classées

Aboudea

1955

175

31


98


Bangui

1954

3.275

0



Damfan

1955

540

156



Karofan

1955

4.020

4.020(1975) Toutes en

Diverses

Massouki

1956

80

0
voie de
pressions

Minao

1955

60

20
dégradation

Tapkin Zaki 1955

1.070

123

Tsernaoua

--

2.367

50(en 1975)

Total




11.659


4.400




Forêts

Forêts de

--

--

28.000


protégées
bas fonds




Toutes en

Diverses




voie de
pressions

Forêts de

--

--

178.000
dégradation
plateaux








Forêts de

--

--

50
Guieye


Total





206.050





Remarque : les différentes forêts quelles soient classées ou protégées n'existent que de
nom car, il est exercé sur ces dernières diverses pressions qui contribuent à leurs
dégradations continues. Cet état de fait entrave considérablement l'équilibre des différents
écosystèmes existants au niveau du bassin du Niger.
99



Les principaux plans d'eau du bassin du Niger :




REGIME


LOCALITES



MARES PERMANENTES


MARES SEMI-PERMANENTES


DEPARTEMENT D'AGADEZ



-



TOTAL1




DEPARTEMENT DE DOSSO



- Boboye

35

5
- Doutchi

4

25
- Loga

-

8
- Gaya

15

46
- Dosso

-

15

TOTAL2


54


99


DEPARTEMENT DE MARADI






TOTAL3




DEPARTEMENT DE TAHOUA


- Abalak

1

9
- Bouza

3

8
- Illéla

6

-
- Keita

-

-
- Konni

-

-
- Madaoua

2

-
- Tahoua Arrondissement

4

23
- Tahoua Commune

1

-
- Tchintabaraden

-

-

TOTAL4


17


40


DEPARTEMENT DE TILLABERI


- Kolo

6

3
- Filingué

1

3
- Oualam

5

-
- Téra

10

-
- Tillabéri

2

2

TOTAL5


24


8


C. U. NIAMEY



-



TOTAL6




TOTAL GENERAL





En dehors de ces mares on note au niveau de la zone que couvre le bassin du Niger
l'existence d'autres plans d'eau tels que les barrages et les retenues d'eau au tours desquels
sont exercées d'importes activités ( élevage, pêche, agriculture..., etc.). Cependant, on
maîtrise peu ou pas du tout les impacts qu'ont ces genres de réalisations sur le plan
environnemental ce qui n'est pas sans conséquences à long terme pour ce qui est de la
gestion des écosystèmes s'y trouvant.
Tableau n° : Liste des plans d'eau à Tillabéri
Mares
Régime
Superfici
Mares
Régime
Superficie
e (ha)
(ha)
Nabole
Permanent
10
Sargana
Permanent
15
Yalale
Permanent
20
Fanakakwara
Permanent
1,5
100

Bar. Tega
Permanent
1 400
Weidobangou
Permanent
250
Bar. Dagol
Permanent
400
Tabia
Semi permanent
15
Youmbam
Permanent
-
Akouney
Semi permanent
-
Kokorou
Permanent
1 000
Holo N'Zori
Permanent
-
N'gui
Permanent
-
Lele
Semi permanent
-
Zaney
Permanent
2,5
Wankama
Permanent
1
Tara
Permanent
50
Diakinde
Permanent
10
Bira
Permanent
-
Roubire
Permanent
5
Baye
Semi permanent
2
Seberi
Permanent
15
Them
Semi permanent
-
Gandakwara
Semi permanent
-
Mari
Permanent
200
Yaboni
Semi permanent
1,5
Bonkor
Permanent
6
Issia Sorey
Permanent
2
Tinga
Permanent
25
Tokkey
Permanent
3
Adamous
Permanent
50
Ouro Hesso
Semi permanent
-
Source : HCBK
101