Manuel du stagiaire Module 3






COURS DE FORMATION SUR L’APPROCHE ADT/PAS DU PROGRAMME DES EAUX INTERNATIONALES DU FEM



MANUEL DU STAGIAIRE










MODULE 3 : ETUDE CONJOINTE DES FAITS I – IDENTIFICATION ET PRIORISATION DES PROBLEMES ET L’ANALYSE DES IMPACTS

























MODULE 3


ETUDE CONJOINTE DES FAITS I


Identification et priorisation des problèmes

Analyse d’impact


1. Ce Module

Ce module et le module 4 portent sur les deux stades d’exécution de l’ADT qui sont réalisés par le groupe d’action technique après la phase de développement du projet (examinée dans le module 2).


Ce module traite de l’identification, de la priorisation des problèmes transfrontaliers et de la détermination de leurs impacts environnementaux et conséquences économiques.


Le module 4 traite du développement des chaînes causales, des problèmes transfrontaliers prioritaires, du rôle de l’analyse de la gouvernance et de l’intégration des parties composantes de l’ADT.


La formulation du PAS est présentée dans le module 5.


    1. Approche de l’étude conjointe des faits par étape

L’organigramme présenté dans la figure 1 identifie les principales étapes qui ont été brûlées en vue d’élaborer les modules 3 et 4 du document de l’ADT. Chaque étape décrite dans cet organigramme est encore développée dans les sections 3 et 4 de ce module.


Vous trouverez la table des matières du module 3 à la fin de ce document






Description Module

Section


Préparation de l’ADT

Module 3

Exercice d’information et d’inventaire des données

3.1


Identification et priorisation initiale

Module 3

Identification des problèmes transfrontaliers

3.2

Priorisation initiale des problèmes transfrontaliers

3.3


Analyse d’impacts/conséquences de chaque problème

Module 3

Analyse des impacts environnementaux

4.1

Evaluation des conséquences socio-économiques

4.2

Priorisation finale détaillée des problèmes transfrontaliers

4.4


Analyse des chaines causales

Module 4

Analyse des chaines causales (identification des causes immédiates, sous-jacentes et profondes de chaque problème

3.1

Analyse de la gouvernance

3.4


Production et soumission du projet d’ADT

Module 4

Intégration des parties de la composante de l’ADT

4.1

Elaboration de l’ADT

4.2

Le processus de révision de l’ADT et soumission pour approbation finale

4.3


Figure 1 – Les principales étapes qui ont été brûlées dans le développement de l’analyse diagnostique transfrontalière


    1. Les objectifs du module

A la fin du module, vous devez pouvoir :


A. Identifier et prioriser les problèmes transfrontaliers


  1. Décrire les principaux types de problèmes transfrontaliers

  2. Expliquer le processus d’identification et de priorisation des problèmes

  3. Expliquer le besoin de prendre en compte les développements actuels et les risques futurs des décisions sur les problèmes prioritaires

  4. Décrire les critères communs et les systèmes de notation pour évaluer les problèmes et les méthodes de priorisation

  5. Décrire comment mener un « exercice de Delphi »


B. Déterminer les impacts environnementaux et les conséquences socio-économiques


  1. Décrire les méthodes pour examiner l’impact d’un problème à partir d’une perspective environnementale et socioéconomique

  2. Décrire les types d’informations nécessaires pour démontrer l’échelle et la portée d’un problème :


    1. Les impacts environnementaux ;

    2. Les conséquences socioéconomiques


  1. Expliquer l’utilité des données quantitatives sur les effets socio-économiques comme mesures de bénéfices potentiels au cours de l’évaluation des options politiques


  1. Identifier les sources potentiels de l’information indiquée au point 6 ci-dessus et développer un plan initial pour obtenir une telle information dans une situation donnée


    1. Activités du module

Dans ce module, vous serez invité à :

  1. étudier une série de textes et d’étude de cas

  2. faire un bref test d’auto-évaluation

  3. faire 3 exercices analysant l’approche utilisée dans plusieurs études de cas réels


2. Principes généraux


2.1 Problèmes transfrontaliers

La majorité des projets des eaux internationales financés par le FEM sont concernés par des problèmes environnementaux transfrontaliers.

Un problème transfrontalier est toute forme de dégradation anthropique de l’état naturel d’un plan d’eau qui concerne plus un pays. Les moyens anthropiques causés par les activités des gens et non par des phénomènes naturels.


Un problème transfrontalier peut provenir ou être créé et affecté par un pays (ou influence par un autre). Par exemple les produits chimiques qui sont associés à l’eutrophisation peuvent être émis de façon prédominante par un pays d’une région mais les effets se feront sentir dans plusieurs pays. L’impact transfrontalier peut endommager l’environnement naturel (Exemple : l’explosion algale) et/ou le dégât causé au bien-être humain (Exemple : les problèmes de santé).


Dans la gestion des eaux internationales, les problèmes transfrontaliers peuvent être classés sous l’un des titres suivants :

Case 1 – les problèmes transfrontaliers communs

Préoccupation majeure 1. Modifications de l’écoulement de l’eau douce

  1. Retrait excessif des eaux de surface et/ou souterraine pour utilisation des hommes

  2. Changement de la disponibilité d’eau douce

  3. Changement des régimes d’écoulement à partir des structures


Préoccupation majeure 2 : Pollution

  1. Pollution des sources d’approvisionnement existante d’eau potable

  2. Pollution micro biologique

  3. Sur-enrichissement des éléments nutritifs

  4. Pollution d’hydrocarbure

  5. Pollution des métaux lourds

  6. Pollution en radio nuclide

  7. Solides en suspension/sédimentation accélérée

  8. Salinité excessive

  9. Pollution thermique


Préoccupation majeure 3 : Habitats et modifications communautaires

  1. Perte des Ecosystèmes ou des Ecotones

  2. Modification des Ecosystèmes ou des Ecotones

  3. Espèces envahissantes


Préoccupation majeure 4 : Exploitation de la pêche et d’autres ressources vivantes

  1. Surexploitation

  2. Prise accessoire excessive et rejet

  3. Pratique destructive de la pêche

  4. Baisse de la viabilité des stocks à travers la contamination et les maladies

  5. Impact sur la diversité biologique et génétique


Préoccupation majeure 5 : Climat irrégulier

  1. Fluctuation du flux d’eau douce telle que la sécheresse et les inondations

  2. Schéma océanique en circulation et en fluctuation

23. Changement du niveau de mer (y compris l’intrusion de l’eau salée)

2.2 Le cadre d’impact-reponse de l’état pression du conducteur (IREPC)

Un problème peut avoir des causes et impacts multiples. Ceci est illustré dans le cadre de l’impact-réponse-état-pression du conducteur (IREPC) dans la figure 2 ci-dessus.

OPTIONS DE REPONSE EN MATIERE DE POLITIQUES

  • Interventions courantes et futures

BARRIERES INSTITUTIONNELLES DU CHANGEMENT

  • Développement inadéquat et/ou d’application des règlementations

CONDUCTEURS SOCIO-ECONOMIQUES

  • Production alimentaire accrue à travers l’utilisation des engrais pour la production des cultures

  • Identification de la production animale résultant d’une hausse de la production des déchets animal.

Variabilité externe

  • Les critères des causes immédiates ou leur association aux processus naturels.

PRESSIONS ENVIRONNEMENTALES

  • Intrants améliorés en éléments nutirifis


Conséquences socio-économiques

  • Changement de la valeur esthétique du plan d’eau

  • Perte d’usage pour recréattion

  • Changement d’opportunités d’emploi

CHANGEMENT DE L’ETAT ENVIRONNEMENTAL

  • Baisse de la transparence de l’eau

  • Développement des conditions anoxiques (les niveaux bas d’oxygène)

  • Explosion algale

Perte d’habitat (Ex. Lit de mer avec des mauvaises herbes

  • Changement de biota prédominant(ex. Changement du nombre de planctons et de la communauté des macrophytes , structure du changement de la composition du poisson

  • Baisse de diversité des espèces.




























Figure 2 : Le cadre DPSIR du problème transfrontalier en matière d’eutrophisation


Dans ce module, nous sommes concernés par deux éléments du cadre DPSIR qui sont présentés dans le diagramme comme « l’Etat des changements environnementaux » et les «conséquences sociales et économiques». Nous les appelons «impacts environnementaux» (ou simplement «impacts» et des «conséquences socio-économiques» (ou simplement «conséquences». La définition de ces termes est comme suit:


Impacts environnementaux

Les effets d’un problème transfrontalier sur l’intégrité d’un écosystème.

Les conséquences socio-économiques

Les changements du bien-être des gens qui sont attribués au problème ou à ses impacts environnementaux


Dans l’exemple de l’eutrophisation une forte concentration d’un polluant chimique pourrait être détectée dans un lac mais la question est alors de savoir: quels sont les impacts et les conséquences de ceci ? Un impact environnemental serait la réduction de la population des poissons. Ceci voudrait dire que la nutrition des gens qui vivent aux environs du lac laisse à désirer ; ce qui est une conséquence indirecte du problème. Cependant, il peut aussi y avoir des conséquences directes. Dans ce cas, il s’agit de l’impact de l’eau potable polluée sur la santé.

IMPACT ENVIRONNEMENTAL

Réduction de la population des poissons

PROBLEME

Eutrophisation






Impacts de la santé de l’eau potable Perte de source d’aliments

CONSEQUENCES SOCIO-ECONOMIQUES







    1. Indicateurs FEM : Comment se comparent-ils au DPSIR


Le FEM n’utilise pas le cadre de DPSIR. Cependant les indicateurs de suivi et d’évaluation (S et E) du FEM peuvent être considérés comme étant analogues à cette approche.


Trois types d’indicateurs de suivi et d’évaluation ont été proposés par le FEM :



LES INDICATEURS DU PROCESSUS sont utilisés pour mesurer le progrès réalisé par les activités du projet. La nature complexe de plusieurs projets des eaux internationales du FEM et l’accent sur le processus de collaboration dans une ADT suivie des réformes et des investissements pour satisfaire ces priorités dans un PAS préconisent tous, un processus d’indicateurs supplémentaires pour refléter l’ampleur, la qualité et l’efficacité possible sur le terrain des efforts multi-pays, interministériels et transsectoriels qui sont au centre de l’approche des eaux internationales du FEM. 


Alors que les indicateurs du processus se comparent aux programmes et aux reformes requis, les INDICATEURS DE REDUCTION DE STRESS indiquent le taux de succès des actions spécifiques de terrain qui sont exécutées par les pays collaborateurs. Souvent une combinaison des indicateurs de réduction de stress dans plusieurs nations peut être requise pour produire des changements détectables dans les eaux transfrontalières.


Cela peut prendre un certain nombre d’années avant d’exécuter des mesures adéquats de réduction de stress dans un nombre suffisant de pays pour détecter un changement dans l’environnement des eaux transfrontalières. Les indicateurs du statut environnemental sont des mesures de succès réel pour restaurer et protéger le plan d’eau ciblé.


Bien que cela serve différents buts, une relation existe entre les indicateurs du processus, les indicateurs de réduction de stress et les indicateurs de l’état environnemental d’un côté et les composantes de DPSIR de l’autre. Ils sont présentés dans la figure 3.


Processus



Réduction du stress



Réponse

Impact


Conducteur





Pression

Etat


Statut




Figure 3 – Relation entre les indicateurs FEM du S & E et le DPSIR


Bien que nous utilisions le cadre DPSIR pour décrire les aspects de l’ADT et du PAS, tous les projets FEM doivent respecter l’approche FEM du S & de l’E lorsqu’on développe, prépare et exécute un projet.


2.4 L’analyse diagnostique transfrontalière (ADT)

Le rôle de l’ADT a été examiné dans le module 1 (Vue d’ensemble du processus de l’ADT/PAS) mais il vaut la peine de rappeler que son but est d’identifier l’importance relative des sources et causes des problèmes des eaux transfrontalières. Le développement d’une ADT suivi de la formulation d’un Programme d’Action Stratégique (PAS) est un besoin pour la plupart des projets proposés pour financer les programmes opérationnels 8 et 9 de la zone focale des eaux internationales FEM.

L’ADT est une évaluation objective et pas un document négocié. Elle utilise la meilleure information technique et scientifique disponible et vérifiée pour examiner l’état de l’environnement et les causes profondes de sa dégradation. L’analyse est effectuée de façon transsectorielle en se focalisant sur les problèmes transfrontaliers sans ignorer les préoccupations et les priorités nationales.


L’ADT a été précédée par une consultation avec toutes les parties-prenantes sur le problème. Ces dernières ont été impliquées durant tout le processus qui a suivi (pour d’amples informations sur la participation des parties-prenantes, veuillez vous reférer au module 6). Les caractéristiques clé de l’ADT selon le document de travail du suivi et de l’évaluation du FEM (2002) sont présentées dans la case 2 ci-dessous.


Case 2 – Caractéristiques de l’analyse diagnostique transfrontalière (ADT)

Le processus de développement conjoint d’une ADT est important pour que les pays apprennent à échanger les informations et à oeuvrer de concert. Les comités interministériels sont souvent établis dans chaque pays qui partage un plan d’eau afin de fournir les contributions d’informations factuelles de ce pays sur le bassin partagé ou l’écosystème marin. Ceci aide à déterminer la nature transfrontalière, l’ampleur et l’importance des différents problèmes qui ont trait à la qualité de l’eau, à sa quantité, à sa biologie, à la dégradation de son habitat ou à son conflit.

Après avoir identifié la menace, les pays peuvent déterminer le problème ou les problèmes qui sont les priorités d’action relatives aux problèmes moins significatifs et celles des préoccupations nationales. De surcroît, les causes profondes des conflits ou des dégradations et problèmes sociaux pertinents sont aussi incluses dans l’analyse pour que les actions de leur résolution puissent être déterminées après. La communauté scientifique de chaque pays y est souvent impliquée parce que l’ADT est censée être un document technique et factuel et la participation des parties-prenantes est exigée. Si l’on n’effectue pas en guise de préparatifs une identification des parties-prenantes ou une analyse sociale, il faudra l’inclure dans le processus de l’ADT.

Ce processus de l’ADT donne une occasion aux pays de comprendre les liens parmi les problèmes et les causes fondamentales des problèmes environnementaux des secteurs économiques. Comme résultat, davantage de solutions complètes et intégrales peuvent être identifiées pour faciliter les réponses à plusieurs différentes conventions de façon rentable. Le processus de l’ADT permet la décomposition des situations transfrontalières complexes en des composantes plus petites, plus faciles à gérer dans le cadre des actions comme les sous zones spécifiques de dégradation ou les « foyers ardents » prioritaires. Elles sont identifiées sur le plan géographique (avec leur problème spécifique et leur cause fondamentale) au sein du système complexe plus grand. Certaines de ces composantes peuvent être jugées comme étant d’une haute priorité. D’autres peuvent ne pas l’être.

Dans le cas de la composante PO8 du grand écosystème marin (GEM), il est essentiel d’examiner les liens parmi les zones côtières, les grands écosystèmes et leur apport de bassins d’eau douce dans le cadre du processus de l’ADT pour que des liens nécessaires aux causes profondes dans les bassins en amont puissent être inclus du PAS subséquent. De cette manière, différents problèmes transfrontaliers qui existe dans différentes parties du GEM et dans ses bassins ou dans de grands bassins fluviaux peuvent être gérés pour diagnostiquer les causes profondes et assurer le développement des actions géographiques spécifiques.


Ce module porte sur l’identification et la priorisation des problèmes transfrontaliers et l’analyse subséquente de leurs impacts et conséquences. Il est cependant important de savoir comment ceci cadre avec le but et la nature de l’ADT dans son ensemble.


La méthodologie d’une ADT comprend les étapes suivantes (qui ont été aussi définies dans la figure 1 ci-dessus) :


Le développement de l’ADT est le devoir d’un groupe d’action technique (GAT) qui est coordonné par le Directeur du projet (DP). Rappelez-vous que le GAT est constitué des experts techniques issus des organisations de parties-prenantes le nombre duquel est augmenté par des spécialistes externes supplémentaires, le cas échéant.


Les trois étapes que vous allez étudiées dans ce module sont décrites brièvement ci-dessous.


      1. Identification et priorisation initiale des problèmes transfrontaliers

Le principal travail analytique et diagnostique a souvent été qualifié de passage à l’échelle – de mise à portée – et de criblage. Ceci veut dire que l’échelle (ou le délai et la zone géographique) de chaque problème et sa portée (ampleur) doivent être déterminés et criblés pour séparer ceux de haute priorité de ceux de faible priorité.


La consultation initiale des parties-prenantes aura déjà fait ressortir les principaux problèmes mais il est important au GAT de les revoir, de se tomber d’accord si oui ou non la liste est complète, d’examiner leur pertinence transfrontalière, de déterminer les priorités préliminaires et d’examiner la portée de chacun.

La priorisation initiale n’a pas besoin d’être complexe. Pour prioriser, il faudra classer les critères. Les critères inclueront généralement un dégré d’évaluation de la gravité du problème en terme de ses impacts. De surcroît, on peut inclure les critères pour refléter :

  1. le niveau et la nature des incertitudes

  2. les développements futurs et éventuels.


L’importance des développements futurs est qu’actuellement ou sur le plan historique les impacts du problème observés peuvent ne pas être un guide utile vis-à-vis de la position future.


La classification des problèmes peut se faire simplement par la voie des discussions parmi les parties-prenantes et/ou les experts techniques aux niveaux régional et national. Alternativement, un système de notation uniforme peut être appliqué.


L’avantage qui est associé à l’utilisation d’un système de notation est qu’il est plus formel et peut être utilisé de façon consistante au niveau national et régional. Les notes nationales peuvent être regroupées pour révéler les priorités nationales à un niveau donné et les priorités régionales de l’autre.


      1. Analyse des impacts environnementaux et des conséquences socio-économiques

Les impacts environnementaux et les conséquences socio-économiques des problèmes transfrontaliers pertinents doivent être aussi identifiés. Une grande partie de cette information doit découler du processus de consultation des parties-prenantes étant donné que celles-ci peuvent identifier les impacts ou les conséquences et c’est sur cette base que l’on identifie les problèmes. Toutefois, le GAT doit garantir que toute la gamme d’impacts et des conséquences sont identifiés et ceci pourra nécessiter une recherche supplémentaire.




      1. La priorisation finale des problèmes transfrontaliers

Après l’achèvement de l’analyse des impacts/conséquences, il faudra entreprendre une dernière priorisation. La priorisation finale est vitale étant donné qu’elle garantit que l’analyse de la chaine causale se concentre sur les problèmes qui sont plus significatifs aux parties-prenantes et représentent le meilleur investissement de leurs ressources.


    1. Le risque de confusion

Il est important de ne pas confondre le problème identifié avec les causes ou les impacts du problème. Ceci peut susciter des difficultés lors de la réalisation de l’analyse de l’impact et de la chaine causale.

Par exemple, une cause d’eutrophisation pourrait être une capacité inadéquate d’infrastructure.

L’eutrophisation peut se traduire en une explosion algale nuisible (un impact environnemental) et la réduction des agréments (une conséquence socio-économique).


Si vous examinez l’étude de cas dans les cases 4 et 9 ci-dessous, vous verrez des exemples où il y a eu de confusion entre le problème, les causes et les impacts.


Une autre difficulté commune est l’interchangeabilité des termes. Nous utilisons par exemple le terme « problème » transfrontalier. Vous verrez cependant, l’usage d’autres termes y compris le problème majeur qui est perçu et la principale menace parmi tant d’autres. Ils sont aussi présentés dans les cases 4 à 9.


Quelque soit la terminologie utilisée, elle doit être bien expliquée et comprise par le GAT depuis le départ. Elle doit aussi être décrite de façon satisfaisante dans l’ADT.


Le test 3.1 d’auto-évaluation

1. Qui mène l’étude des faits de l’ADT ?

  1. Quels sont les gens qui sont consultés ?

  2. Comparer les trois mots à gauche aux trois quatre définitions à droite (l’une de ces définitions est fausse) en les connectant par des lignes.


A. Criblage 1. Détermine l’ampleur d’un problème


B. Passage à l’échelle 2. Détermine le délai et la zone

géographique d’un probléme

3. Examine les ressources nécessaires pour

resoudre un problème


C. Mise à portée 4. Choisir la priorité des problèmes


  1. Déclarez en une phrase, l’étape de l’ADT avant la priorisation des problèmes ?

  2. Déclarez en une phrase, l’étape de l’ADT après la priorisation des problèmes ?


Vous trouverez les réponses justes sur les feuilles roses à la fin de ce module


3. Préparation initiale de l’ADT, identification et priorisation des problèmes transfrontaliers


    1. Exercice d’informations et d’inventaire des données

Il existe souvent une richesse d’informations et de données disponibles. Elle provient cependant généralement des sources multiples. La génération et l’utilisation de cette richesse sont souvent non coordonnées et elle est fréquemment ni accessible ni entièrement appropriée. Alors, avant de développer l’ADT, il faut initier un simple exercice d’information et d’inventaire de données (Il est souvent qualifié d’étude de méta données). Il garantira les sources d’informations/données, sa disponibilité et ses lacunes de connaissances.


L’ADT doit utiliser une information qui est déjà disponible dans la région.


Ce n’est pas l’intention de l’ADT de répéter les études inestimables qui ont été déjà menées sur les impacts environnementaux et les conséquences socio-économiques – pour le simple fait de les regrouper d’une façon plus intégrale


Souvent, il sera nécessaire de se fier aux données des mesures que l’on aura déjà collectées au niveau national et non régional. Par conséquent, l’agrégation et la désagrégation des informations et des données seront nécessaires. Il faut accorder une reconnaissance totale à toutes les sources d’informations utilisées.


Les membres du GAT et des Comités Interministériels (CIM) seront généralement au courant des sources d’informations qui sont disponibles dans leurs pays respectifs. Vous aurez cependant besoin de confirmer que toutes les sources suivantes ont été vérifiées pour vous assurer qu’elles contiennent les données pertinentes.


Les départements et agences nationaux et provinciaux du gouvernement


Les organisations internationales


Les Organisations Non Gouvernementales (ONG) concernées par exemple


Consultations Commerciales, les Sociétés et les Organes Commerciaux y compris les syndicats qui ont un intérêt commercial dans le domaine à l’étude (cette information peut ne pas être facilement disponible si elle est considérée comme une information classée du domaine commercial).


Les institutions académiques


Dans certains cas, il serait prudent de préparer des rapports par pays avant le développement de l’ADT. Ce matériel peut alors être utilisé comme le pilier du document final de l’ADT.


    1. Identification des problèmes transfrontaliers

La première étape du processus de l’ADT est de se mettre d’accord sur les problèmes transfrontaliers. La consultation initiale des parties-prenantes aura déjà mis en exergue les principaux problèmes. Cependant le GAT doit les revoir, s’assurer si la liste est complète ou pas et aboutir à des points de vue sur chacun des problèmes.



Les experts doivent examiner la liste des problèmes en considérant de plus près leur statut transfrontalier et en assignant les priorités (haute – moyenne – faible) en fonction d’un point de vue environnemental et socio-économique. L’ampleur géographique des problèmes associés à chaque problème peut alors être définie et décrite sur une carte.


La réunion initiale du GAT sert aussi d’exercice d’établissement de l’ordre du jour. L’expertise requise pour les autres stades d’après peut être débattue aussi bien que la disponibilité des informations.


L’accord les contenus préliminaires d’une page relative à l’ADT est un moyen utile de s’assurer que l’ensemble du processus a été bien débattu.


L’identification des problèmes est une partie cruciale du processus d’ADT étant donné que ceux qui ne sont pas éclairés à ce stade ne pourront pas l’être à un stade ultérieur. La difficulté et l’effort consentis à ce stade initial varient beaucoup en fonction des circonstances particulières de la région. Généralement, les facteurs déterminants clé sont censés préciser le degré auquel :

a) au niveau national

b) au niveau du plan d’eau


Par exemple, l’identification des problèmes dans l’ADT méditerranéenne était basée sur une revue de quelques 20 ans de travail sous l’égide du Plan d’Action Méditerranéenne (PAM). Dans d’autres cas notamment celui du bassin du fleuve Volta, des réunions internationales ont été organisées pour débattre les problèmes qui ont été identifiés au niveau national et établir ceux de préoccupations communes. D’autres points clé à considérer au moment de l’identification et de la priorisation des problèmes transfrontaliers sont présentés dans la case numéro 3 ci-dessous.


Case 3 – quelques points clé

  • A l’absence d’un organe de recherche pré-existant ou d’un organe supra-national pertinent, un processus d’ADT/PAS bien structurel sera nécessaire pour identifier des problèmes potentiels et pertinents qu’on peut soumettre à la révision d’un groupe d’experts internationaux.

  • L’identification initiale des problèmes potentiels est communément entreprise au niveau national par une consultation de parties-prenantes y compris la convocation des réunions des experts pertinents. Les rapports de ces organes sont alors examinés lors des rencontres internationales pour décider des problèmes qu’on traiterait comme étant d’un caractère transfrontalier.

  • L’identification d’un problème transfrontalier exige plus qu’une simple définition du problème – sa portée géographique et ses causes éventuelles doivent être spécifiées à ce stade. La dernière information est significative parce qu’il faut un accord qui stipule qu’il existe une cause imputable aux « hommes » qui est susceptible à l’intervention.

Aussi, cette information initiale sera importante au moment de la réalisation de l’analyse de la chaine causale (Module 4).


      1. Exemples des problèmes transfrontaliers

Les problèmes transfrontaliers varient d’une région à l’autre. Comme un point éventuel de départ de l’ADT, vous serez intéressé d’examiner la liste générique des problèmes transfrontaliers qui est présentée dans la case 1 ci-dessus.

Un certain nombre de différentes approches ont été utilisées pour déterminer les problèmes d’eau à caractère transfrontalier. Un résumé de celles qui ont été développées dans le cadre des études de cas sont présentées dans les cases suivantes

Case numéro 4 – l’ADT du bassin Dnipro

Principaux problèmes transfrontaliers

  • Modification du régime hydrologique

  • Changements au niveau de la nappe phréatique

  • Crue et terre surélévée et eaux de surface et niveaux élevés d’eau souterraine dans diverses parties du bassin

  • Pollution à base de produits chimiques

  • Pollution microbiologique

  • Pollution radionuclide

  • Corps solides en suspension

  • Eutrophisation

  • Déchets solides

  • Déversements accidentels et mise en eau

  • Perte/modification des écosystèmes ou des écotones et baisse de la viabilité des stocks due aux contaminations et aux maladies

  • Impact sur la diversité biologique et génétique


Case numéro 5 – l’ADT de la Mer Méditerranéenne

Problèmes existants/Problèmes

  • Dégradation des écosystèmes côtiers et marins

  • Exploitation non durable des ressources côtières et marines

  • Perte des habitats qui supportent les ressources vivantes

  • Baisse de la biodiversité, perte des espèces menacées et introduction des espèces non indigènes

  • Protection inadéquate de la zone côtière et de l’environnement marin et augmentation des dangers et des risques

  • Conditions pires des êtres humains

  • Mise en oeuvre inadéquate des législations nationales et régionales existantes.


Case numéro 6 – l’ADT du courant de Benguela

Problèmes majeurs perçus :

  • Baisse de stock de poissons commerciaux dans le grand écosystème marin du courant de Benguela et récolte non-optimale des ressources vivantes

  • Incertitude par rapport à l’état de l’écosystème et aux rendements dans un environnement fort variable

  • Détérioration de la qualité d’eau – chronique et catastrophiqe

  • Destruction et altération de l’habitat y compris entre autres, la modification du lit de mer et de la zone côtière et dégradation des caps.

  • Perte de l’intégrité biotique (changements de la composition et de la diversité des espèces communautaires, introduction des espèces étrangères et autres) et menace à la biodiversité et aux espèces vulnérables et menacées.

  • Capacité inadéquate d’infrastructure et des personnes pour évaluer la santé de l’écosystème dans son ensemble (ressources et environnement et variabilité)

  • Explosion algale nuisible (EAN)


Case numéro 7 – Principaux problèmes et problèmes perçus dans la mer caspienne (PPP)

Problèmes/et Problèmes existants

  • Baisse de stocks de certains poissons commerciaux y compris l’esturgeon

  • Dégradation des paysages côtiers et dégâts causés aux habitats côtiers

  • Menaces à la biodiversité

  • Baisse générale de la qualité de l’environnement

  • Baisse de la santé humaine

  • Dégâts aux agréments et à l’infrastructure côtiers

Problèmes et problèmes émergeants

  • Contamination à partir des activités pétrolières et du gaz

  • Les espèces introduites


Case numéro 8 – l’ADT du fleuve Bermejo

Problèmes environnementaux

  • Dégradation du sol

  • Pénurie et restrictions d’utilisation de l’eau

  • Dégradation des ressources en eau

  • Perte de la biodiversité et des ressources biotiques

  • Les crues et d’autres événements naturels dangereux

  • Baisse de la qualité de la vie et ressources culturelles menacées.


Case numéro 9 – L’ADT du lac Tanganyika

Principales menaces :

  • Pêche non durable

  • Pollution croissante

  • Sédimentation excessive

  • Destruction de l’habitat


Vous devez ensuite faire les devoirs d’étude de cas de l’exercice 3.1.

Les études de cas sont contenues sur le CD-ROM du cours.


Réservez une longue période de temps pour ces devoirs. Vous pouvez discuter de vos conclusions avec vos collègues et votre formateur.


On vous donne seulement de courtes réponses dans la section des réponses justes des pages roses.


Devoir 3.1 - Questions d’étude de cas sur l’identifcation des problèmes

Transfrontaliers



A. La Mer Caspienne, le Courant de Benguela et le Fleuve Bernejo

Veuillez examiner ces études de cas et notez de façon systématique comment vous trouvez chacune en examinant les distinctions entre les problèmes, les causes et les impacts


B. La Mer Méditerranéenne

Le but de cette ADT de 1997 était d’identifier les problèmes perçus et les problèmes qui sont associés aux activités terrestres qui affectent la Mer Méditerranéenne.

A la page 7 de l’ADT les principaux problèmes perçus étaient :

1. La dégradation des écosystèmes côtiers et marins

2. L’exploitation non durable des ressources côtières et marines

3. La perte des habitats qui soutiennent les ressources vivantes

4. La baisse de la biodiversité, la perte des espèces menacées et l’introduction des espèces non indigènes.

5. La protection inadéquate de la zone côtière et de l’environnement marin et les risques et les dangers accrus

  1. Les conditions pires des gens

  2. La mise en oeuvre inadéquate des législations régionales et nationales existantes

Questions

1. Y’a-t-il de consistance dans la terminologie utilisée. Y’a-t-il de consistance entre les principaux problèmes perçus au tableau 1.1 et sur les tableaux qui identifient les problèmes et les causes profondes (pp. 13-33) ?

2. Quant à l’identification des problèmes transfrontaliers, pensez-vous que l’ADT méditerrannéenne de 2003 est une amélioration sur l’ADT de 1997 ? Pourquoi ?

C. La Mer Caspienne

Dans l’ADT de la Mer Caspienne, les problèmes ont été initialement priorisés par l’expert du GAT et réanalysés après par un groupe de parties-prenantes plus inclusif qui ont classé les préoccupations comme, étant de faible priorité, de priorité modérée et de grande priorité (Pages 52-58 et tableau 2.2)


Ce qui suit est une liste des problèmes majeurs perçus et les problèmes dans la mer Caspienne. Elle comprend six problèmes et problèmes existants et deux problèmes/et problèmses émergeants.

Les problèmes/et les problèmes existants

  1. Baisse de certains stocks de poissons commerciaux y compris l’éturgeon

  2. La dégradation des paysages côtiers et les dégâts qui sont causés aux habitants côtiers

  3. Les menaces à la biodiversité

  4. Une baisse générale de la qualité de l’environnement

  5. La baisse de la santé humaine

  6. Les dégâts qui sont causés à l’infrastructure côtière et aux agréments

Les problèmes/et les problèmes émergeants

  1. Contamination des activités pétrolières et du gaz

  2. Les espèces introduites

Questions

  1. Pensez-vous que les problèmes prioritaires sont des problèmes ou des causes immédiates des problèmes spécifiques ? Est-ce que cela compte ?

  2. En votre opinion, la priorisation initiale par le GAT et la classification subséquente par le groupe des parties-prenantes ont-elles été une approche efficace ?


Après avoir vérifié et discuté vos réponses avec votre formateur vous aimeriez peut-être prendre une pause avant d’attaquer la prochaine session – les critères de la priorisation.


3.3 La priorisation initiale des problèmes transfrontaliers

Vous vous rappelez que l’objectif de prioriser les problèmes transfrontaliers vise à les ranger suivant leur ordre de grandeur ce qui veut généralement dire que ces problèmes ont le plus généralement besoin d’attention. Ceci garantit l’application des ressources limitées pour donner les plus grands bénéfices.


Les ressources (notamment le temps, l’expertise et les finances) sont limitées à deux sens.


La seconde contrainte est plus importante parce que si même des ressources étaient disponibles pour mener le processus de l’ADT/PAS, il serait toujours nécessaire de décider des propositions du PAS qui seraient appliquées premièrement.


Il ne sera pas toujours possible de produire un ordre très strict des problèmes. Il peut y avoir des problèmes qu’on peut considérer comme étant d’importance égale ou l’incertitude peut être si élevée et peut rendre l’ordre peu fiable. Il n’est pas essentiel de viser un ordre « parfait » et strict. La chose importante c’est de distinguer les problèmes qu’on doit encore examiner en profondeur dans le processus de l’ADT de ceux qui n’en ont pas besoin.


Dans le cadre de la priorisation initiale, il y a lieu d’évaluer les problèmes en se référant aux traits des critères d’un problème qui contribuent à son importance relative.

Par exemple, un critère pourrait être la sévérité des impacts environnementaux en terme de l’ampleur des troubles au niveau « naturel » et son envergure géographique. Dans ce cas, chaque problème aura besoin d’être évalué par rapport à ce critère.


S’il s’agissait d’un seul critère, les problèmes pourraient être rangés en fonction de la profondeur et de l’ampleur géographique de leurs impacts environnementaux.


Il n’existe pas un seul jeu de critères qu’on devrait utiliser dans chaque ADT. Chaque ADT sera différente. Aussi, l’importance accordée à chaque critère variera en fonction des points de vue de ceux qui font la priorisation. Par exemple, la manière de juger un type d’impact environnemental par rapport à un autre, ou comment les impacts environnementaux devraient être jugés par rapport aux conséquences socio-économiques.


Le reste de cette section décrit les critères qui seraient généralement considérés comme étant pertinents et comment ils pourraient s’équilibrer par rapport à chacun en évaluant l’importance d’un problème.


La figure 4 illustre comment la priorisation peut s’effectuer à plusieurs niveaux alternatifs





c




La sévérité actuelle

de la question

Impacts environnementaux

Conséquences socio-économiques

Sévérité de la question dans l’avenir

Les incertitudes relatives à la question

La faisabilité des solutions

Importance de la question

Evaluation de la question

ritères de priorisation
















Général


Figure 4 – Illustration des différents niveaux de priorisation


L’usage d’un simple problème transfrontalier basé sur les critères de priorisation est idéal pour le processus de priorisation initiale. Toutefois les experts du GAT doivent avoir des connaissances et de l’expérience substantielles de tous les problèmes. Il requiert aussi un président très expérimenté.

Les critères qui évaluent la sévérité des impacts environnementaux et les conséquences socio-économiques d’un problème particulier peuvent être utilisés pour prioriser initialement les problèmes transfrontaliers.

Il est toutefois probable que ces approches soient plus applicables à l’étape finale de priorisation une fois que les impacts de chaque problème ont été assurés.

3.3.1 Critères de priorisation : basés sur le problème

L’évaluation de la sévérité d’un problème ne doit pas être détaillée ou exhaustive ; Le niveau du détail requis n’est tel qu’à permettre l’établissement des distinctions entre les problèmes.


Cependant l’ampleur des impacts et les conséquences de chaque problème doivent être reconnues et considérées dans chaque pays.


La priorisation qui est effectuée au niveau du problème est l’approche la plus simple mais elle exige que les experts aient de connaissances et d’expertise substantielles par rapport à tous les problèmes. Elle exige aussi un président très expérimenté.


Un simple jeu de critères pour déterminer les problèmes prioritaires est le suivant :

1. La nature transfrontalière

2. L’échelle des impacts économiques d’un problème, l’environnement et la santé humaine

3. La pertinence d’un problème par rapport aux priorités nationales qui ressortent des politiques nationales existantes et des conventions internationales

4. La portée des relations systématiques avec d’autres problèmes environnementaux et les secteurs économiques

5. Des bénéfices multiples attendus qu’on pourrait avoir en abordant un problème

6. Manque de progrès perçu en examinant/en tranchant un problème au niveau national

7. Des conflits multipays reconnus en matière d’eau

8. L’irréinversabilité/l’irréinversabilité du problème

9. Les relations du problème par rapport aux objectifs du millénaire et au sommet mondial dans le cadre des cibles de développement durable


Chaque problème transfrontalier peut alors être assigné une note (par exemple entre 0 et 3) sur la base de sa sévérité.


3.3.2 Critères de priorisation : Impacts environnementaux

Cette approche utilise des critères uniformes, pré-définis et culturellement non biaisés qui évaluent si un problème spécifique n’entraîne : aucun impact connu, un impact léger, un impact modéré ou un impact sévère.


Chaque problème peut alors être assigné une note de 0 à 3. La notation est expliquée dans la prochaine section.


Un exemple des critères d’impacts environnementaux relatifs à la pollution chimique est présenté à la page suivante. Un jeu complet de critères spécifiques aux problèmes développés par GIWA existent dans les matériels d’appui de ce module ! Il faut cependant noter que ces critères ne sont pas définitifs parce que les circonstances particulières de chaque ADT dicteront le type de critères qui sent pertinents.


Note

Aucun impact observé

0

Impact léger

1

Modéré

2

Sévère

3


Définition : La pollution chimique se refère aux effets adverses des polluants chimiques lâchés dans de plans d’eau stagnants ou marins à la suite des activités humaines. Les polluants chimiques sont définis ici comme des composés qui sont toxiques et/ou persistants et/ou bio non dégradables.


Note 2  - Impact modéré. Lorsqu’on satisfait ou on dépasse un ou plusieurs des critères suivants.



NIVEAUX

Les polluants chimiques sont au-dessus des limites du seuil qui sont définies pour le pays ou la région (par exemple par une commission nationale ou régionale)




Des conseils consultatifs de grandes zones établis par les autorités de la santé publique au sujet de la contamination des produits de pêche sans restrictions de prises associées ou de fermetures.


MANDATS




EFFETS

Mortalités élevées des espèces aquatiques à proximité des embouchures.




Si les données n’existent pas, utilisez les critères suivantes :




PRESSIONS










Figure 5 – Exemple des critères qui sont utilisés pour assigner les notes : Pollution chimique


3.3.3 Critères de priorisation : Conséquences socio-économiques

Il existe une importante gamme de conséquences socio-économiques possibles qui doivent être reconnues si l’analyse doit être complète. Un cadre utile est basé sur l’idée sur laquelle reposent les trois types de valeurs de l’environnement naturel pour le bien être de l’individu.


Elles sont décrites dans le tableau 1 ci-dessous. Généralement, les conséquences socio-économiques appartiennent à la catégorie de la valeur d’utilisation bien qu’elles ne soient pas nécessairement les plus importantes.


Tableau 1 – Types de valeurs pour l’environnement naturel

Valeur d’utilisation

L’environnement fournit des services et des ressources que les gens utilisent pour soutenir leur bien-être. Par exemple, les plans d’eau pourraient fournir :

  • De l’eau douce pour la consommation ou pour l’agriculture ou l’industrie

  • Des sources d’aliments pour la consommation locale ou le commerce

  • Des activités de recréation et autres


La dégradation de l’environnement peut alors entraver leur utilisation.

En évaluant l’impact, plusieurs conséquences indirectes doivent être prises en compte. Par exemple, il peut y avoir d’effets profonds sur les structures sociales à cause des changements dans les shémas d’emploi et de distribution de la population.

En cas extrêmes, les communautés peuvent disparaître à cause des déplacements des gens à grande échelle.

Valeur de non-utilisation (parfois qualifiée d’utilisation ou l’existance passive

Si oui ou non le plan d’eau a présentement des formes d’utilisation directes à l’homme, il peut avoir une valeur de non-utilisation. Ceci peut découler de la préservation de l’option d’utilisation future ou simplement parce que les gens veulent avoir l’impression que l’environnement est aussi intact ou très proche de la nature (la soi-disante valeur de l’existence).

La valeur de l’existence peut aussi découler d’une importance culturelle qu’on accorde au plan d’action et à ses espèces particulières. La perte de la biodiversité peut avoir des effets à long terme sur la valeur d’utilisation. Son impact à court terme peut être une perte de valeur d’existence aux gens.

Valeur léguée

La valeur léguée découle du concept de tutelage : laisser l’environnement intact pour les générations à venir. La valeur léguée peut avoir des composantes d’utilisation et de non utilisation mais pour la bonne convenance, elle est traitée ici comme faisant partie de la valeur de non utilisation.


La procédure d’évaluation de la sévérité de chaque problème transfrontalier et les conséquences socio-économiques est la même que celle qui est réservée aux effets environnementaux.


Aussi, les conséquences de chaque problème doivent être reconnues et examinées dans chaque pays. Généralement, il est nécessaire que les équipes nationales arrêtent une liste des conséquences potentielles de chaque problème au départ. Certaines conséquences peuvent être inutiles dans un pays donné mais au moins ceci garantit qu’elles ont été examinées.


Tableau 2 : Types de critères pour évaluer la gravité des problèmes

Valeur

Types d’usage

Types de critères d’évaluation de la gravité des problèmes

D’utilisation

Consommation directe de la population locale

L’ampleur des impacts sanitaires

La disponibilité d’eau douce pour la consommation humaine

La disponibilité des aliments pour la consommation humaine

La perte des opportunités de recréation

La perte de la valeur esthétique (si la vue ou l’odeur de l’eau ou du plan d’eau lui-même devient désagréable).


Les activités de production

La disponibilité d’eau douce pour l’agriculture et l’industrie

La perte des produits agricoles commercialisables (exemple : le poisson) qui peuvent être récoltés de façon durable.

La baisse des activités du tourisme

Les formes d’utilisation indirectes

Les changements négatifs sociaux associés à l’entrave ou à la perte des formes d’utilisation directes ci-dessus notamment, le chômage, la chute de l’économie locale, l’application des lois de la migration, la baisse de l’autosuffisance locale.

La perte des valeurs scientifiques et éducatives.

De non-utilisation/l

éguée


La perte des formes d’utilisation potentielle

Exemple, le développement futur de la pêche commerciale ou l’exploitation des ressources pharmaceutiques

La perte des valeurs symboliques ou culturelles associées à l’intégrité de l’écosystème ou aux espèces spécifiques


Chacun des types des critères ci-dessus peut être décomposé en critères spécifiques, notamment :

Les impacts de la santé :


La disponibilité d’eau douce


En évaluant les problèmes par rapport aux critères, il y a lieu de prendre en compte plusieurs dimensions des conséquences socio-économiques.


L’ampleur de l’impact – Qu’elle est l’importance de l’impact du problème aux individus ? En terme d’impacts sanitaires par exemple le problème cause-t-il une infection légère/guérissable qui se guérit vite ou les effets de l’infection sont-ils généralement associés à la mort ?


La population affectée – Combien de personnes souffrent des conséquences qui sont liées au problème ? Par exemple, les conséquences sont-elles concentrées dans de petites zones avec relativement très peu d’habitants ou se font-elles sentir dans un grand espace par la majorité des personnes qui résident à proximité d’un plan d’eau.

Délai – Qu’elle est la fréquence et la durée des conséquences qui sont senties ? Par exemple, les impacts sanitaires d’un problème sont-ils rares et sont-ils de courte durée ou sont-ils fréquents et persistants ?


3.3.4 D’autres critères de priorisation

Les critères des impacts environnementaux et des conséquences socio-économiques se focalisent sur la position observée et s’attaquent à la gravité actuelle du problème. Il faut aussi prendre en compte d’autres critères étant donné qu’ils contribuent à la réalisation de l’objectif général de priorisation – en s’assurant que les ressources se focalisent là où elles feront le plus de bien.


Trois des critères sont présentés ci-dessus :


La probabilité de la sévérité future

Les problèmes qui ont présentement peu d’impact peuvent devenir très importants dans l’avenir ou vice versa. Il faut tenir compte de ceci si non les ressources seraient destinées à résoudre un problème qui n’est pas de la plus grande priorité surtout durant la longue période d’exécution du PAS.


L’évaluation de la « probabilité de la sévérité future» dépend d’un jugement mais l’approche suivante qui est décrite dans la case numéro 10 peut donner un caractère rationnel et fiable au résultat.


Case numéro 10 – Approche d’Evaluation de la « probabilité de la sévérité future»

  1. L’horizon temporel

La date future à laquelle la prévision s’appliquera devra être spécifiée. Elle doit être assez distante dans l’avenir pour que la position actuelle puisse avoir le temps de changer de façon radicale mais pas si distante qu’il sera peu pratique d’avoir des idées réalistes sur les conditions qui pourraient exister en ce moment. Un délai de 20 ans dans l’avenir pourrait généralement être considéré comme étant raisonnable. Cependant, la règle n’est pas figée.

  1. Définition du scénario « le plus probable »

a. On peut souvent envisager différents scénarios. Il sera très complexe d’assigner des probabilités à chaque scénario éventuel et de calculer une valeur pour les critères de priorisation et ceci ne donnera pas nécessairement des résulats fiables. Par conséquent, le scénario le « plus probable » doit être choisi comme le contexte d’évaluation de la sévérité future. Il s’agit du scénario que les parties-prenantes considèrent comme le scénario qui a de forte chance d’être appliqué dans un horizon spécifique.

b. La caractérisation des scénarios : La gamme de caractéristiques qu’on peut utiliser pour caractériser un scénario futur est vaste. Pour rendre la tâche d’évaluation plus facile à gérer, elle doit se limiter aux traits qui sont susceptibles d’être les plus saillants. Ils comprendront généralement :

  • La taille de la population qui vit à proximité du plan d’eau et sa distribution physique (notez ! les centres démographiques concentrés peuvent exercer plus de pression sur l’environnement qu’une répartition plus homogène).

  • L’utilisation des ressources de plan d’eau dans les activités de production à la fois comme une « source » (L’exemple d’eau douce, des aliments, de minerais et autres) et comme un « puits » (c’est-à-dire, comme moyen de jeter les déchets).

  • Les changements technologiques de nos jours qui réduiront (ou augmenteront peut-être) la dégradation environnementale qui est attribuée à l’utilisation directe de la population et aux activtés de production.

  • Les changements de politiques qui découleront indépendamment du processus de l’ADT/PAS (exemple, il peut y exister déjà l’engagement des pays qui sont concernés par le plan d’eau de coopérer afin de réduire les pressions qui sont exercées à travers un système de quota à long terme.

  1. Les critères standard

Pour simplifier le processus autant que possible, on utilise les mêmes critères pour évaluer la sévérité à l’horizon du temps comme ils sont utilisés pour évaluer la sévérité actuelle.


En évaluant la sévérité future, la question fondamentale qu’il faut poser au GAT est :

« Si nous étions en train d’entreprendre l’évaluation de la sévérité :

  • A un moment spécifique de l’avenir, et

  • En supposant que le scénario le plus probable existe en ce moment

  • Que serait notre évaluation de la sévérité ?

Utilisez les critères que nous avons utilisés pour évaluer la sévérité actuelle


Une fois que cet exercice a été entrepris, il sera possible d’arriver à la classification future des problèmes qu’on peut comparer à la classification actuelle. Lorsque la classification est radicalement différente, il faudra alors convenir d’utiliser une méthode pour décider de la manière dont les deux types d’information doivent être pesés en arrivant à l’évaluation finale. Ce point est encore examiné dans la prochaine sous-section relative aux méthodes de priorisation.


S’il est impossible au GAT d’arriver à un consensus sur « la probabilité de la sévérité future » alors une approche alternative sera d’examiner « les changements probables de la sévérité » durant la période spécifiée. Aussi, les concepts du « scénario le plus probable » doivent être appliqués. Cependant il est à présent nécessaire de voir si la sévérité actuelle va augmenter ou baisser.


Incertitude

Avec un niveau raisonnable de données et d’expérience, le GAT doit pouvoir arriver à un jugement préliminaire et adéquat. Pourtant dans certains cas un critère d’incertitude supplémentaire devra-t-être introduit pour refléter un déficit de l’information disponible.


On peut par exemple soupçonner qu’une forme de pollution est associée à l’impact de santé mais que peut être les données n’ont pas été collectées assez longtemps pour évaluer la sévérité actuelle avec un degré de confiance.


L’effet que l’incertitude a sur le processus de priorisation dépendra de la nature des impacts. Ceci peut marcher des deux côtés. Par exemple, si l’impact de la santé est relativement d’une faible sévérité (exemple les symptômes ne sont pas débilitants et la maladie est de courte durée) alors on peut postuler le cas d’une incertitude de haut niveau pour réduire l’importance qu’on doit attacher au problème pertinent. Inversement, si l’impact de la santé est la mort alors un haut niveau d’incertitude augmentera l’importance du problème.


Ce genre de complication veut dire que le critère d’incertitude doit être introduit à ce stade uniquement là où il sera essentiel pour des raisons de manque d’informations. Il sera aussi nécessaire d’établir comment l’incertitude sera interprétée dans le processus de priorisation.


La faisabilité

En fin, la faisabilité d’une solution à un problème (en d’autres termes la souplesse du problème) peut être utilisée comme critère.


Strictement parlant, ce facteur n’est pertinent qu’au cours des derniers stades du processus de l’ADT/PAS lorsque la faisabilité des opotions de règlement d’un problème sont examinées. Toutefois, dans certaines circonstances, le GAT peut penser qu’un problème (ou des problèmes) seront si difficiles à résoudre sans d’autres considérations.


Lorsque cela arrive, alors la classification avec et sans ce critère doit être présente. Ceci permettra aux usagers de l’ADT d’arriver à leur propre jugement et de savoir si la question de faisabilité doit encore être poursuivie sur la base de l’importance relative des problèmes.


3.3.5 Les approches qui ont été utilisées pour prioriser les problèmes

La conduite d’un simple exercice <Delphi>

Comme déjà mentionné, le processus de détermination des priorités préliminaires n’a pas besoin d’être complexe. Une puissante approche d’étude interactive et structurée qui peut être utilisée pour contribuer au processus est l’exercice <Delphi>.

Elle est définie en grands détails dans la case numéro 11 ci-dessous.


Il existe un certain nombre d’approches différentes qu’on peut utiliser pour noter l’importance relative ou la priorité des problèmes transfrontaliers. Quelque soit l’approche utilisée, elle doit être appliquée de façon systématique


Une simple approche qui a été appliquée dans un certain nombre de projets des Eaux Internationales (Exemple, l’ADT du bassin de Dnipro et GIWA) utilise un système de notation à 4 points. La notation peut avoir trait à l’impact (exemple 0 Aucun impact observé ; 3 = impact sévère) ou priorité (Exemple 0 peut ou aucune priorité ; 3 = priorité élevée). Ceci dépendra du système de critères utilisés (voir les sections 3.3.1 à 3.3.4 ci-dessus).


Priorisation des problèmes issus des études de cas

Vous pouvez décider maintenant d’examiner les études de cas pour voir les approches qu’ils ont utilisées. Dans l’ADT du bassin Dnipro une approche similaire à l’exercice Delphi décrite ci-dessus a été utilisiée.


Vous n’avez pas besoin d’étudier l’ADT du bassin Dnipro à ce point parce qu’ elle est utilisée dans l’exercice 3.2 de l’étude de cas.


Une approche alternative a été utilisée par l’ADT de la Mer Caspienne. Dans celle-ci, les problèmes ont été initialement priorizés par l’expert du GAT et analysés à nouveau par un groupe inclusif de parties-prenantes qui a rangé les préoccupations comme faible, moyen ou de haute priorité.


Case numéro 11 – Qu’est-ce qu’un exercice Delphi ?


Description

L’objectif est d’explorer la créativité d’idées pour générer des informations appropriées pour la prise des décisions. La méthode Delphi est basée sur un processus structuré de collecte et d’examen des connaissances d’un groupe d’experts à travers une série de questionnaires agrémentés par une réaction d’opinions contrôlés. Le principal avantage de la méthode Delphi est qu’elle surmonte les problèmes du Comité d’action classique.

L’interaction du groupe de Delphi est anonyme : les commentaires, prévisions et d’autres points rentables ne sont pas identifiés comme provenant de leur créateur mais sont présentés au groupe de façon à écarter toute identification éventuelle. Un excellent outil d’obtention de contributions des sources d’expérience reconnue sans le besoin des réunions face à face. Il fournit une façon hautement disciplinée d’examiner ou de résoudre un problème. Il peut consommer du temps et l’information obtenue n’est pas aussi bonne que le choix des experts.


Méthode

1. Choisir un leader de facilitation

2. Choisir un panel d’experts (le GAT)

3. Identifier une liste de « problèmes d’homme de paille » à partir du panel durant une session de réflexion, établir une liste de problèmes que tout le monde juge appropriée à la région. Inclure à ceci les contributions de l’analyse des parties-prenantes. A ce point, il n’y a aucun critère juste.

  1. Le panel classe les problèmes

Le panel donne la note de 3 à chaque problème (haute priorité), la note de 2 comme (priorité moyenne) ou de 1 (comme faible priorité) selon les critères qui sont définis avant la réunion. Chaque membre du panel classe la liste individuellement et de façon anonyme si l’environnement joue un rôle politique ou émotionnel.

  1. Calculer les valeurs médianes et les écarts types

Chercher la valeur médiane de chaque problème et les écarts types. Ranger les problèmes dans un ordre de classement et montrer les résultats (anonymes) au panel. Discuter les raisons d’être des problèmes avec des écarts types élevés. Le panel peut insérer de nouveau les problèmes extraits sur la liste après discussions.

  1. Rearranger les problèmes

Repéter le processus de classification parmi les membres du panel (jusqu’à la stabilisation des résultats. Les résultats de classement ne doivent pas se concorder complètement. Cependant un consensus dénote que tout le monde peut vivre avec les résultats. Deux réussites sont souvent assez mais quatre réussites attestent l’existence d’un bénéfice maximal. Dans une variation, on autorise une contribution générale après le second classement dans l’espoir que davantage d’informations des étrangers introduiront de nouvelles idées ou de nouveaux critères ou amélioreront la liste.


Résultats

Le résultat d’une séquence Delphi n’est rien d’autre qu’une opinion. Les résultats de la séquence sont uniquement aussi valables comme les opinions des experts qui constituent le panel. Le point de vue du panel est résumé de façon statistique et non en terme de voix majoritaire.


Les difficultés rencontrées

De façon superficielle, Delphi paraît être un très simple concept qu’on peut facilement utiliser. Pour cette raison, on est tenté d’utiliser la procédure sans avoir examiné minutieusement les problèmes qui entrent en jeu dans la réalisation d’un tel exercice.


Quelques-unes unes des raisons communes de l’échec du Delph sont :

  • L’imposition des points de vue et des vues préalables relatifs à un problème sur le groupe de repondants en surspécifiant la structure de Delphi et en déconseillant la contribution d’autres perspectives associées au problème.

  • En supposant que Delphi puisse être un substitut à toutes les autres communications humaines dans une situation donnée.

  • Les mauvaises techniques de synthèse, de présentation des réponses de groupes et de garantie des interprétations communes des échelles d’évaluation qui sont utilisées dans l’exercice.

  • L’oubli et le rejet des désaccords provoquant le désistement des dissidents découragés et un consensus artificiel sont générés.


La priorisation des problèmes n’a pas été effectuée dans l’ADT du Grand Ecosystème Marin du Courant de Guinée (ou dans l’ADT de la Mer Noire où la méthodologie a été développée). Les principaux problèmes ont été mis en exergue au cours du premier atelier régional soutenu par une série de Rapports Thématiques qui ont été préparés après par des experts régionaux/internationaux, résumés et condensés finalement en une série de tableaux analytiques qui ont été finalement présentés dans le document de l’ADT. L’ADT a présenté 3 principaux problèmes faîtières et 7 sous problèmes.


L’ADT du lac Tanganyika était également basée étroitement sur l’analyse qui a été utilisée dans l’ADT de la Mer Noire. Bien que les problèmes spécifiques furent classés (faibles, modérés ou élevés) selon la sévérité du problème, la faisabilité des solutions potentielles et les bénéfices supplémentaires ont eu le dessu.


L’ADT Méditerranéenne de 1997 liste 7 principaux problèmes sans les prioriser. Au contraire, l’ADT Méditerranéenne de 2003 examine une gamme de problèmes environnementaux, socio-économiques et de santé humaine qui ont spécifiquement trait à la pollution transfrontalière des sources terrestres. Les impacts de chaque problème ont été classés entre 0 et 3 (Impact inconnu, léger, modéré et sévère). De surcroît, les impacts transfrontaliers ont été mis en exergue.


Dans l’ADT de la Mer de Chine méridionale, 4 principales préoccupations et 15 principaux problèmes ont été définis avant le développement des rapports nationaux.


Cependant, après la soumission et l’évaluation des rapports nationaux, les préoccupations et les problèmes ont été priorisés et pondérés au cours d’une seconde réunion des coordonnateurs nationaux où des scientifiques régionaux de premier ordre ont été aussi invités.


L’exercice de priorisation et de pondération était basé sur les données des informations et des preuves qui ont été rassemblées durant la préparation des rapports nationaux (y compris l’analyse de la chaine causale).


Exercice 3.2 – Etude de cas sur les critères de priorisation


L’ADT du bassin de Dnipro


Historique

L’ADT du bassin de Dnipro était basé sur une version modifiée de la méthodologie GIWA. Elle a utilisé des informations déjà recueillies et préparées par les experts/les groupes d’experts des Centres Thématiques.


Un simple exercice de priorisation a été effectué pour déterminer la sévérité des efforts environnementaux et socio-économiques relatifs aux 12 problèmes du bassin de Dnipro et pour aussi déterminer la pertinence de la nature transfrontalière de chaque problème. Chaque problème transfrontalier a été classé par le GAT sur une échelle de 0 (aucun impact) à 3 (impact sévère) pour les impacts environnementaux et les effets socio-économiques. Le niveau de priorisation a été évalué en fonction de la réponse médiane. Bien qu’il n’utilise pas strictement l’approche Delphi, on avait procédé au vote à bulletin secret et eu des discussions au cours d’une session plénière libre.


Le résultat de cet exercice a été l’établissement d’une liste de 6 problèmes transfrontaliers qui ont besoin d’un impact plus détaillé et l’analyse de la chaine causale. Une série de critères listés à la page 52 a été utilisée pour prioriser les 6 principaux problèmes transfrontaliers du bassin.


1. Pollution chimique (Priorité A)

2. Perte/modification des écosystèmes ou des écotones et baisse de la viabilité des stocks due aux contaminations et aux maladies (Priorité A)

3. Eutrophisation (Priorité A)

4. Pollution de radionuclide (Priorité A)

5. Pollution du régime hydrologique (Priorité B)

6. Les évènements de crue et les niveaux élevés des eaux souterraines (Priorité B)


Les problèmes de la priorité A sont ceux avec une note d’impact socio-économique et/ou environnementale de 3. Les problèmes de la priorité B sont ceux qui ont une note de moins de 3 pour les impacts environnementaux et/ou socio-économiques.


Votre tâche est de réviser les problèmes transfrontaliers prioritaires du chapitre 4 (pages 52-53 et 110) et le texte qui décrit les impacts environnementaux de chaque problème (notamment la pollution chimique p. 73) et examiner ensuite les questions à la page suivante.


Exercice 3.2 (Suite)


Vous êtes prié(e) de répondre à chacune des réponses suivantes brièvement et de discuter vos réponses avec le chargé technique de votre cours et vos collègues dans le cas approprié.

1. La méthode de priorisation a-t-elle été expliquée de façon adéquate ?

2. La terminologie utilisée, a-t-elle été consistante ?

  1. Qu’a été l’efficacité du système de notation ? Les critères ont-ils été bien définis ?

  2. La priorisation initiale des problèmes transfrontaliers a-t-elle été consistante avec les résultats de l’analyse de la chaine causale (P. 110) ?

  3. Les impacts environnementaux ont-ils été décrits et quantifiés de façon adéquate dans le texte ?

  4. Pensez-vous que les conséquences socio-économiques de chaque problème prioritaire sont réflétées de façon adéquate dans l’ADT ?


4. Analyse des impacts/conséquences des problèmes transfrontaliers

Nous avons discuté jusqu’ici de la manière d’identifier et de prioriser les problèmes transfrontaliers. Des informations détaillées doivent ensuite être collectées sur chacun des problèmes prioritaires de la région. Le GAT et les experts supplémentaires qui ont été choisis (y compris le gouvernement conjoint et les groupes locaux) doivent oeuvrer de concert pour faciliter la collecte des informations ; définir les problèmes transfrontaliers clé et l’analyse, leurs impacts et conséquences. Ceci comprendra l’inclusion des informations objectives et quantitatives dans les rapports finaux.


Le procesus doit :



En décrivant l’impact du problème à partir d’une perspective environnemntale, on fera une distinction entre les problèmes et les impacts (exemple, les hautes concentrations de polluants chimiques peuvent constituer le problème mais qu’elle est la preuve de l’impact sur l’environnement naturel ?)


En examinant les conséquences sociales et économiques, on aura besoin d’assigner de la manière suivante des chiffres à ces paramètres : La santé de combien de personnes a été pertubée par la pollution chimique ? Quel est le coût économique du dégât causé à la santé ?


Les informations recueillies doivent se concentrer sur les impacts transfrontaliers.


Toutefois, les impacts nationaux et localisés peuvent être aussi décrits s’ils sont pertinents.


Même à ce stade préliminaire, il est utile d’approuver une série d’indicateurs et de présenter les données sous la forme de ces indicateurs. Ceci fournira plus tard d’importants outils de suivi et d’évaluation au PAS.


Le travail sera normalement conduit par des spécialistes individuels sélectionnés qui doivent préparer des rapports finaux qui sont assez courts (typiquement quelques 5 pages par problème). A partir de ces points, le GAT doit faire un résumé pour expliquer l’importance générale des problèmes de la région. Un bel exemple de présentation de rapports à ce stade du processus est l’ADT de la Mer de la Chine Méridionale que vous aimeriez étudier si vous êtes en particulier intéressé.


4.1 Analyse des impacts environnementaux

Le but de cette étape est d’examiner l’impact de chaque problème prioritaire sur l’environnement. Il ne faut pas confondre ceci avec l’évaluation d’impact environnemental (EIE) qui est un instrument pour identifier et évaluer les impacts potentiels environnementaux d’un projet proposé.


L’analyse des impacts environnementaux est plus simple et plus facile que celle des conséquences socio-économiques. Le processus peut cependant être facilement déraillé si le GAT n’arrive pas à identifier, à sélectioner et à interprèter les données et les informations appropriées.


Une approche logique pour faciliter le processus est le développement du statut robuste et pertinent de l’environnement, des indicateurs d’impact et de pression pour lesquels les données sont disponibles.


Ces indicateurs auront plusieurs formes d’utilisation :


De surcroît, certains des indicateurs développés (en particulier le statut environnemental) peut finalement être utilisé dans le PAS à des fins de suivi et d’Evaluation (Module 5).


Rappelez-vous qu’un bon indicateur qui décrit l’impact et sa pertinence vaut 20 indicateurs qui ne le décrivent pas.


Par exemple, les changements des moyennes mensuelles d’écoulement d’eau d’un ruisseau à long terme disent très peu de choses de façon isolée tandisque la perte de l’habitat due à l’érosion le dit.


4.1.1 Les lignes de base


Les indicateurs d’impact dénotent le changement en fonction du temps. Il est alors important de déterminer la ‘ligne de base’.

  1. La ligne de base sera normalement choisie en supposant que l’information la plus récente soit généralement la plus complète.

  2. Il est recommandé de recueillir les informations dans au moins des horizons de 10 ans si possible (c’est-à-dire les années 90, les années 80 et autres)

  3. Il sera aussi nécessaire de déterminer la ligne de base pour laquelle les informations étaient disponibles dernièrement (c’est-à-dire de 1990 à 2000, de 1994 à 2004 etc)


4.1.2 Outil d’évaluation de l’indicateur environnemental (OEIE)

Une méthode qui peut contribuer à ce processus est l’outil d’évaluation de l’indicateur environnemental (OEIE) qui est actuellement en train d’être développé par l’IW : LEARN. On peut trouver une version Microsoft de l’OEIE dans les matériels qui accompagnent ce module.


Cette boîte à outils de type web décrit 160 indicateurs de pression, d’état et d’impact et cite des unités de mesure. De façon inévitable, plusieurs des indicateurs qui sont listés sont spécifiques à un trait particulier de la région biogéographique (exemples, les récifs de corails, les mangroves, les terres humides) et ne sont pas généralement applicables.


Un exemple d’utilisation de l’outil d’analyse d’Indicateur Environnemental IW : LEARN est présenté à la page suivante.

Case numéro 12 – Exemple du processus de sélection d’indicateur à l’aide de l’outil d’analyse d’indicateur environnemental IW-LEARN


Problème 13 : Modification de l’habitat 4 des Ecosystèmes ou des Ecotones. Les terres humides associées à l’eau courante

ID Titre

  1. HYD1: Flux d’eau maximal

3. HYD6: Flux d’eau de ruisseau – Moyennes mensuelles à long terme

5. HYD8: Mouvements du front du delta

6. HYD9: Changements du flux du sédiment

7. HYD10: Affaissement des terres

8. HYD22: Précipitations

9. HYD13: Perte d’habitant due à l’érosion

10. HYD14: Disparition des sources pérennes

  1. SAT1: Changement de l’ampleur de la classe de chaque couverture terrestre – Indice de végétation obtenue par satellite

  2. SAT2: Changements de la portée de l’habitat/des types d’habitats communautaires par rapport aux lignes historiques de base et courantes

17. SAT5: Changements de la fragmentation de l’habitat brut par rapport aux

lignes de base historiques et courantes

18. Changements de la structure communautaire des macrophytes

21. BIO4 Changements de la superficie des communautés des terres

humides macrophytes

24. BIO7 Changement du nombre de la proportion de taxe

25 BIO8 Changements des espèces indigènes ou de taxa plus élevés

26. BIO9 Changements des espèces endémiques ou de taxa plus élevés

27. BIO10 : Espèces étrangères envahissantes

28. BIO13 : Arrivées des espèces

29. BIO14 : Densités des populations en points de nidification

30. BIO15 : Densités des populations de reproduction confirmées

31. BIO17 : Nombre et abondance des espèces en hivernage dans un habitat

donné

91. FW2 : Perte d’habitat due au taux de croissance des zones urbaines

92 FW3 : Perte des plaines inondées fluviales aux digues artificielles dans les

marges des fleuves


    1. Evaluation des conséquences socio-économiques

Le but de cette mesure est d’identifier les conséquences socio-économiques de chaque problème prioritaire transfrontalier. Il est fort probable que le GAT ait besoin de recruter les gens avec une expertise particulière pour effectuer ce processus, à moins qu’il puisse identifier un bon économiste environnemental dans la région. Cependant, les sections suivantes vous donneront une indication de l’approche générale qui doit être entreprise.


      1. Mesures des conséquences socio-économiques

La manière de présenter l’ampleur des conséquences socio-économiques dans l’ADT nécessite une explication des types de mesures disponibles. Les conséquences socio-économiques pour l’analyse d’impact sont les mêmes que celles qui ont été utilisées dans le cadre de la priorisation décrite dans la section 3.3.3 mais les détails d’évaluation et de présentations des rapports sur ces conséquences sont plus fournis.


Les détails plus fournis sous-entendent l’usage des mesures, le cas échéant. Comme les exemples du tableau 3 le suggèrent, il existe plusieurs moyens par lesquels on peut évaluer l’ampleur des conséquences socio-économiques. L’information qu’on peut fournir dans l’ADT dépendra dans une grande mesure de la disponibilité des données. Au retour, ceci dépendra surtout du nombre de recherches qui ont été menées et durant quelle période. Il peut aussi y avoir par exemple des considérations sur l’accessibilité (par exemple, là où la recherche est conduite à des fins privées et commerciales.


      1. Niveaux d’évaluation

Les mesures des conséquences socio-économiques peuvent généralement être classées selon le niveau de détails dans lequel on est imprégné.


1. La déclaration – La gamme de conséquences socio-économiques associées à un problème est identifiée en déclarant simplement que la conséquence existe.

2. Quantification – Des nombres sont joints aux conséquences pour indiquer leurs échelles. Ces nombres peuvent se reférer à l’ampleur ou à la fréquence des évènements

3. Evaluation indicative – La capacité de présenter des valeurs monétaires aux avantages importants comme examiné ci-après. A ce niveau d’évaluation, des valeurs indicatives sont accordées aux coûts qui sont associés aux conséquences. Par exemple, dans le cas des maladies des êtres humains, bien que le coût de traitement ne soit que l’un des coûts associés à la maladie, il est indicatif de l’ensemble.

4. Evaluation totale – Ce niveau plus élevé d’évaluation prend en compte tous les coûts économiques qui sont associés à la conséquence.


Une illustration de cette classification est présentée au tableau 4 ci-dessous.


Les mesures d’évaluation totales sont une pratique idéale mais sur le plan pratique, seules les mesures indicatives peuvent être disponibles.


Tableau 3 – Mesures des conséquences socio-économiques

Valeur

Types d’usage

Mesures des conséquences socio-économiques : Exemples

Utilité

Consommation directe des gens de la localité

L’ampleur des impacts sanitaires – perte de jours ouvrables pour des raisons de santé, coût des traitements, taux de décès où agit un facteur de contribution


Disponibilité d’eau douce pour la consommation humaine – fréquence et durée des délestages, accessibilité des logistiques alternatives, coûts d’accès aux sources alternatives.


Disponibilité des aliments pour la consommation humaine – dépendance des aliments provenant des plans d’eau, disponibilité des sources alternatives, coûts d’accès aux sources alternatives.


Perte d’opportunités de recréation – superficie de l’endroit pas appropriée pour la natation et pour d’autres activités hydriques, la fréquence des activités


Perte de la valeur esthétique – la moyenne de la quantité des déchets solides qui sont déposés par mètre carré sur le littoral par jour

Activités de production

Disponibilité d’eau douce pour utilisation en agriculture ou en industrie – voir ci-dessus, volume d’eau importée pour l’irrigation, valeur des cultures (ou d’autres formes de production), perte entraînée par les pénuries d’eau.


Perte de produits commercialisables (exemple, le poisson) que l’on peut récolter de façon durable – réduction de la prise annuelle des espèces spécifiques commerciales.


Perte d’activité touristique – réduction du nombre des visiteurs (revenus touristiques) chaque année.


Utilisations indirectes

Changements sociaux négatifs associés aux entraves ou à la perte des formes d’utilisation directes ci-dessus – nombre de perte d’emploi, réduction du PIB local, nombre d’individus qui ont migré l’an dernier

Non Utilisation/utilisation léguée


Perte d’utilisation potentielle – valeur estimative future de la pêche commerciale.

Perte de la valeur symbolique ou culturelle – baisse de la population des espèces symboliques durant les cinq dernières années


Tableau 4 – Exemple des niveaux d’évaluation


Détails d’informations


Niveau d’évaluation

Illustration

« Cette forme de pollution est associée à …

B


as







Elevé

Déclaration

des incidences d’infection dans les zones à promité du lac

Quantification

150.000 cas d’infections chaque mois avec un coût moyen de traitement de 3 dollars par cas (c’est-à-dire un agrégat de 450.000 dollars par mois)


Evaluation

  • indicative


  • totale



150.000 cas d’infections chaque mois avec un coût moyen de traitement de 3 dollars par cas (c’est-à-dire un agrégat de 450.000 dollars par mois)


Là où un choix existe parmi les mesures, un principe directeur général est d’utiliser une mesure qui maximise le contenu des informations. D’autres considérations dans le choix des mesures sont que :



Pour illuster ce dernier point :


Disons que la pollution chimique et la pénurie d’eau douce contribuent aux maladies humaines dans une région donnée.


Cette conséquence peut être mésurée par le nombre de jours de travail qui sont perdus à cause de la maladie pertinente ou des coûts de traitements


Toutefois, la comparaison des problèmes de pollution et de pénurie est plus claire si la même mesure des maladies est utilisée dans les deux cas.


Une dernière conclusion dans ce contexte est celle du temps. La présentation des rapports sur les conséquences au fil d’une période donnée et non à un seul point à la fois, facilite beaucoup la compréhension de l’échelle d’un problème. Ceci nécessitera d’habitude la disponibilité des données d’évaluation quantitative pendant plusieurs années.


  1. Déclaration de la gamme des conséquences

Il s’agit de la quantité minimale d’informations dont a besoin l’utilisateur de l’ADT. Ceci englobe une simple déclaration de la gamme de conséquences associées à un problème. Par conséquent, si même aucune mesure des conséquences d’un problème n’est disponible, l’ADT doit présenter un rapport sur les conséquences idientifiées.


Les bas niveaux d’informations disponibles peuvent être dûs à l’incertitude. Il peut y avoir d’incertitude dans le cas :



Voici une illustration de ces formes d’incertitude :

Disons qu’une forme particulière de pollution chimique peut causer une maladie qui a des symptômes très semblables à ceux d’une maladie non associée.


Si les symptômes sont observés dans une partie de la population pertinente, la question est alors de savoir si ces symptômes sont causés par des maladies hydriques ou par une autre forme de maladie. Bref, qu’elle est leur cause ?


Pour repondre à cette question, il faut avoir des informations à deux niveaux qui correspondent aux formes d’incertitude présentées ci-dessus.


Premièrement, les cas observés sont-ils attribués à la pollution ?


Si oui, qu’elle proportion de tous les cas observés peut être ainsi attribuée.


Il faut signaler le degré d’incertitude lorsqu’il existe par exemple. Si on ne sait pas si un évènement est associé au problème mais qu’il pourra l’être, il faudra alors préciser qu’il s’agit d’un cas existant. C’est-à-dire qu’il ne faut pas ignorer la conséquence mais de noter qu’on n’est pas sûr si elle est associée au problème à cause d’un manque d’informations.


Aussi, si une relation a été établie mais on est pas sûr de l’ampleur de l’impact, il faudra aussi en faire cas.


  1. L’évaluation quantitative des conséquences

A ce niveau d’évaluation, l’ampleur de la conséquence est représentée par une mesure, c’est-à-dire une représentation numérique. Ceci a des avantages clairs parce que l’utilisateur de l’ADT peut plus facilement saisir l’impact d’un problème et comparer les problèmes.


Le choix d’une mesure appropriée dépend de la nature des conséquences et de la disponibilité des informations. Cependant, le principe général serait de choisir des mesures qui transmettent de façon adéquate :



Examiner l’illustration au Tableau 4 ci-dessus. Elle se réfère à l’ampleur (« 150.000 cas ») et la régularité (« chaque mois ») mais ne se réfère pas à la durée. Ceci suggère qu’il s’agit d’un évènement permanent. Si contrairement, on note que la conséquence durera pendant 6 mois chaque fois qu’elle se produit, alors cette information sur la durée de l’évènement doit être aussi fournie pour complèter l’image qui est peinte.






  1. L’évaluation des conséquences


  1. Les principes

L’avantage d’utiliser des valeurs monétaires en cas de conséquences socio-économiques a l’inévitable avantage de pouvoir les regrouper et de comparer les problèmes.


Un autre avantage est que les coûts monétaires d’un problème mesurent l’avantage qu’on peut obtenir en abordant ce problème. Ceci de retour indique le montant maximal qu’on doit dépenser sur le problème ou si les avantages dépassent le coût d’un programme d’action.


L’utilisation des mesures monétaires pour évaluer la viabilité des programmes de résoudre les problèmes est examinée dans le module 5. Cependant dans le cadre de ce module, la capacité de regrouper et de comparer une justification adéquate pour examiner l’évaluation des conséquences socio-économiques.


Le concept d’évaluation de plusieurs types de conséquences socio-économiques peut paraître incongru de première vue – Comment pouvons-nous par exemple attacher une valeur monétaire à la maladie ? C’est parce que généralement, nous sommes habitués de voir les valeurs monétaires qui sont attachées aux choses qui sont achetées et vendues sur les marchés. Comme examiné ci-dessous, il existe en effet plusieurs types de conséquences socio-économiques qu’on peut évaluer au moins de façon indicative en identifiant un marché pertinent et en recherchant un prix qui a trait à la conséquence – dans le cadre de l’exemple, nous pouvons examiner les coûts de traitements et le coût qui est essuyé par le malade lorsqu’il est licencié pour des raisons de maladie.


Il existe toutefois, d’autres types de coûts qu’on ne peut pas évaluer sur les marchés qui ressortent d’un problème. Ils sont examinés en grands détails sous le thème suivant intitulé « L’évaluation des conséquences en dehors des marchés ».


Quelque soit l’approche utilisée dans l’évaluation des coûts qui sont associés aux conséquences socio-économiques, le coût doit être attribué au problème pertinent et ne doit pas être quelque chose qui arriverait quelque soit la situation.


  1. Evaluation des conséquences du marché

La caractéristique de distinction de l’évaluation du marché est que les prix pertinents peuvent être observés à partir des transactions économiques réelles qui ont lieu ou ont changé à cause du problème.


Un exemple du premier est le coût de traitements d’une maladie qui sévit uniquement à cause du problème.


Un exemple du dernier est là où l’activité économique a été limitée à cause du problème – disons les bénéfices qui sont perdus à partir d’une réduction de la prise de poissons. Dans ce cas, il est nécessaire de noter qu’il y aura aussi un effet du bien-être des clients qui ont acheté le poisson. En terme économique, il y a perte de « l’exédent du consommateur ». (La différence entre ce que les consommateurs étaient disposés à payer pour le poisson et le prix du marché).


Certains types de valeur qui tombent dans cette catégorie ne sont pas directement observables mais sont insérés dans la part d’une autre valeur et peuvent être réparés. Les principales techniques de séparation de ces valeurs sont :


  1. La méthode des coûts de voyage – ceci implique le calcul du coût économique de la visite d’un site, en termes de dépenses monétaires et temporelles. Ce coût total est pris comme une mesure de la valeur que l’individu confère au site. Un coût se manifeste alors si la valeur est diminuée ou est détruite par un changement environnemental. La méthode a été utilisée de façon extensive sur les valeurs de recréation notamment dans le domaine de la pêche.

  2. La méthode hédoniste de fixation de prix – Dans ce cas, la valeur environnementale est ancrée sur le prix qui est payé pour certains biens ou services. L’exemple le plus répandu concerne les prix des propriétés qui réflètent un certain nombre d’attributs relatifs à l’emplacement des propriétés y compris les caractéristiques environnementales. Par exemple, les prix des priorités au front de la plage pour les résidents et les visiteurs peuvent réfléter la valeur des plages et des eaux propres. En examinant comment les prix varient suivant les diverses caractéristiques des priorités y compris les caractéristiques environnementales, les enquêteurs peuvent isoler la valeur qui est attribuée à ces caractéristiques. Ainsi la valeur de la qualité environnementale peut être identifiée et utilisée pour évaluer les changements.


  1. Les coûts de remplacement – De façon alternative, nous pourrions examiner ce que coûterait la restauration ou le remplacement des services naturels en termes de main d’oeuvre et de technologies.


Pour leur nature, les coûts qu’on peut évaluer de cette manière ont généralement trait aux valeurs d’utilisation humaines. Le tableau 5 donne des exemples de l’évaluation monétaire des formes d’utilisation qui sont décrites dans le tableau 3, ci-dessus.


Tableau 5 – Exemples d’évaluation monétaire des conséquences socio-économiques


Types d’utilisation

Mesures d’évaluation monétaires des conséquences socio-économiques : Exemples


Consommation directe de la population locale

Impacts sanitaires – Le montant qu’on aurait dû gagner des jours ouvrables perdus à cause des maladies. Coût de traitements, Exemple, les produits antibiotiques


La disponibilité d’eau douce pour la consommation humaine – coûts d’accès aux sources alternatives, exemple, importation et forage.


La disponibilité des aliments pour la consommation humaine – coûts d’achats de substituts d’aliments.


Perte des opportunités de récréation – coûts associés aux sources alternatives de récréation tels que les coûts de voyage aux sites alternatifs.


Perte de valeur esthétique – Perte de valeurs des propriétés jusqu’à ce qu’elles réflètent la valeur esthétique


Les activités de production

Disponibilité d’eau douce pour usage en agriculture ou en industrie – Excédent des producteurs et des consommateurs à partir des cultures qui sont perdues à cause de pénurie d’eau


Perte des produits commercialisables notamment le (poisson) qu’on peut récolter de façon durable – Excédent des producteurs et des consommateurs à partir du commerce des produits agricoles


Perte d’activité touristique - perte de revenus touristiques chaque année


Formes d’utilisation indirectes

Changements sociaux négatifs associés à l’entrave ou à la perte des formes d’utilisation directe ci-dessus – Réduction du PIB local. Appui du bien-être social aux dépenses

Perte de valeurs éducatives et scientifiques. Coûts de voyage supplémentaires pour les sites alternatifs.

Option

Perte des formes d’utilisation potentielles – Estimation de la valeur future de la pêche commerciale destinée dans l’avenir.


  1. Evaluation des conséquences hors marché

Certaines valeurs associées au changement de l’environnement ne peuvent pas être mesurées par référence aux marchés. Elles peuvent avoir trait à l’utilisation humaine. Par exemple les gens peuvent détenir une valeur pour avoir évité les maladies par rapport aux recettes perdues et aux coûts de traitement. Toutefois, ce type de valeur est le plus communément associé aux valeurs que les gens détiennent indépendamment de leur utilisation de l’environnement ou de ses ressources naturelles. Par conséquent, on les appelle souvent valeurs d’usage passif ou hors d’usage. Un exemple a été donné dans un tableau précédent en termes de valeur symbolique ou culturelle résultant d’une baisse de la population d’espèces symboliques.

Le fait de faire baser les montants monétaires sur ces valeurs nécessite des questions directes des individus qui sont susceptibles de détenir les valeurs pertinentes. La technique utilisée est connue sous le nom d’évaluation d’urgence. Cela implique la création d’un marché hypothétique pour le bien des questions et en demandant aux individus combien ils seront disposés de payer pour une amélioration environnementale ou combien ils seront disposés d’accepter en compensation pour une détérioration en fonction des circonstances.


Un exemple de l’évaluation d’urgence

Une espèce peut être menacée localement par les pressions du développement qui réduisent la qualité d’eau. Pour déterminer la valeur de protéger les espèces de la zone, les enquêteurs peuvent demander à un échantillon de personnes ce qu’elles voudraient payer en guise de schéma hypothétique mais réaliste pour préserver les espèces à travers des mesures protectrices d’une zone d’abitat qui opère un programme de couvoirs. Les avantages de la population en général peuvent alors être estimés à partir de cet échantillon.


L’évaluation d’urgence est une technique très puissante étant donné qu’il s’agit de l’unique voie qu’on connaît présentement comme pouvant cerner ces valeurs de non utilisation. Par conséquent, il est vital d’évaluer la valeur totale de la conséquence socio-économique dont’t on a fait allusion avant.


La difficulté qu’éprouve l’évaluation d’urgence est que la technique ne peut donner des résultats fiables que si l’étude est conçue et exécutée par des personnes formées. L’illustration ci-dessus est très limitée. Il existe plusieurs autres considérations dans une enquête donnée. Dans l’exemple d’une situation hypothétique, comment dit-on aux gens qu’ils payeront pour éviter que d’autres ne profitent pas gratuitement des paiements des autres ? Il existe, aussi des points techniques substantiels qui sont associés à la manière dont les valeurs sont présentées. Une valeur doit-elle simplement être demandée ou doit-on demander à une personne si oui ou non elle payera pour certaines valeurs ?


Pour ces raisons, des études fiables d’évaluation d’urgence sont relativement rares. Cependant, là où une telle étude a été déjà conduite, les résultats peuvent fournir des moyens de transmisson très faciles d’une importante gamme de coûts qui sont associés à la perte particulière de qualité environnementale.


    1. L’analyse d’impact dans les études de cas

Comme vous pouvez vous rappeler, les principes que vous étudiez dans ce module sont ceux qui ont été développés pour ce cours à travers des efforts de consultations et de débats internationaux comme une approche qui est recommandée par le FEM pour le développement de l’ADT/PAS. Nous pouvons maintenant examiner les études de cas pour voir jusqu’où elles ont suivi l’approche de l’analyse d’impact que vous avez étudiée.


Dans le bassin de l’ADT de Dnipro, une approche semblable à cette décrite ci-dessus a été essayée. Le point de départ pour le développement des indicateurs pertinents était la méthodologie d’impact environnemental (GIWA). La méthodologie GIWA étant générique et non conçue comme un outil pour le développement de l’ADT, le GAT du bassin de Dnipro s’est concentré sur le criblage des indicateurs de GIWA suivant leur pertinence et la disponibilité des données d’accompagnement. Les indicateurs qui ont été sélectionnés de ce processus ont été alors classés comme des indicateurs de pression, d’état, d’impact ou de réponse. Bien qu’un excellent jeu d’indicateurs furent développés pour l’analyse d’impact environnemental, les données d’impact environnemental présentées étaient limitées. Aussi, aucune information réflétant les conséquences socio-économiques d’un problème n’a été présentée.


L’ADT du Courant de Benguela a décrit les impacts environnementaux et les conséquences socio-économiques de chaque problème dans une série de tableaux et de notes explicatives. Bien que les notes furent brèves, elles ont été accompagnées de six rapports <thématiques détaillés> préprarés par des consultants. Une faiblesse de l’approche est le besoin du lecteur d’avoir à parcourir plusieurs documents d’appui pour fournir des preuves au texte du document primaire de l’ADT.


L’ADT de la Mer Capsienne présente une brève déclaration sur les impacts environnementaux et les conséquences socio-économiques de chaque problème mais l’information est limitée. Aussi, une série d’annexes présentent des informations supplémentaires mais très peu du matériel a trait à l’évaluation d’impact.


Dans l’ADT de la Mer de Chine Méridionnale, l’analyse des impacts environnementaux des problèmes relatifs à la modification des habitats et la surexploitation des ressources vivantes aquatiques est bien présentée mais de manière confuse. Elle est présentée dans la section de l’état de chaque problème suivi d’une évaluation détaillée des impacts. Cependant, quant aux problèmes qui sont liés à la pollution des environnements aquatiques, peu d’information d’impact est présentée.


Aucune analyse d’impact n’a été effectuée dans l’ADT de la Mer Méditerranéenne de 1997 bien que les impacts des problèmes identifiés (surtout les causes sous jacentes des principaux problèmes) furent classées comme causes locales, nationales et transfrontalières de niveaux insignifiants, modérés ou élevés. Au contraire, une évaluation détaillée des impacts environnementaux a été présentée dans l’ADT méditerranéenne de 2003 bien qu’elle se réfère uniquement à l’impact des substances transfrontalières. 


Aucune analyse d’impact n’est présentée dans les ADT du lac Tanganyika ou de la Mer Noire.




    1. Priorisation finale détaillée des problèmes transfrontaliers

      1. L’approche

Après l’achèvement de l’analyse d’impact, les problèmes transfrontaliers doivent être priorisés à nouveau pour bien ancrer la priorisation initiale (section 3.3). Cette étape résultera en une priorisation finale qui identifiera les problèmes de la plus haute priorité devant être encore analysés durant la phase de l’analyse de la chaine causale.


On peut entreprendre la priorisation en utilisant un simple exercice Delphi qui est mené ci-dessus dans la section 3.3.5) où chaque problème ensemble, avec ses impacts est évalué et priorisé. Une approche éventuelle est listée ci-dessous.

1. Avant la réunion de priorisation détaillée, fournissez à chaque membre du GAT :

  1. Convoquer une réunion du GAT

  2. Expliquer les critères d’évaluation et l’analyse d’impact détaillé

  3. Conduire un exercice Delphi similaire à celui qui a été décrit dans la section 3.3.5

  4. Prioriser les problèmes transfrontaliers

Les critères qui sont utilisés pour déterminer les problèmes prioritaires transfrontaliers peuvent être basés sur l’impact environnemental et les critères socio-économiques décrits dans les sections 3.3.2 et 3.3.3.


      1. La cartographie des problèmes

Quelque soit la méthode utilisée pour aboutir aux priorités, il serait essentiel de décrire l’ampleur géographique du problème, les foyers ardents qui sont associés au problème et l’échelle géographique des impacts environnementaux et les conséquences socio-économiques.

L’exemple d’une carte est présenté dans la figure 6 ci-dessous.










LA CARTE SIG DEMONTRANT L’AMPLEUR DU PROBLEME (POLLUTION CHIMIQUE), SES FOYERS ARDENTS, LES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX ET (DE FACON POSSIBLE) LES CONSEQUENCES SOCIO-ECONOMIQUES



A compliler par Asha Singh











Exercice 3.3 – Questions de l’Etude de cas sur l’analyse d’impact

Le Grand Ecosystème Marin du Courant de Benguela (GEMCB)

L’ADT du GEMCB identifie trois domaines d’action qui sont résumés à la page 17 comme

  1. L’utilisation et la gestion durable des ressources

  2. Evaluation de la variabilité environnementale, les impacts de l’écosystème et l’amélioration de la prédictabilité

  3. Amélioration de la santé de l’écosystème et gestion de la pollution


Dans ces domaines d’action, sept principaux problèmes transfrontaliers perçus (ou sous problèmes) ont été identifiés ensemble avec les caractéristiques transfrontalières de chaque problème.

Ils sont résumés de la manière suivante page 13


1. Baisse des stocks de poissons commerciaux et la récolte non optimale des ressources vivantes dans le Grand Ecosystème Marin du Courant de Benguela.

2. L’incertitude relative à l’état et aux rendements de l’écosystème d’un environnement fort variable.

3. La détérioration de la qualité chronique et catastrophique de l’eau

  1. Destruction et altération de l’habitat y compris entre autre la modification des lits de mer, la zone côtière et la dégradation des cap côtiers

  2. Perte de l’intégrité biotique (changements de la composition communautaire, les espèces et la diversité, introduction des espèces étrangères etc.) et menace à la biodiversité/aux espèces vulnérables et menacées.

  3. Capacité d’infrastructure et humaine inadéquate pour évaluer la santé de l’écosystème en général (les ressources et l’environnement et la variabilité)

  4. Les explosions algales nuisibles (EAN)


L’ADT utilise de façon subséquente une série de tableaux pour présenter les impacts et les conséquences socio-économiques parmi d’autres choses qui sont associées aux problèmes dans chacune de ces domaines d’actions. Par exemple, le Tableau A1 à la page 21 et 22 traite de la « récolte des ressources vivantes non optimales ».


Exercice 3.3 (suite)


Veuillez revoir à présent l’ADT/PAS de Benguela. Etudiez les principaux problèmes transfrontaliers perçus et la série de tableaux aux pages 18 à 60 de chaque cas en se focalisant sur les impacts et les conséquences socio-économiques.


Questions

  1. Y’a-t-il de consistance dans la terminologie utilisée ? Y’a-t-il de consistance entre la matrice de synthèse (P 14) et les tableaux d’analyse (pp 21-60) ?

  2. Pensez-vous que les tableaux font clairement la distinction entre les impacts environnementaux et les conséquences socio-économiques ?

  3. Les impacts sont-ils expliqués de façon adéquate dans les tableaux et les notes explicatives ?

  4. Les impacts environnementaux sont-ils quantifiés dans les tableaux d’analyse et les notes explicatives ? Encore où sont-ils décrits ?

  5. Quel type de rapport utilise-t-on pour les conséquences socio-économiques

  6. Quels types de données pourra-t-on utiliser pour augmenter le contenu des informations du rapport sur les conséquences socio-économiques

Les tableaux donnent aussi des détails des coûts marginaux (en dollars américains) associés aux actions proposées.

Question

7. Qu’est-ce que la forme de présentation implique pour les relations entre les coûts et ceux qui découlent des conséquences socio-économiques



Lorsque vous avez discuté ces questions avec le Directeur du Projet et vos collègues ceci complète le module 3.


Vous auriez besoin de prendre une longue pause substantielle avant d’amorcer l’étude du Module 4



Réponses justes

Test 3.1 d’auto-évaluation

  1. Le groupe d’action technique (GAT) est coordonné par le Conseiller Technique en Chef (CTC).

  2. Des experts techniques des organisations des parties-prenantes qui constituent le GAT, renforcés par des spécialistes externes supplémentaires si nécessaire.

  3. A. Criblage 1. Déterminer l’ampleur du problème

2. Déterminer le délai et la zone géographique d’un problème

B. La mise à échelle 3. Examiner les ressources nécessaires pour résoudre un problème

C. La portée 4. Choisir la priorité du problème


  1. Identifiez les effets environnementaux et les conséquences socio-économiques des problèmes transfrontaliers pertinents

  2. Collectez des informations détaillées sur chaque milieu et les problèmes de haute priorité.


MODULE 3 Table des matières


  1. Ce module

1.1 Approche par étape à l’étude conjointe des faits

1.2 Objectifs du Module

1.3 Activités du Module

2. Principes généraux

2.1 Problèmes transfrontaliers

    1. Le cadre de réponse-pression-conducteur-Impact-Etat (RPCIE)

    2. Indicateurs FEM. Comment ils s’adressent au PRSP.

    3. L’analyse diagnostique transfronalière (ADT)

      1. Identification et priorisation initiale des problèmes transfrontaliers

      2. Analyse des impacts environnementaux et des conséquences socio-économiques

      3. Priorisation finale des problèmes transfrontaliers

    4. Risque de confusion

Test 3.1 d’auto-évaluation

3. Préparation initiale de l’ADT, Identification et priorisation des problèmes

transfrontaliers

3.1 Information et exercice d’inventaire des données

3.2 Identification des problèmes transfrontaliers

3.2.1 Exemples de problèmes transfrontaliers

Exercice 3.1 – Questions d’étude de cas sur l’identification des

problèmes transfrontaliers

3.3 Priorisation initiale des problèmes transfrontaliers

3.3.1 Critères de priorisation : basés sur les problèmes

3.3.2 Critères de priorisation : impacts environnementaux

3.3.3 Critères de priorisation : Conséquences socio-

économiques

3.3.4 D’autres critères de priorisation

3.3.5 Approches utilisées pour prioriser les problèmes

Exercice 3.2 Etude de cas sur les critères de priorisation


4. Analyse des impacts/conséquences des problèmes transfrontaliers

4.1 Analyse des impacts environnementaux

4.1.1 Lignes de base

4.1.1 Outil d’évaluation de l’indicateur environnemental

4.2 Evaluation des conséquences socio-économiques

4.2.1 Mesures des conséquences socio-économiques

4.2.2 Niveaux d’évaluation

4.3 Analyse d’impact des études de cas

4.4 Priorisation finale détaillée des problèmes transfrontaliers

4.4.1 Approche

4.4.2 Cartographie des problèmes

Exercice 3.3 – Questions de l’étude de cas sur l’analyse d’impact


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