Agent
Banque mondiale
d'exécution
Région
Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, et Turkménistan)
Domaine
Eaux internationales
d'intervention
Nom du projet
Gestion de l'eau et de l'environnement dans le bassin de la mer d'Aral
Allocation du FEM
USD 12,725 millions
Cofinancement
USD 9,0 millions
USD 1.400.000 (Union européenne/TACIS)
USD 4.100.000 (5 entités d'Asie centrale)
USD 3.200.000 (Pays-Bas)
USD 300.000 (Agence suédoise de développement international)
Financement total
USD 21,725 millions
Date
Juin 1998Juin 2003
Problème
· Des années d'utilisation insoutenable des eaux du bassin de la mer d'Aral pour l'irrigation ont gravement
environnemental
porté atteinte à l'environnement de la région, ce qui crée des difficultés économiques pour ses habitants.
Objectifs du projet
· Améliorer et développer le suivi des problèmes environnementaux de la région et la diffusion d'informations
à ce sujet.
· Élaborer et appliquer des stratégies et des accords nationaux et régionaux pour remédier à la situation.
Nombreux sont ceux qui considèrent le bassin de la mer d'Aral comme une zone sinistrée. Ses ressources en eau
ont été surexploitées pour l'irrigation et d'autres usages. En 1991, la quasi-totalité de l'eau des fleuves et rivières
était utilisée pour l'irrigation et la superficie de la mer s'était réduite de moitié. En outre, en raison de la forte
teneur en sels de l'eau qui s'y déverse, la plupart des poissons disparaissent progressivement. Les zones
humides des deltas se sont asséchées. Le gibier, les oiseaux et autres espèces sauvages se raréfient. Le
transport de sable et de sels par le vent est devenu plus fréquent et plus grave.
Cette situation a de graves répercussions sur l'activité économique et sur la population de la région. La
diminution de la productivité des zones de pêche, des habitats naturels, des pâturages et des terres agricoles
contribue à l'extension du chômage et de la pauvreté. L'approvisionnement en eau de la population n'est plus
fiable et des contaminations bactériennes le rendent dangereux. La forte incidence d'autres maladies donne à
penser que la détérioration de l'environnement joue un rôle dans les problèmes de santé observés. La
dégradation des sols entraînée par la surexploitation des ressources en eau est à l'origine d'inondations et de la
salinisation des sols. Si ces tendances se maintiennent, la plupart des terres agricoles du bassin deviendront
incultivables dans quelques dizaines d'années.
Les États de la région reconnaissent que ces problèmes tiennent à l'application de politiques qui font des biens
et services d'environnement des biens gratuits, aux déficiences de l'infrastructure du secteur de l'eau et au
manque de coordination régionale face à ces deux problèmes. Ils ont admis la nécessité d'une stratégie de
développement durable, mais ont réagi différemment à ce défi. Ces pays ont besoin de substantielles aides
financières pour être en mesure de s'attaquer aux problèmes du bassin et de s'acheminer vers un développement
durable.
Le projet
Le projet sera exécuté par le Fonds international pour la mer d'Aral qui a été restructuré et dont les moyens
d'action ont été renforcés par plusieurs dons d'autres bailleurs de fonds. Il vise à remédier aux causes de la
surexploitation et de la pollution du bassin de la mer d'Aral et encouragera une gestion durable de ses
ressources naturelles par la mise en oeuvre de la première phase du plan d'action stratégique de la région. Ce
projet ne constitue que la première étape de l'action à entreprendre pour s'attaquer aux causes premières de la
situation critique du bassin de la mer d'Aral.
Activités
· Élaborer et appliquer des stratégies et accords nationaux et régionaux pour la gestion de l'eau
· Évaluer les problèmes posés par la qualité de l'eau, en particulier celui de la salinité, et définir des stratégies
pour améliorer la qualité de l'eau
· Améliorer et développer les activités de suivi et les bases de données régionales sur le volume, la
dynamique et la qualité des ressources en eau, et renforcer le système d'information régional pour appuyer
la prise de décision
· Restaurer certaines des zones humides restantes
· Sensibiliser le public à la nature et à l'ampleur des problèmes pour l'encourager à y remédier.
Avantages
· Préserver les ressources d'importance internationale que constitue la biodiversité de la région et protéger
les habitats abritant des oiseaux et des poissons figurant parmi les espèces menacées à l'échelle mondiale
· Sauvegarder l'une des dernières zones humides de l'ancien système de l'Amou-Daria
· Expérimenter un moyen nouveau et efficace de lutter contre la désertification en créant une zone humide
tampon.
Le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) est un mécanisme financier qui aide les pays en développement, par des dons ou des financements
concessionnels, à exécuter des projets ou des activités qui contribueront à la protection de l'environnement mondial. Ses quatre domaines
d'intervention sont la diversité biologique, les changements climatiques, les eaux internationales et l'appauvrissement de la couche d'ozone. Il peut
aussi financer des activités concernant la dégradation des sols, principalement la désertification et la déforestation, dans la mesure où elles sont
liées aux domaines d'intervention susmentionnés.
Le FEM est conjointement parrainé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Programme des Nations Unies pour
l'environnement (PNUE) et la Banque mondiale, qui sont les agents d'exécution de ses projets.
Pour plus d'informations sur ce projet, s'adresser à :
Pour plus d'informations sur le FEM :
Division Environnement mondial
Siège du FEM
Banque mondiale
1818 H Street NW
1818 H Street NW
Washington D.C. 20433 USA
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Tél : (202) 473-0508 Télécopie : (202) 522-3240/522-3245
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Directeur général :
Mohamed T. El-Ashry
Coordinateur principal Relations extérieures :
Hutton G. Archer
E-mail : harcher@worldbank.org