Tunis, le 29 avril 2006


Rédigé par :
Objet : Session de Renforcement des capacités
Abdel Kader Dodo, M. Baba Sy, Ahmed
des représentants des pays en modélisation
Mamou
mathématique (Système Aquifère d'Iullemeden

(SAI))
Destinataires :
Dates : du 18 au 29 avril 2006
Secrétariat exécutif de l'OSS
Lieu : Siège de l'OSS, Tunis



P. Jointes : Annexes

1. Programme de formation

2. Liste des participants

3. Modèle conceptuel du SAI

4. Modèle conceptuel du SAI (détaillé)

5. Format des données géologiques

6. Format des données (caractéristiques
hydrodynamiques)
7. Format des données d'exploitation
8. Format des données piézométriques

I- CADRE
Conformément aux décisions de la réunion du comite du pilotage du projet d'Iullemeden
(Abuja, 25-26/02/06), il a été retenu le principe que l'OSS assure avec ses propres moyens,
la formation en modélisation hydrogéologique, initialement prévue par l'ETH de Zürich.
L'OSS a procédé à l'élaboration du contenu du programme de formation qui a été soumis
pour approbation, au GEF et envoyé par la suite aux pays.
Cette session de formation en modélisation mathématique des représentants des pays
(Niger, Nigeria, Mali) se partageant le Système Aquifère d'Iullemeden (SAI), s'est déroulée
du 18 au 29 avril 2006 au siège de l'OSS à Tunis (Tunisie). La liste des participants et le
Programme de formation sont joints en annexes 1 et 2, respectivement..

II- OBJECTIF

L'objectif de cette formation est d'initier les participants à la modélisation des systèmes
aquifères et d`élaborer un modèle élémentaire du Système Aquifère de l'Iullemeden (SAI) ou,
tout au moins poser les bases nécessaires pour y parvenir. Pour ce faire, le logiciel utilisé est
le PMWIN (Processing Modflow for Windows (PM5), W.H Chiang & W.Kinzelbach, ETH -
Zurich ­Suisse). Il s'agit de familiariser les participants à l'utilisation du logiciel. Le choix de
cet outil est dicté par : sa disponibilité, sa convivialité et son aptitude à reproduire fidèlement
les phénomènes hydrogéologiques.

III- PARTICIPANTS

Deux représentants de chaque pays ont pris part à cette session qui s'adresse aux cadres
administratifs qui, de par leurs attributions, sont sollicités pour assurer la gestion des
aquifères sur le double plan qualitatif et quantitatif. Les experts ainsi formés, sont désormais
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appelés à gérer le modèle du SAI. Cette session a été aminée par de Abdel Kader Dodo,
Ahmed Mamou et Baba Sy de l'OSS.
La liste des participants est portée en Annexe 1.

IV- DEROULEMENT
Les travaux ont démarré par une présentation de la problématique de la gestion concertée
des ressources en eau des aquifères partagés et une introduction aux principes de base en
hydrogéologie pour la modélisation des aquifères.
Matinée :
- « Le Système Aquifère du Sahara Septentrional SASS »
- « Pourquoi un modèle pour le Système Aquifère d'Iullemeden SAI ? »
- « Principes de base de la modélisation en hydrogéologie »
La présentation du SASS a pour principal objectif de donner un exemple d'approche sur la
résolution de risques hydrogéologiques transfrontaliers communs à plusieurs pays (l'Algérie,
la Libye et la Tunisie) et la stratégie développée pour les maîtriser.
Quant au SAI, la quantification des risques hydrogéologiques transfrontaliers représente la
première des quatre (4) recommandations retenues au cours de la réunion du comité de
pilotage du SAI tenue à Abuja les 25 et 26 février 2006.
La gestion de tels risques et la manière de les atténuer constituent l'objectif global du projet
SAI. Elle ne saurait être réalisée par la seule activité de l'Analyse Diagnostique
Transfrontalière limitée aux réunions des comités nationaux de coordination et de suivi des
activités du projet et des rapports des consultations. L'Analyse Diagnostique Transfrontalière
a mis en évidence une liste de risques hydrogéologiques transfrontaliers. Ceux-ci ont été
appréciés dans chaque pays seulement d'un point de vue qualitatif. Leur détermination
quantitative, la délimitation des zones à risques élevés et/ou menacées restent encore à
réaliser.
La modélisation mathématique opérationnelle, telle qu'utilisée à cette fin dans le cadre du
SASS, est une méthode appropriée pour quantifier ces risques.
L'introduction aux « Principes de base de la modélisation en hydrogéologie » consiste à
rappeler aux représentants des pays et ce, dans les grandes lignes, l'hydrogéologie
opérationnelle utile pour la compréhension de la modélisation des aquifères. En d'autres
termes, il s'agit davantage de traduire dans la pratique les équations fondamentales de base
qui régissent la dynamique des écoulements souterrains, et l'approche de résolution de ces
équations qui est utilisée dans le logiciel approprié pour le SAI, c'est-à-dire le PM5
(Processing MODFLOW version 5).

Le logiciel PM5 : prise en main
La première étape de cette formation pratique a consisté en une mise à niveau des
participants sur les fonctionnalités du logiciel à travers un exemple simple, théorique, mais
qui s'apparente à la situation hydrogéologique de la région d'Iullemeden. Les régimes
permanent et transitoire ont été élaborés avec les représentants des pays à toutes les
étapes du processus.
Au préalable, le logiciel PM5 a été installé sur les ordinateurs portables de chacun des
participants. Une copie du logiciel sur CD-ROM leur a été remise pour une installation
ultérieure sur les ordinateurs de grande capacité de leurs services nationaux de manière à
poursuivre la modélisation du SAI à travers les échanges d'informations entre l'équipe de
l'OSS et les structures focales nationales.
Rapport de la session de formation en Modélisation, Tunis, 18-29 avril 2006
2

Par cette démarche, les représentants sont sensibilisés sur le type de données et leur
précision requise pour réaliser un modèle.
A partir de ce stade, un cas réel, celui du Système Aquifère du Sahara Septentrional
(SASS), a été pris pour servir d'exemple d'application pouvant être dupliqué et adapté au
SAI.
Au préalable, la démarche adoptée pour réaliser le modèle conceptuel du SASS, a été
présentée. Elle a suscité des interrogations et des comparaisons édifiantes pour réfléchir dès
à présent, sur le cas du SAI. Il s'agit notamment de la relation hydraulique qui existe entre le
fleuve Niger et les aquifères. Tout le long de son parcours et selon la période (hautes eaux,
basses eaux), le fleuve Niger est par endroits drainant (présence de sources), par endroits
infiltrant.
Ainsi, étape par étape, l'élaboration d'un modèle hydrodynamique a été explicitée avec à
chaque étape, l'explication de la procédure pratique et les données nécessaires.

Application du PM5 au SASS : le modèle du Continental Intercalaire
L'exemple du modèle SASS traité a été limité à l'aquifère du Continental intercalaire. Il s'agit
donc d'un modèle simplifié monocouche discrétisé en 3500 mailles carrées régulières de 25
km de côté. Pour le calage du modèle en régime permanent, les données utilisées ont
consisté en une série de fichiers pré-élaborés dont l'analyse a permis aux stagiaires de bien
saisir les différentes étapes de modélisation et le processus de réflexion qui lui est associé.
Cette étape a davantage amené les participants à reconnaître l'importance des données
minimales nécessaire à la réalisation d'un modèle qui traduit fidèlement le comportement du
système aquifère et le degré de leur précision souhaité. L'aspect de la configuration
structurale du système avec ce que ceci exige comme données géologiques et valeurs de
paramètres hydrodynamiques (résultants des pompages d'essai), a permis aux participants
de toucher de près la nécessité d'une approche basée sur l'utilisation de l'information géo-
référencée. D'où la nécessité de cartes numérisées du bassin et de base de données aidant
à assurer l'harmonisation de l'information traitée.
Le régime transitoire du modèle du Continental intercalaire a également été élaboré par la
suite, et a porté sur cinquante (50) années (1950-2000).
Pour ce faire,, seuls les ouvrages qui captent cet aquifère ont été considérés, en termes de
suivi de la variation du niveau d'eau, des prélèvements, et du coefficient d'emmagasinement.
Ce dernier paramètre a toujours été un dilemme; en effet, sa détermination nécessite la
réalisation un ouvrage supplémentaire (piézomètre) à proximité du forage d'exploitation.
Cependant, le coût de ce piézomètre peut désenclaver des agglomérations qui sont peu ou
pas dotées d'ouvrages hydrauliques adéquats (puits modernes) pour l'accès à l'eau potable.
La prise en compte des ouvrages d'exploitation propres à cet aquifère et ce, sur la base de
l'historique des prélèvements, a encore convaincu les pays de la nécessité d'enrichir les
bases de données nationales par les statistiques des prélèvements qui relèvent, en général,
du patrimoine des Agences nationales de distribution de l'eau potable. Les participants ont
tiré ensemble la conclusion selon laquelle l'élargissement de la coopération entre ces
agences et leurs Ministères concernés, est indispensable pour actualiser l'état des
connaissances sur le potentiel hydraulique dont les chiffres avancés dans les documents
nationaux de référence sont demeurés intacts.
L'intérêt de l'exemple du SASS est aussi d'apprécier de l'autre côté de la frontière, l'influence
des pompages excessifs dans les deux autres pays. A titre d'exemple, un débit de 50
litres/sec a été imposé pour chaque année, sur un ouvrage situé à proximité du point triple
de la zone transfrontalière des trois pays (bassin de Ghadamès). Par cet exemple édifiant,
les participants ont pu apprécier à quel point il est important de connaître les prélèvements
Rapport de la session de formation en Modélisation, Tunis, 18-29 avril 2006
3

et la nécessité d'échanger mutuellement les données nécessaires à une gestion optimale
des ressources en eau.

Modélisation du SAI
1- Modèle conceptuel du SAI :
Le modèle conceptuel du SAI a été introduit en tenant compte de l'état de connaissances
que l'OSS a synthétisé à partir de la documentation disponible. Il était primordial que les
participants aboutissent à un consensus au sujet de l'objectif attendu de cette modélisation.
L'avis était unanime que les trois pays sont actuellement dans une situation de connaissance
partielle des ressources mobilisables à l'échelle du SAI. Des imprécisions existent encore
concernant l'exploitation actuelle ainsi que sur les impacts que celle-ci engendre. Il est donc
primordial d'avoir un bilan aussi précis que possible des ressources en eau du bassin
d'Iullemeden et de tenter de préciser les impacts de l'exploitation actuelle et les tendances
de son évolution.
Sur la base de cette analyse des documents disponibles (cartes géologique et
topographique digitalisées, coupes géologiques, logs de forages), des informations et
données issues des rapports des activités des comités nationaux et des consultants ainsi
que les documents rapportés pour la circonstance, des corrélations géologiques et
hydrogéologiques à travers le bassin débordant les frontières entre les trois pays, ont été
élaborées en vue d'assurer la conceptualisation de la configuration physique du bassin
hydrogéologique en question.
Les participants ont abouti à la configuration simplifiée du SAI qui se compose de deux
principales formations aquifères : le Continental intercalaire (groupant le niveau supérieur du
crétacé inférieur CI3 et le Continental hamadien ) et le Continental Terminal (groupant les
séries aquifères du Tertiaire, CT1, CT2 et CT3) qui intègre également le Quaternaire (nappe
phréatique).
La base de ce système aquifère est constituée par le socle birrimien au Mali, les argilites de
l'Irhazer (au nord) et du socle indifférencié (au sud) au Niger, le socle précambrien au
Nigeria.
Ces deux principales formations aquifères sont séparées par des formations peu perméables
(schistes, calcaire marneux, calcaires argileux) du Crétacé supérieur (Cénomanien ­
Maestrichtien) - Paléocène - Eocène ­ Oligocène dont le rôle aquifère n'est pas de règle et il
a été décidé de les traiter en première étape comme un semi-imperméable.
Cependant, le Mæstrichtien au Nigeria (Rima group) est un ensemble constitué de deux
aquifères (Wurno et Taloka) séparés par endroits, par les argiles lenticulaires de Dukamaje.
Le Continental Terminal est subdivisé en trois couches au Niger, en une seule couche au
Mali et au Nigeria (Gwandu).
Le Continental intercalaire se compose principalement des grès arkosiques du Crétacé
inférieur.

Il a été retenu que la modélisation du SAI se déroulera en deux phases :
· Phase 1 : un modèle global bi-couche (Continental intercalaire et Continental
Terminal) dont la continuité est assurée à travers les trois pays (annexe 3). Ce
modèle servira de base pour l'établissement du bilan hydrodynamique du système et
des inter-influences ou échanges de part et d'autre des frontières. Dans la mesure où
des besoins l'imposent, il sera la référence pour les modèles locaux.
· Phase
2 : des modèles multi-couches locaux pour considérer les spécificités de
chaque pays. Ainsi, le Continental Terminal sera décomposé au Niger. Les aquifères
Rapport de la session de formation en Modélisation, Tunis, 18-29 avril 2006
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secondaires du Crétacé supérieur seront pris en compte au Mali, au Niger et au
Nigeria (annexe 4).
Cependant, dans le cas du bassin du Sokoto, le Nigeria suggère une option intermédiaire qui
comprend Gundumi, Rima, Gwandu. Cette option sera testée lors du calage du modèle.
Une étape importante dans l'élaboration du modèle conceptuel a été réalisée lors de cet
atelier. Des données ont été recueillies à partir des dossiers et fichiers de forages rapportés
par les pays et de la base de données élaborée par l'OSS. L'aspect structural du SAI fut bien
discuté et analysé sur la base de corrélations établies selon des directions préférentielles à
l'aide du logiciel Rockworks qui a largement contribué à l'analyse des données géologiques.
Pour ce faire, le format du fichier de données a été défini sous Excel sur la base de la
colonne lithostratigraphique adoptée. Ce fichier contient les informations suivantes :
· les coordonnées (X, Y) ;
· l'altitude du terrain naturel à l'emplacement du forage ;
· la profondeur totale du forage ;
· le toit de chaque formation traversée.

L'application de Rockworks a permis de visualiser la répartition des forages dans le SAI et
de s'assurer de la bonne représentation des données disponibles. Plusieurs coupes ont été
tracées dans toutes les directions et ont permis quelques interprétations.
Par cette méthode, les représentants des pays ont pu apprécier les données requises pour
la construction du modèle et la nécessité d'acquérir les données spécifiques
complémentaires.
Cette activité a abouti à l'élaboration d'un schéma type de la table « géologie » de la base
de données qui groupera l'ensemble de l'information géologique nécessaire à l'élaboration
de cartes structurales du bassin du SAI. Un tableau type (annexe 5) groupant les données
déjà harmonisées, sera instruit par les trois pays pour servir de base à l'élaboration des
cartes structurales (épaisseur, mur et toit de chaque formation considérée) ainsi que le
traçage des corrélations géologiques et hydrogéologiques.

2 ­ Données hydrogéologiques :

Les données hydrogéologiques nécessaires à l'élaboration du modèle du SAI, sont
principalement :
- les caractéristiques hydrodynamiques (transmissivités et coefficients
d'emmagasinements) rattachées aux pompages d'essai dont elles sont déduites,
- la piézométrie des aquifères avec historique et rattachement au repère de mesure,
- l'exploitation par points d'eau ou par groupe d'exploitation, avec précision du régime
d'exploitation (pompage, artésianisme), durée d'exploitation (par jour ou mois).
Pour toutes ces données, des tableaux types (annexe 6, 7 et 8) dont les contenus ont été
discutés avec les participants, seront instruits par les pays et renvoyé à l'OSS avant le début
du mois de juillet 2006 en vue de poursuivre la construction du modèle et son calage en
régime permanent avant la fin de l'année 2006.



Rapport de la session de formation en Modélisation, Tunis, 18-29 avril 2006
5

3- Conclusion
Cette session a permis de mettre en exergue l'importance de l'acquisition de certaines
données pertinentes telles que les historiques des prélèvements par pays. La grande part
des informations provient des Agences Nationales d'exploitation des eaux qui gèrent
essentiellement les zones urbaines et périurbaines. Les prélèvements opérés dans les puits
et forages, certains équipés de pompe à motricité humaine, solaire ou thermique, dans les
zones rurales, restent encore inconnus.
Par ailleurs les volumes d'eau prélevés concernent parfois des forages dont l'aquifère capté
n'est pas spécifié. Ces volumes concernent, parfois, une région ou une zone, sans
spécification précise de l'origine de la ressource. Par exemple, les agglomérations riveraines
sont alimentées à la fois en eaux du fleuve Niger et en eaux souterraines, sans faire la
distinction entre elles.
Ces volumes d'eau prélevés par ces agences n'intègrent pas les puits (modernes et
traditionnels) et les points d'eau qui concernent notamment l'hydraulique pastorale.
L'examen des données issues des pays permet de faire un bilan par pays.
- Niger : Les données sur les prélèvements mentionnent le forage et l'aquifère capté selon
les villes et les régions.
- Mali : Les données des prélèvements sont fournies par localité et par région. Les agences
nationales de distribution d'eau potable ne notifient pas l'aquifère capté selon l'ouvrage
désigné. Cependant, la Direction Nationale de l'Hydraulique (Service d'Inventaire des
Ressources Hydrauliques) a enregistré ces points d'eau dans la base nationale SIGMA. Le
cas de ASONGO est particulier. Les données ne sont pas précises ; elles sont fournies dans
leur globalité. De plus, SIGMA contient des données sur la piézométrie par aquifère capté, et
les données sur les caractéristiques des forages.
- Nigeria: Le Nigeria a noté le type de données importantes qui devraient être retenues pour
les besoins de la modélisation. Cette collecte des données sera effective dès le retour à
Abuja.
Le suivi des nappes pour améliorer la piézométrie des aquifères a suscité un débat sur la
contribution de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA). L'Agence a équipé les
pays en matériels scientifiques notamment les enregistreurs automatiques pour suivre en
continu la variation du niveau des nappes.
Le Niger a présenté une carte des seize (16) enregistreurs automatiques qu'il a reçus. Ils ont
été installés sur des ouvrages d'exploitation. Il n'existe pas de piézomètre prévu pour la
circonstance. Les puits ne sont pas toujours appropriés.
Des fichiers types ont été élaborés, représentant les formats de données piézométriques,
géologiques, d'exploitation et des caractéristiques hydrodynamiques. Ces fichiers seront
complétés par les représentants des pays et envoyés à l'OSS.
Les représentants ont reconnu en la modélisation hydrogéologique une démarche
permettant d'avoir un état homogène des connaissances sur les ressources en eau à
l'échelle du bassin, dans la transparence et la complémentarité des efforts. De même qu'ils
ont été convaincus que cette approche permet de quantifier les risques hydrogéologiques
transfrontaliers tout en dotant les pays d'un outil de suivi et de planification de ses
ressources en eau.
Les participants ont souligné l'importance de certaines données qui ont toujours été ignorées
dans les Bases de données nationales et sans lesquelles, il serait difficile d'évaluer le
potentiel hydraulique des aquifères et d'assurer leur gestion planifiée. En effet, le volume des
ressources en eau renouvelables et non renouvelables mentionné dans les documents de
politiques et stratégies dans les pays fut évalué sur des bases très approximatives et il est
resté le même sans vérification à l'aide de méthodes plus précises et plus performantes.
Rapport de la session de formation en Modélisation, Tunis, 18-29 avril 2006
6

C'est le cas des aquifères du SAI dont le suivi n'a pu être que sporadique et discontinu et
dont les ressources exploitables n'ont pas été évaluées avec précision.

4 ­ Recommandations :
Satisfaits par l'apport de cette session de formation, et convaincu de la nécessité de
poursuivre la dynamique engagée, les participants des trois pays ont formulé, à l'issue de
l'atelier, quelques recommandations ci-après listées :
1. acquisition des logiciels appropriés qui serviront de support aux techniciens des pays
pour assurer une gestion effective des ressources en eau du SAI ; ces outils sont
utilisés pour l'élaboration des bases de données, des cartes thématiques, des
corrélations géologiques et des modèles hydrogéologiques
(Access, Arcview,
Rockworks, Processing Modflow) ;
2. organisation de sessions de formation sur les logiciels dont seront équipées les
administrations des pays ;
3. acquisition d'équipements scientifiques (PC et accessoires (imprimante et scanner))
pour le stockage et le traitement des données (bases de données) ainsi que pour la
l'élaboration du modèle du SAI et son utilisation dans des applications spécifiques
aux besoins de la planification nationale ;
4. établissement de liaisons de communication entre les pays et l'OSS par l'installation
de la ligne Internet spécialisée permettant l'échange rapide des données et le travail
en groupe à distance ;
5. organisation de la prochaine session de formation en modélisation avant la fin de
l'année en vue de valider le calage du modèle en régime permanent.


Rapport de la session de formation en Modélisation, Tunis, 18-29 avril 2006
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Annexe 1 : ATELIER DE FORMATION EN MODELISATION DANS LE CADRE DU PROJET IULLEMEDEN
(OSS ­ Tunis, 18-29 avril 2006)


Pays
Nom & Prénom
Adresse
Téléphone
Fax
E-mail
Ministère de l'Hydrauli
Fixe : +227 2
que, de
0 723889
MOUSSA ABDOU Moumouni l'Environnement et de la Lutte
koumoussa@yahoo.fr
Cel : +227 96 975190
NIGER
contre la Désertification
+227 72 4015
+227 72 3889
SANOUSSI Rabé
BP 257
rsanoussi2001@yahoo.fr
NIAMEY
Cel :+227 592204
+223 2214877
bouaredamassa@yahoo.fr
BOUARE Damassa
+223 2212588
Direction Nationale de l'Hydraulique
cdidnh@afribone.net.ml
Cel : +223 6162546
+223 221
MALI
BP66 ­ Square Patrice Lumumba -
8635
BAMAKO
+223 2214877
MAIGA Seïdou
+223 2212588
dnhe@afribone.net.ml
Cel : +223 6726879
CHABO John
Federal Ministry of Water
johnchabo@yahoo.com
Resources
+234-9-
NIGERIA
+234-9-2342520
Area 1, Garki
2343714
JABO Stephen
ABUJA
stephenjabo@yahoo.com
Ahmed.mamou@oss.org.tn
MAMOU Ahmed

Observatoire du Sahara et du Sahel
DODO Abdel Kader
Boulevard du Leader Yasser Arafat
+21671
Abdelkader.dodo@oss.org.tn
TUNISIE
+216 71 206633
BP 31 ­ 1080 Charguia.
206636
TUNIS
BABA SY Lamine
Lamine.babasy@oss.org.tn


Boulevard de Leader Yasser ARAFAT BP 31 1080 Tunis, Tunisie - Tél. : (216) 71 206 635 - Fax : (216) 71 206 636
E-mail : boc@oss.org.tn - URL : www.unesco.org/oss


Annexe 2 : Programme des activités de la formation



Période : Du 18 au 29 avril 2006 Lieu :
Dans les locaux de l'OSS
Durée :
Deux semaines
Participants : Six (6), soit Deux (2) représentants par pays.




AGENDA :

Semaine 1 : Principes et outils de modélisation du SAI + Exemple du SASS
1. Rappel des principes de l'hydrogéologie (1 jour)

09h ­ 10h30
Domaine de référence, terminologie et grandeurs
11h ­ 12h30
fondamentales
14h-16h
Lois de l'hydrodynamique en milieu poreux saturé
Équations d'écoulement et transport
Lundi
Principes des modèles hydrodynamiques
Résolution des systèmes linéaires d'équations
d'écoulement (méthodes de discrétisation, modèles
conceptuels, conditions aux limites, écoulements
permanent et transitoire, calibrage)
2. Processing Modflow (PM 5) et ses fonctionnalités (2 jours)
09h ­ 10h30
Les principes de base (Conceptualisation,
Mardi
11h ­ 12h30
Construction, Calage, Simulation, Sensibilité)
14h-16h
09h ­ 10h30
Fonctionnalités de PM5 (Maillage, Conditions aux
11h ­ 12h30
limites, Pompages, Injections)
Mercredi
14h-16h
Application sur un système simple (Zone de recharge
du SAI, : Recharge)
3. Application (suite) et Présentation du modèle existant du SASS (3 jours)
09h ­ 10h30 Le modèle de la nappe du Continental intercalaire du SASS :
Jeudi
11h ­ 12h30
o Modèle
conceptuel,
14h-16h
o Choix d'un état de référence,
9h ­ 10h30
o Conditions aux limites,
Vendredi
11h ­ 12h30
o Construction du modèle :
14h-16h
· Elaboration
du
maillage,
9h ­ 10h30
· Introduction
des
données.
o Calage en régime permanent
Samedi
o Calage en régime transitoire
11h ­ 12h30

o Révision
o Questions
diverses







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E-mail : boc@oss.org.tn - URL : www.unesco.org/oss

Semaine 2 : Construction du modèle élémentaire du SAI (6 jours)
09h ­ 10h30
Modèle conceptuel,
Lundi
11h ­ 12h30
14h-16h
Conditions aux limites,
09h ­ 10h30
Mardi
11h ­ 12h30
Mise en forme des données : Données de base
14h-16h
(Niveaux Piézométriques, Paramètres
09h ­ 10h30
hydrodynamiques, Prélèvements...)
Mercredi
11h ­ 12h30
14h-16h
- recharge,

09h ­ 10h30
- historiques
d'exploitation,
Jeudi
11h ­ 12h30
- historiques
piézométriques,

14h-16h
- transmissivités,

09h ­ 10h30
- coefficients
d'emmagasinement.

Vendredi
11h ­ 12h30
Choix d'un état de référence
14h-16h

09h ­ 10h30
Construction du modèle :
- élaboration
du
maillage,
- introduction
des
données
Samedi

11h ­ 12h30
Calage du modèle en régime permanent

Synthèse et critiques des résultats





























Rapport de la session de formation en Modélisation, Tunis, 18-29 avril 2006
10


Annexe 3 : Modèle conceptuel du SAI

Mali
Niger
Nigeria

Age
Groupe
Formation
Groupe
Formation
Groupe
Formation

Alluvions, dunes
Quaternaire
Quaternaire
Alluvions, dunes Aquifère
Quaternary
Alluvium Aquifère

Quaternaire
Aquifère

sablo ­ gréseux
Série des grès argileux du
Continental
Continental Terminal CT3
Gwandu

Pliocène
et argileux
Moyen Niger (Aquifère)
Terminal

Aquifère
Aquifère
Continental Terminal

Continental Terminal CT2
Série argilo-sableuse à

Miocène
lignite - Aquifère


Oligocène
Continental Terminal CT1
Série Sidérolithique -

Aquifère

Schistes papyracés

Eocène
Eocène moyen
schistes
supérieurs - Aquitard
Kalambaina

calcaire et marno
Paléocène terminal
Sokoto

­ sableux avec
Formation de Garadawa - Calcaires - Aquifère

Paléocène
Paléocène marin
Schistes papyracés
Dange

Paléocène inférieur
calcaire - sable
Tertiaire
inférieurs - Aquitard
Aquitard

Maestrichtien -
grès ­ argileux
Wurno
Grès supérieur
Grès d'Im Wouagar

Cénomanien
Aquifère
Aquifère

Argiles de Doutchi Zana -
Sénonien Moyen
Aquitard

Rima (Mæstrichtien)
Sénonien Moyen (Grès
Taloka

Crétacé
Silts de Bouza
Inférieur)
Supérieur

Argiles du Sénonien
Aquifère
Sénonien inférieur

Inférieur - Aquitard
Turonien
Calcaires blancs

Crétacé -
Argiles Sénomano-
Jurassique
Cénomano-turonien

turoniens - Aquitard

Grès quartzitique,

micro
Continental intercalaire
Continental

conglomératique,
Continental Hamadien
Gundumi & Illo
Crétacé
Continental
(Jurassique-Albien)
intercalaire /
arkoses, sable,

Inférieur
intercalaire
Continental
argiles Tégama

Hamadien
Aquifère
Aquifère
Argiles du Farak
Aquifère

Grès de Tégama

Trias-Jurassique -
Trias-Jurassique -
Argile de l'Irazer / Socle
Précambrien

Précambrien
Précambrien / Aquitard
Paléozoique
Précambrien
Birrimien
Boulevard de Leader Yasser ARAFAT BP 31 1080 Tunis, Tunisie - Tél. : (216) 71 206 635 - Fax : (216) 71 206 636
E-mail : boc@oss.org.tn - URL : www.unesco.org/oss


Annexe 4 : Modèle conceptuel du SAI (détaillé)


Mali
Niger
Nigeria

Age
Groupe
Formation
Groupe
Formation
Groupe
Formation

Alluvions, dunes
Quaternaire
Quaternaire
Alluvions, dunes Aquifère
Quaternary
Alluvium Aquifère
Quaternaire
Aquifère

sablo ­ gréseux
Série des grès argileux du
Continental

Continental Terminal CT
Gwandu
Pliocène
et argileux
3
Moyen Niger (Aquifère)
Terminal

Aquifère
Aquitard
Aquifère

Continental Terminal
Continental Terminal CT

2
Série argilo-sableuse à
Miocène

lignite - Aquifère

Aquitard

Oligocène
Continental Terminal CT1
Série Sidérolithique -

Aquifère

Schistes papyracés
Eocène
Eocène moyen
schistes
supérieurs - Aquitard
Kalambaina

calcaire et marno
Paléocène terminal
Sokoto

­ sableux avec
Formation de Garadawa - Calcaires - Aquifère

Paléocène

Paléocène marin
Schistes papyracés
Dange
Paléocène inférieur
calcaire - sable

Tertiaire
inférieurs - Aquitard
Aquitard
Maestrichtien -
grès ­ argileux
Wurno

Grès supérieur
Grès d'Im Wouagar
Cénomanien
Aquifère
Aquifère

Argiles de Doutchi Zana -
Dukamaje
Sénonien Moyen

Aquitard
(Aquitard)
Rima (Mæstrichtien)
Sénonien Moyen (Grès
Taloka

Crétacé
Silts de Bouza
Inférieur)
Supérieur

Argiles du Sénonien
Aquifère
Sénonien inférieur

Inférieur - Aquitard
Turonien
Calcaires blancs
Basal Clayey

Crétacé -
Argiles Sénomano-

Jurassique
Cénomano-turonien
turoniens - Aquitard

Grès quartzitique,

micro
Continental intercalaire
Continental

conglomératique,
Continental Hamadien
Gundumi & Illo
Crétacé
Continental
(Jurassique-Albien)
intercalaire /
arkoses, sable,

Inférieur
intercalaire
Continental
argiles Tégama
Hamadien

Aquifère
Aquifère
Argiles du Farak
Aquifère

Grès de Tégama

Trias-Jurassique -
Trias-Jurassique -
Argile de l'Irazer / Socle
Précambrien
Précambrien
Précambrien / Aquitard
Paléozoique
Précambrien
Birrimien
Rapport de la session de formation en Modélisation, Tunis, 18-29 avril 2006
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Annexe 5 : Format des données géologiques
ID
X
Y
Z
Quat Plioc Mioc Olig Eoc Pal Sen Tur Cen CI Jur Trias
Palz TD
Ibeceten
5.8611 15.2344 400
400
394
394
394
394
394 394
394
247
227
165
165
165
165
Chin
Salatine
6.2475 16.4631 450
450
447
447
447
447
447 447
447
412
337
245
245
245
245



Annexe 6 : Format des données (caractéristiques hydrodynamiques)
Année de mesure /
Localité / X_deg-
Ydeg-
Aquifère / Date of
Débit Rabattement Epaiseur
Source /
Locality decimaux decimaux Aquifer
mesurement
(M3/s) (m)
aquifère K (m/s) T (M2/s) S Reference Observations

1950






1951






1980








Annexe 7 : Format des données d'exploitation
Type
Année de mesure /
Niveau
Niveau
Aquifère d'ouvrage /
X (deg- Y (deg- Altitude Date of
statique /
piezométrique /
Source /
/ Aquifer Well Type
decimaux) decimaux) (m)
mesurement
Static level
Piezometric level Reference Observations


1950




1951




1980




Annexe 8 : Format des données piézométriques
Localité
Année de mesure
/
X_deg-
Ydeg-
Aquifère / Date of
Débit Rabattement Epaiseur
T
Source /
Locality decimaux decimaux / Aquifer mesurement
(M3/s) (m)
aquifère K (m/s) (M2/s) S
Reference Observations

1950






1951






1980






Rapport de la session de formation en Modélisation, Tunis, 18-29 avril 2006
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